LUCIE CHÉDEVILLE-LAGRANGE, dite « LULU »

Chartres – 1922/2010

 

Site personnel de François-Xavier BIBERT

 

Souvenirs de la Base Aérienne 122 de Chartres

 

 

Lucie CHÉDEVILLE – LAGRANGE

Mai 2008 – 86 ans

Photo Claude WARCONSIN

 

27 juillet 2010

Chartres (28)

Décès de Lucie CHÉDEVILLE-LAGRANGE

 

 

Echo Républicain – 28 juillet 2010

 

30 juillet 2010

Lèves (28)

Obsèques religieuses de Lucie CHÉDEVILLE-LAGRANGE

 

L’église de Lèves était pleine le 30 juillet 2010, et de nombreux et émouvants témoignages de ses amis, de diverses associations et de ses neveux et nièces furent prononcés.

 

Voici celui de Monsieur le commandant Alain GUILLEUX, Président de « l’Association Amicale des Anciens Aviateurs de la Base Aérienne 122 de Chartres »

 

« Après les activités associatives, paroissiales de Lucie Chédeville qui viennent d’être rappelées, il m’appartient en tant que Président de l’amicale des anciens de la base aérienne de Chartres, d’évoquer son attachement à l’histoire de la Base Aérienne 122.

 

Lucie Chédeville, «  La grande Lulu » membre associé de l’amicale, pratiquement depuis sa création en 1954, restera pour nous tous, une historienne des ailes chartraines dont elle a vécu l’épopée et le rayon de soleil dans notre amicale vieillissante.

 

 

Lulu – Historienne tout d’abord.

 

Moi qui n’ai pas connu la période aéronautique avant 1954, je lui rendais souvent visite pour approfondir mes recherches sur l’histoire de la Base Aérienne.

 

A la chronologie des événements, tout de suite elle associait la vie quotidienne des pilotes, mécaniciens, mitrailleurs, civils qui formaient la grande famille aéronautique, des membres de sa famille par alliance ayant servi sur la Base.

 

Dès sa jeunesse, dans les années 30 la ferme de ses parents à Saint- Chéron était devenu le lieu de rencontre de tous ces jeunes intrépides de l’époque. Il ne faut pas s’étonner si un jour déjouant la vigilance de la garde, on la retrouva dans la carlingue d’un bombardier Farman Goliath. Heureusement, personne ne lui avait montré comment le mettre en marche...

 

Lulu a vécu toute sa jeunesse au rythme des avions. Le soir avec ses parents, elle les regardait décoller pour les missions de nuit en les comptant. Pas question de se coucher avant le retour de tous.

 

Toute sa vie a été marquée par cette montée de l’aéronautique. Merci Lulu de nous avoir fait revivre ses moments de joie ou de tristesse. Je pense, entre autre, à cette année 1931 ou 22 membres d’équipage s’écrasèrent au sol.

 

 

Lulu – Le rayon de soleil de notre amicale.

 

Toujours présente à notre sortie annuelle et à notre traditionnelle galette-loto, Lulu ne manquait jamais d’offrir une superbe plante : le lot final baptisé « La fleur de Lulu ». Cette année elle n’avait pu être des nôtres et son humour et sa jovialité nous ont beaucoup manqué.

 

Lulu, tu nous manqueras. Merci pour toute la joie que tu nous as donnée.

 

Je me souviens, tu nous disais « quand nous serons tous réunis là-haut qu’est ce que nous rigolerons ! L’éternité nous appartiendra ! ».

 

 

Echo Républicain – 31 juillet 2010

 

A la fin de la messe Lulu chanta le « Je vous salue Marie » grâce à une enregistrement fait en 2006 par Claude WARCONSIN, un de ses nombreux « cousins » chartrains...

 

    

 

Ecouter Lucie CHÉDEVILLE-LAGRANGE qui chante le « Je vous salue Marie »

 

Consulter l’ascendance chartraine complète de Lucie CHÉDEVILLE-LAGRANGE

 

 

 

Album photographique de Lucie LAGRANGE

 

 

 

1923 – 1 an

 

 

1930 – 8 ans

avec Paul VALLET (1928), son neveu

au domicile de Henri LAGRANGE son père (veuf avec 3 enfants) et de Marie-Thérèse VIVIEN sa mère (veuve de guerre) avec deux enfants CHÉDEVILLE

65, rue Saint-Chéron - CHARTRES

 

 

1930

Fête des vendanges à Saint-Chéron

avec Marcel et André CHESNIER, père (1901) et fils (1922)

(cousins très éloignés)

 

 

1930

Fête des vendanges à Saint-Chéron

avec Denise LAGRANGE (1912) et Julienne CHÉDEVILLE (1914), ses ½ soeurs

 

 

1930

avec sa grand-mère maternelle, Blanche VIVIEN-COLAS (1860)

 

 

1931 – 9 ans

Pierre LESAGE (cousin germain par alliance) – Henri LAGRANGE (1883) et Marie-Thérèse LAGRANGE-VIVIEN (1886), ses Parents

Marcelle VILLEMER (amie de la famille), Georges CHÉDEVILLE (1911), son ½ frère et Lucienne MARTIN (1914) sa fiancée

Robert LAGRANGE (1915) son ½ frère à sa droite

 

 

1932 – 10 ans

devant la maison familiale, 65, rue de Saint-Chéron à Chartres

Thérèse LAGRANGE-VIVIEN, veuve CHÉDEVILLE sa mère

Julienne CHÉDEVILLE sa 1/2 sœur

Madame BUTET et sa fille Geneviève, voisines et amies

 

 

14 juillet 1932

 

 

24 décembre 1932

avec sa ½ sœur Julienne CHÉDEVILLE

 

 

11 juin 1933 – 11 ans

Communion solennelle

dans le jardin de la maison familiale de la rue Saint-Chéron

face à la chapelle du petit séminaire construite entre 1858 et 1859

sur les ruines du chœur de l’ancienne église de l’abbaye de Saint-Chéron,

faisant partie de nos jours du lycée Fulbert

 

 

 

Avril 1934 – 12 ans

avec sa ½ sœur Julienne CHÉDEVILLE

sur le petit pont d’Oisème (Gasville)

 

 

Printemps 1934

Fête des fleurs

 

 

3 septembre 1934

Mariage de son ½ frère Georges CHÉDEVILLE avec Lucienne MARTIN

 

 

 

31 mars 1935 – 13 ans

avec sa ½ sœur Julienne CHÉDEVILLE et leurs amis aviateurs de la BA.122

Robert GONZALÈS et Alfred KRIEGER

 

Les changements d’affectation des aviateurs de la BA.122 qui avaient noués des relations amicales avec la famille LAGRANGE-CHÉDEVILLE et qui fréquentaient assidûment la maison familiale pleine de vie du 65, rue Saint-Chéron, à deux pas de la Base Aérienne 122, ainsi que la guerre, séparèrent tout ce beau monde. La demi-sœur de Lucie, Julienne CHÉDEVILLE, qui avait épousé le mécanicien Joseph BIBERT en 1939, ne put revenir à Chartres avec sa fille de 3½ ans qu’en février 1945, après 4½ années passées en Algérie... pour accoucher chez ses parents de son deuxième enfant, tandis que son mari était toujours en guerre du coté de l’Allemagne. Les traces des autres amis aviateurs avaient été pour la plupart perdues : la guerre n’avaient pas été facile pour la jeune Lucie, restée seule à Chartres avec ses parents, pleine de nostalgie en pensant aux années heureuses d’avant ce gigantesque conflit...

Ses parents décédèrent au début des années 1950, et en 1964, Alfred KRIEGER se décida à reprendre contact en envoyant à Lucie une superbe lettre, racontant son incroyable parcours pendant la guerre : ainsi, petit à petit, le groupe des « amis aviateurs de Saint-Chéron » se reforma et tout le monde pu se retrouver périodiquement. Quand fut créé « l’Association des Anciens Aviateurs de la Base Aérienne de Chartres », dont Robert GONZALES en devint un jour le Président pour de longues années, Lucie LAGRANGE ne manqua aucune des manifestations amicales qui étaient régulièrement organisées...

Lire la lettre d’Alfred KRIEGER (Frédo) à Lucie LAGRANGE (Lulu) d’octobre 1964

 

 

1936 – 14 ans

avec sa ½ sœur Julienne CHÉDEVILLE et son neveu Paul VALLET

 

  

 

1937 – 15 ans

Trois pages extraites de son cahier de français (13 janvier)

 

 

1937

Une partie des familles LAGRANGE et CHÉDEVILLE

 

 

 

1938 – 16 ans

avec Julienne CHÉDEVILLE sa ½ soeur, Blanche VIVIEN-COLAS sa grand-mère maternelle et sa nièce Bernadette CHÉDEVILLE (1935)

 

 

Juin 1939 – 17 ans

Rambouillet

Baptême de sa nièce Elisabeth CHÉDEVILLE et communion solennelle de Julien BLANCHET (1928)

Maurice CHÉDEVILLE (1894) et son épouse Henriette née KERLO (1895) - Oncle de julienne

Arthur BLANCHET (1905) et son épouse Renée née CHÉDEVILLE (1910) - Cousine germaine de Julienne

Julienne CHÉDEVILLE – Lucienne CHÉDEVILLE-MARTIN - Josette BLANCHET (1933)

 

 

5 octobre 1939

Saint-Chéron

Mariage en comité très restreint de sa 1/2 sœur Julienne CHÉDEVILLE avec Joseph Adolphe BIBERT (1913)

mécanicien au Groupe de Chasse GC III/6, alors en campagne sur le terrain de Bouillancy dans l’Oise

Henri LAGRANGE et Thérèse LAGRANGE-VIVIEN, ses parents et Blanche VIVIEN-COLAS sa grand-mère

 

Autres photos du mariage

 

 

7 juillet 1940 – 18 ans

en exode à Vodable (Puy-de-Dôme) près d’Issoire

avec sa belle-sœur, Lucienne CHÉDEVILLE-MARTIN et Renée BLANCHET-CHÉDEVILLE

 

 

1940

Pendant l’occupation

 

  

 

5 avril 1941 – 19 ans

Exemple de courrier inter-zones circulant entre la zone occupée et la zone libre

Seules les cartes pré-écrites sont autorisées

Carte de Lucie LAGRANGE à sa ½ sœur Julienne BIBERT-CHÉDEVILLE en Algérie, qui a pu annoncer la future naissance de son premier bébé à sa famille à Chartres

 

 

10 juillet 1941

à Saint-Chéron, avec sa mère Marie-Thérèse et la petite Dany FÉTON, filleule de Julienne BIBERT-CHÉDEVILLE

qui se trouve alors à Alger où stationne le Groupe de Chasse GC III/6

 

 

Juillet 1942 – 20 ans

Lucie LAGRANGE – Henri et Thérèse LAGRANGE, ses parents

 

 

Août 1942

 

 

1945 – 23 ans

La guerre est finie....

Toute la famille LAGRANGE au mariage de Raymonde (1919), cousine germaine de Lucie, et de Aimé GIRARD

 

Lucie CHEDEVILLE-LAGRANGE
  Lucie CHEDEVILLE-LAGRANGE

 

Lucie LAGRANGE en 1955

 

Lucie CHEDEVILLE-LAGRANGE
  Lucie CHEDEVILLE-LAGRANGE

 

Lucie CHÉDEVILLE-LAGRANGE en 1964

 

 

 

Après le décès de ses parents en 1951 et 1952, la maison familiale de Saint-Chéron, pleine de bons souvenirs, fut malheureusement vendue. Lucie LAGRANGE se maria en 1957 avec René CHÉDEVILLE (1908), chef de garage à l’E.D.F, veuf avec trois enfants, cousin issu de germain de ses ½ frère et sœur Georges et Julienne CHÉDEVILLE. Son époux disparut en 1980 et depuis ce temps elle vécut seule dans sa maison de Lèves, dans la nostalgie des années heureuses d’avant-guerre, mais en multipliant des activités diverses dans la vie associative locale où elle ne comptait que des amis innombrables et fidèles... Sa prodigieuse mémoire des noms, des dates et des événements, toujours en éveil, permit à de nombreux passionnés de l’histoire du pays chartrain ou de généalogie de compléter leurs recherches par une multitude de renseignements inédits et d’anecdotes précieuses qui se seraient perdues sans son immense talent de conteuse...

Pour assouvir l’appétit sans limite des promoteurs, cette ancienne longère authentique a malheureusement été rasée en 2014.

 

 

 

Extrait de la carte Michelin au 1/200 000ème de 1934

qui permet de constater que la Base Aérienne était implanté vraiment très près des habitations de Chartres et de sa cathédrale...

 

 

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