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L’ÉXODE
de JULIENNE BIBERT, ma mère, de
CHARTRES à ALGER avec sa BICYCLETTE du 12 juin 1940 au
19 août 1940 |
Une simple «petite histoire » de la guerre 1949-1945
« Ce sont les petites histoires qui font la Grande Histoire !

En gonflant sa
bicyclette à Chartres au 65, de la rue Saint-Chéron, Julienne BIBERT, employée
sur la Base Aérienne 122 de Chartres, ne se doute pas encore que grâce à
celle-ci, à sa ténacité et à ses efforts, elle pourra retrouver à Alger son
époux Joseph BIBERT, aviateur en guerre replié en A.F.N. avant l’Armistice,
après un périple de 68 jours !
Voir : « Les Hommes du Groupe de Chasse GC III/6 »
L’histoire
du prestigieux Groupe de Chasse GC III/6, en guerre de fin août 1939 à mai
1945, Groupe dans lequel Joseph BIBERT a été mécanicien jusqu’en avril 1944,
histoire qu’on peut lire sur ce site, ne serait pas tout à fait complète si on
ne racontait pas l’incroyable traversée de la France et de la Méditerranée que
Julienne BIBERT avait faite pour rejoindre son époux à Alger après
l’armistice ! Mariés au cours d’une permission exceptionnelle de 24 heures
le 5 octobre 1939 au début de la guerre, ils n’avaient passé que 6 jours ensemble
depuis cette date lors de la seconde et seule permission de Joseph en mars 1940
… Joseph lui avait dit alors : « quoi qu’il arrive, ne te
sépare jamais de ton vélo !!! »
Julienne
CHÉDEVILLE, ma mère est née le 11 août 1914 au n°20 de la rue du Puits-Drouet.
Son père ayant été tué à la guerre dès septembre 1914, sa mère Thérèse Marie
VIVIEN épousa en 1920 en secondes noces un homme veuf nommé Henri LAGRANGE. La
famille recomposée, avec les trois enfants LAGRANGE (André, Denise et Robert)
et les deux enfants CHÉDEVILLE (Georges, Julienne), s’est alors installée en
mai 1922 au n°65 de la rue Saint-Chéron, la maison où d’ailleurs Henri avait vu
naître ses deux derniers enfants, et qu’ils achetèrent en commun. Une demi-sœur
des 5 enfants, Lucie LAGRANGE est ensuite née en février 1922. Jusqu’à la
guerre, la famille vécut très heureuse dans la coquette maison familiale :
dans la rue Saint-Chéron et la rue du Puits-Drouet vivaient à quelques
centaines de mètres des grands-parents, des oncles et tantes, des neveux et
nièces, des cousins et cousines plus ou moins éloignés et beaucoup
d’amis : les rues de Saint-Chéron et du Puits-Drouet étaient encore comme
deux petits villages dans lesquels depuis des siècles, la majorité des mariages
se faisaient entre les enfants des rudes vignerons qui y vivaient modestement…

Lire : En
descendant la rue Saint-Chéron…
Et
les Allemands entrèrent dans Chartres le dimanche 16 juin 1940 ! Depuis plusieurs
jours des colonnes de réfugiés les fuyaient vers le sud-ouest et traversaient dans
le plus grand désordre la ville par ce qui est aujourd’hui la N.10, qui de Paris
passe par Rambouillet, traverse l’Eure à Chartres en ayant longé à sa droite le
terrain d’aviation civil et militaire (Base 122) sur le plateau avant de
plonger vers l’Eure qu’elle traverse 1 km plus bas sur le pont de la
Courtille, puis c’est Tours et Poitiers avant d’atteindre Bordeaux.
À découvrir
prochainement ici….