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Les Hommes du Groupe de Chasse GC III/6

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BASE AÉRIENNE 122  -  CHARTRES

L’ALBUM DU SOUVENIR de L’ENTRE DEUX GUERRES

 

 

dernière mise à jour : 26 janvier 2017

 

 

Environ 400 photos et documents divers vont se charger dans cette page

Patientez quelques secondes...

1ère Partie : Généralités

2ème Partie : Chronologie d’événements de 1923 à 1944

3ème partie : « La longue liste des accidents »

Cette page est complétée  très régulièrement par de nouveaux documents dont beaucoup proviennent de personnes l’ayant découverte et qui prennent alors contact avec son auteur... Merci à tous....

 

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PIRATAGE DES SITES INTERNET

:( 08/2013 :Cette page ne dépend d’aucun organisme public. Elle est le fruit du long travail de recherche jamais achevé d’un simple passionné, dont le père a été aviateur avant la guerre à Chartres. Elle est régulièrement pillée par des gestionnaires de sites Internet peu scrupuleux : ainsi vont les choses à notre époque, malgré que les lois sur la propriété intellectuelle et les droits sur les images (acquises parfois à des prix très élevés) soient parfaitement claires...

Ce qui est plus surprenant c’est qu’elle le soit aussi par des organismes ayant pignon sur rue, tel par exemple une Association d’Archéologie bien connue, dont le Président nouvellement élu, n’a pas hésité un seul instant avant de présenter en 2013 une conférence en un lieu public, dont la majorité des textes et les images projetées ont été « empruntés » (pour rester poli) à l’auteur de cette page, sans aucune autorisation ni référence, et par des moyens pour le moins discutables. Absolument invraisemblable, mais surtout consternant !

:) 11/2013 : Par contre, la Ville de Chartres a organisé en novembre 2013 une exposition sur l’Aviation Chartraine, où de très nombreuses images originales de cette page ont été présentées, mais au moins son auteur a pu obtenir de la ville - malgré la « mauvaise volonté patente » de l’Élue responsable (pour ne pas dire plus...), qui est bizarrement l’épouse du « conférencier » dont il est fait état ci-dessus, et qui a tout fait pour que ses sources ne soient pas citées - la signature d’un protocole de cession de droits temporaires en bonne et due forme. Je remercie Monsieur le Maire et ses Collaborateurs(trices) directs(tes) d’avoir fait en sorte que mes droits soient respectés « a minima », tout en lui recommandant de bien choisir ses colistiers(ères) pour les prochaines échéances électorales...

:) 03/2014 : ... ce qui a été fait....Merci !

 

 

 

Vous pouvez aussi choisir une des rubriques ci-dessous dans cette page pour l’atteindre directement

Tous les textes en « blanc -souligné » de cette page possèdent un lien de redirection

 

 

 

 

 

 

Histoire de l’aviation à Chartres Poème de R.G

L’illustration du 7 juillet 1928

Plans de l’aérodrome de Chartres Guide aérien Michelin 1935/36

 

Association des Anciens Aviateurs de la BA 122

 Création de l’insigne  « LePelican »

New 12/2012

Contribution de Lucie Lagrange

Julienne Bibert à la BA 122 

Jean Borreye et FXB

 

 

 

 

 

 

 

1923

1925

Vers 1925

Vers 1925-1927

Contribution de Philippe Barthe

Record du monde de distance de Drouhin et Landry

Farman Goliath F.60 à Tours

Contribution de J-P. Bonora (1)

 New 11/2011

1928

1928

1928

1930

Contribution de Alain Bétrancourt

Contribution de Jacques Bourguignon

Contribution de Claude Warconsin

Visite du Ministre  de  l’Air Laurent‑Eynac

1930

1931

1934

1934

Contribution de la SLHADA Aérodrome de  Lyon-Bron

New 01/2011

Vol de groupe à Bucarest

Roger Vantillard : «L’arrivée de la chasse en 1934»

Photos de Joseph Bibert - 1934

1934

1934/1935

1936

1936 - 1938

CODOS et ROSSI

New 02/2015

Le BLOCH 200

 New 12/2012

L’Amiot 143 - La Croisière d’Afrique du Nord de 1936»

GC I/6 et GC II/6 : Nieuport-Delage 62 et Loire 46

1937

1938

1939

1939

Le GAO 504 et les autogires

Dewoitine 500 (501/510)

Morane Saulnier 406

Contribution de J-P. Bonora (2)

 New 11/2012

1939

1939/1940

1940/1944

1944

Départ en guerre des escadrilles de Chasse

Le Centre d’Instruction à la Chasse (C.I.C.)

Luftwaffe

Bombardement de Chartres du 28 03 1944

1944

 

 

 

De Gaulle le 23 08 1944

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La longue liste des accidents

Compléments permanents

Personnel « Mort pour la France »ou en « S.Aé.C. »

New 12/2012

 

Ludovic Arrachart

 

 

 

 

 

 

PRINCIPALES PAGES ANNEXES

à découvrir

 

1. GENERALITÉS

 

L’Aviation militaire à Chartres entre les deux guerres - Unités affectées - Avions utilisés - Insignes et traditions des escadrilles

Instructions Aéronautiques relatives aux aérodromes et terrains d’atterrissage en 1925

Historique de la Base Aérienne deChartres par Claude Sauvage (texte de 1974)

New12/2012   Le Pelican de la Base Aérienne de Chartres – Création de l’insigne

New11/2013   Les vols au dessus de la Cathédrale de Chartres (L’Echo Républicain)

New 09/2010   Hommage à Lucie CHÉDEVILLE – LAGRANGE qui a entretenu la mémoire des Anciens de la BA 122

New 12/2012   Liste du personnel des unités aériennes basées à Chartres « Mort pour la France » ou en « Service Aérien Commandé »

New 11/2013   Liste des pilotes du CIC de Chartres – Septembre 1939 à juin 1940

 

 

1. CHRONOLOGIE

 

New 01/2013   Les premières années de l’aviation à Chartres – Ephéméride 1909 à 1911

New 02/2013   Les premières années de l’aviation à Chartres –Abécédaire des Pionniers – 1909/1914

Avant 1914 - 22 cartes postales des débuts de l’aviation à Chartres

New 01/2013   1912 – L’Aviation à Chartres - Souvenirs d’Edouard VERDIER en 1975

New 12/2012   1915 – L’Ecole d’Aviation « Farman » de Chartres – Souvenirs de Georges ENGLER en 1974

New 11/2013   «1925 – ARRACHART et LEMAÎTRE - « Le Miroir des SportS » du 9 février 1925

New 02/2011   1925 - ARRACHART et LEMAÎTRE - Raid Paris, Dakar,Tombouctou,Paris par Henri LEMAÎTRE

New 12/2012   1925 - ARRACHART et LEMAÎTRE - Raid Paris, Dakar,Tombouctou,Paris par le capitaine ARRACHART

New 11/2013   Le record du monde de distance de DROUHIN et LANDRY sur Farman Goliath

New 02/2011   1926 - Les records de l’aviation française à la fin de l’année 1926

Deux récits du Commandant CARISTAN :   1930 - La « Baraka » (Accident d’un Farman Goliath)

1934 - Aventures en Mauritanie (Accident d’un Potez 29)

New 01/2015   Les grandes manoeuvres de l’Armée de l’Air Française de 1934 – Extraits de presse

New 01/2013   1933/1936 - Le deuxième Régiment d’Aviation de chasse (2ème RAC) quitte l’Alsace pour Tours puis Chartres

New 01/2013  1939 – La Cigogne de Guynemer » - GC 1/2 – Capitaine WILLIAME

1939/1940 - Les mémoires de Jean MENNEGLIER au CIC de Chartres

 

 

 

Appel aux historiens et aux collectionneurs

 

Tous les documents concernant la BA 122 d’avant 1940 qui pourraient être en votre possession

peuvent être publiés sur cette page. Merci d’avance pour vos contributions...

Merci aussi de me signaler les inévitables erreurs ou coquilles qui figureraient dans cette page - Réponse assurée.

 

Lien pour envoyer un message pour faire des remarques ou un document à publier ci-dessous

Émiminer NOSPA M de l’adresse email

 

 

ATTENTION à WIKIPEDIA !!!

Début 2013 une « contribution » a été faite sur « l’Encyclopédie libre en ligne » intitulée :

« Base Aérienne 122 Chartres-Champhol »

« Chartres bombardé en mars 1939 » !!! - « Les Amiot 143 en 1923 » !!! – etc... etc...

Bien que modifiée en partie depuis, cette page contient encore beaucoup d’erreurs et d’imprécisions !

 le pire étant des « emprunts » sauvages et des références à des sites Internet de fictions ou d’uchronies !!!

L’uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé !!!

Qui plus est, elle a été rédigée en pillant copieusement et sans complexe ces présentes pagesdans les mentionner :comme de juste !

A lire avec beaucoup de précautions !!!

 

 

 

 

 

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Réflexions d'un ancien sur un siècle d'Aviation, dans le ciel beauceron...

 

 

 

 

I

C'est en 1909 que commence l'histoire

De l'aviation Chartraine qui a connu la gloire

Faite de servitude, de prouesses aussi,

Et de drames cruels ; mais ainsi va la vie....

 

II

Oh! plaine de la Beauce, terre accueillante et plane

Un espace de rêve pour les aéroplanes ;

Savary, le 1er jugeant ces avantages

Implanta ateliers et cours de pilotage.

 

III

Schmitt et bientôt Houry, pionniers de l'aviation

Choisirent eux aussi pour leurs installations

Ce site Beauceron le trouvant bénéfique

Et ayant vocation pour l'Aéronautique.

 

IV

Lors, des fanas de l'Air, Ingénieurs ou novices

Apprire't à maîtriser les moteurs et hélices

Avec témérité et, prodigues d'efforts

En cultivant l'espoir de battre des records.

 

V

Et si Edmond Poillot fût le 1er des morts

Joseph Frantz fût celui qui battit maints records;

Bien d'autres les suivirent avec ténacité

Perfectionnant les vols et leur sécurité.

 

VI

Et la guerre survint qui donna à l'avion

Un rôle capital pour les opérations

Il fallût dare dare sortir des matériels

Et l'armée en urgence former des personnels.

 

VII

Des pistes autour de Chartres étant aménagées

Et assez loin du front, il y fût implanté

Une école importante de "Farman " équipée

Qui forma en 4 ans 3000 brevetés.

 

 

 

VIII

La guerre terminée, le front fût dégarni

L'vingt deuxième Régiment d'bombardement de nuit

Quitta Luxeuil pour Chartres où l'espace existait

Pour le redéploiement de ses gros bombardiers.

 

IX

Mais il fallut construire hangars casernements

Parcs de réparation, ateliers d'armement...

Ainsi les entreprises ne manquaient pas d'ouvrage

Le commerce Chartrain y trouvait avantage !

 

X

Et, lors des vols de nuit quasiment quotidiens

Pendant 14 années le sommeil des Chartrains

Fût gentiment bercé d'un doux ronronnement

D'amplitude variable selon le sens du vent.

 

XI

Et si les aviateurs avaient quelqu'ennemis

Antimilitaristes ou allergiques au bruit,

Ils étaient dans l'ensemble plutôt appréciés

Des commerçants de ville et des filles à marier !

 

XII

Délaissant Reims pour Chartres en 1929

L'escadrille 23 et ses Breguet 19

S'installa sur la Base dans le but défini

De se perfectionner à la "Chasse de nuit"

 

XIII

En 1933 venant de Châteauroux

Le Group' de chasse 1/6 équipé de "Gourdou"

S'installa sur la Base en signe précurseur

De sa dévolution future aux "chasseurs".

 

XIV

Et quand au devenir du fameux "Régiment"

Après s'être appelé escadr' d'bombardement

Il devint pour prouver l'pacifisme de la France

La 22ème escadre lourde de Défense.

 

 

 

 

XV

Les Farman et Lioré bi et quadrimoteurs

Qui avaient fait leur temps et connu des malheurs

Eurent pour successeurs un avion magnifique

L'Amiot 143 tout entier métallique !

 

XVI

En 1935, changement de décor

Un groupe de la 22 s'en va rejoindre Avord

Et puis en 36, les 2 groupes restants

Quittèrent à leur tour Chartres par Orléans.

 

XVII

Alors pour remplacer tous ces groupes de "lourds"

En 1937 il arriva de Tours

Porté par ses cigognes le "2ème de chasse"

Formation de prestige pour Aviateurs de race.

 

XVIII

Enfin pour innover en matériel tout neuf

Équipé d'autogyres et de Potez 39

La Base met sur pied, ultime création,

L'G.A.O.504, groupe d'observation.

 

XIX

En 39 on retrouve nos ennemis d'antan

Chaque groupe rejoint son lieu de déploiement

Chartres ne conservant, pour chasseurs débutants

Qu'un Centre dévolu au perfectionnement.

 

XX

Débâcle, évacuation, occupation "Lutwaf"

Par Messerschmitt, Stuka, bombardés par la "R.A.F."

Débarquement allié, retrait des Allemands

C'est la libération et le défoulement.

 

XXI

Dés la guerre finie, les transports par avion

Deviennent nécessaires aux nouvelles missions ;

Rapatriements urgents prisonniers, déportés,

Et revenant d'Afrique, familles dispersées.

 

 

 

XXII

Des groupes de transport sont créés pour cela

Équipés de "Junker" et puis de "Dakotas

Qui vont 9 ans durant assurer les liaisons

De Paris vers Dakar...Djibouti... Saïgon.

 

XXIII

Les dangers résultants du survol de la ville

Deviennent le prétexte d'un mouvement hostile

Nos avions sont bannis et s'en vont à Bricy

Au grand dam du budget des commerçants d'ici.

 

XXIV

Ne demeuraient à Chartres que B.C.J.A.

La C.R.R.T.A. et le dépôt Infra

La météo, fanfare, C.B.A. Transmission,

Quelques autres Services, mais plus un seul avion.

 

XXV

Pressentant que la Base n'aurait plus longue vie

Craignant que son passé ne tombe dans l'oubli

Un "Colon" en retraite, fidèle du Secteur

Créa l'Association des Anciens Aviateurs.

 

XXVI

Et grâce à son action, dominant la cité

Un monument en pierre a pu être érigé

Mémorial en l'honneur des 212 tués

Au service de l'Air et des Forces Armées.

 

XXVII

Et l'Aviation sportive à ne pas oublier

Avec l'Aéro Club qu non d'Hélène Boucher

Sa championne de voltige Catherine Maunoury

Et ses paras célèbres, Danet Barazutti.

 

XXVIII

Oh! plaine de la Beauce, terre accueillante et plane

Beauvillier retenue pour les aéroplanes

Venant des 4 coins du monde vers Paris

Nous sommes en 2009, Monsieur Dousset, merci

 

Robert Gonzales

1996

 

Poésie offerte à Joseph Bibert par un de ses vieux amis de la BA 122

 

 

 

 

GÉNÉRALITÉS

 

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Chartres - Cathédrale et BA 122 - "L'Illustration" de juillet 1928

 

 

L'Illustration

Numéro de l'Aviation - 7 juillet 1928

(86e année - Numéro 4453)

NOTRE COUVERTURE : CATHÉDRALE ET « CATHÉDRALES »

 

« La photographie dont notre couverture est un agrandissement partiel a été prise en avion par l'Aéro-Photo. Elle représente Chartres, sa cathédrale fameuse, enfin la campagne environnante où est précisément installé - aux abords de la ville - un important terrain d'aviation militaire. Pendant la guerre déjà, le langage imagé des équipages et des mécaniciens avait baptisé « cathédrales » les grands hangars démontables dont les membrures imposantes évoquaient la charpente des nefs et des voûtes d'église. À plus forte raison peut-on appliquer le terme aux vastes arches de béton qui équipent aujourd'hui le terrain de Chartres, non loin de la cathédrale authentique ».

 

 

Carte postale souvenir de la BA 122 - Années 1939

 

Parc d'aviation 22 - Chartres   Parc d'aviation 22 - Chartres

 

Ces deux vues aériennes (vers 1925) permettent de situer les 8 hangars « Bénézit » provisoires construits fin 1922

A gauche : vue dans l’axe est –ouest, avec la ville et la cathédrale en arrière plan

A droite : vue dans l’axe sud/ouest – nord/est, avec au centre le petit village de Champhol

 

Parc d'aviation 22 - Chartres

 

Vue dans l’axe est-ouest les 10 premiers hangars situés l’extrémité sud -est du terrain

Ces 5 groupes de 2 hangars jumelés ont été construits fin 1922, parallèlement à la route d’Ablis (Paris)

 

 

Bloch 200 au dessus de Chartres

 

Cette carte postale bien connue n’est qu’un photomontage réalisé pour le journal « Les Ailes » du 5 novembre 1934. Elle représente un Bloch 200 au dessus de la cathédrale de Chartres, mais ce genre de survol avait déjà été interdit à cette époque. De plus, il n’y a eu des Bloch 200 affectés à Chartres que de octobre 1934 à avril 1935, année du départ du 22ème EB pour Avord. Le cliché donne cependant de précieuses indications sur l’évolution dans le temps des hangars de la base aérienne de Chartres. Cette carte postale est souvent très mal légendée puisque l’avion y est présenté par erreur comme un « Amiot 143 ».

 

 

Morane Saulnier 406 et Cathédrale de Chartres

 

Autre photomontage plus récent de F-X. BIBERT – Cathédrale de Chartres et Morane Saulnier MS.406 - © fxb -mars 2010

Une grande souscription nationale avait été lancée en 1939 pour offrir à l'armée de l'air une escadrille de chasse supplémentaire. Le groupe de chasse II/7 avait été initialement choisi pour recevoir les MS 406 qui seraient ainsi achetés, mais à leur sortie de chaîne, ce Groupe avait déjà reçu sa dotation. C’est ainsi que le GC I/2 de Chartres va en bénéficier. Chaque avion porte le nom da la province française qui l’a financé : c’est le capitaine Marcel COADOU, as de la « grande guerre » (9 victoires), adjoint du capitaine Williame au GC I/2 en 1939, breton de naissance, qui a récupéré alors le MS 406 n°438 baptisé « BRETAGNE ». Le dernier MS 406, d’origine suisse, qui vole encore de nos jours a été décoré à l’identique de ce n°438 avec la fameuse « Cigogne » de la SPA 3 et la bande tricolore des « As », en l’honneur de la mythique escadrille de Georges Guynemer de 1914/1918.

 

Lire : La Cigogne de Guynemer » - GC 1/2 – Capitaine WILLIAME

 

 

 

 

 

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Descriptions de l’Aérodrome de Chartres

 

 

Avertissement préalable : À chartres, le premier « terrain d’aviation » situé route de SOURS a été créé en 1909 pour un usage civil, au sud de la N188 (actuellement N10), à 2 km de la ville sur le terrain de manoeuvres militaires de la garnison. Il accueillit pendant la guerre 14/18 « L’Ecole Militaire d’Aviation de Chartres » et fut quasiment abandonné à partir de 1919. Il n’en est pas question dans cette page.

 

"Chartres Aviation" avant 1919

 

Emplacement du premier terrain d’aviation de Chartres

connu sous l’appellation « Chartres Aviation », route de Sours

 

C’est en 1922 que les nouvelles installations de l’aviation militaire « Parc d’Aviation 22 » dit de CHARTRES-CHAMPHOL fut créé ex-nihilo le long de la N188, au nord de cette voie, à moins d’un kilomètre de la cathédrale : les termes « Aérodrome » et « Base Aérienne » n’étaient pas encore réellement usités avant 1922. C’est à ce terrain d’aviation, devenu « aérodrome militaire » et « BA 122 » de Chartres qu’est consacrée cette page. Il y a souvent confusion entre les deux terrains dans ce qui est écrit ailleurs sur ces sujets...

 

 

1925

 

« Instructions aéronautiques relatives aux aérodromes et terrains d’atterrissage »

édité par le Sous‑Secrétatriat d’Etat à l’Aéronautique

 

Cliquez sur ce lien pour ouvrir le document

 

 

1935

 

Guide aerien FRANCE 1935-1936 - Pneu MICHELIN

Guide aérien - FRANCE 1935-1936 _ Pneu MICHELIN - Aérodrome de CHARTRES

 

GUIDE AÉRIEN de la FRANCE 1935/1936 édité par MICHELIN

CHARTRES - Aérodrome d’Etat - Terrain de l’Armée de l’Air

 

 

 

Essai de modélisation de la base aérienne deChartres pour un simulateur

de vol recréant la coupe « Deutsch de la Meurthe » de 1935.

Deux étapes de 1000 km - Parcours : Étampes, virage au dessus de Chartres,direction Ormoy, et retour sur Etampes  - Appareils : beaucoup de Caudron C460 et de Potez 53.

Auteur : Jean-Marie LEMAIRE (2015)

 

 

Des origines à nos jours

 

Remerciements à la D.G.A.C. qui a autorisé la publication de ce document

 

Informations complémentaires sur l’évolution de l’emprise de l’aérodrome de Chartres

 

 

 

ASSOCIATION  des  ANCIENS AVIATEURS

 

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Bulletin des Anciens Aviateurs Militaires dela Base Aérienne de Chartres - BA 122

 

 

ASSOCIATION des ANCIENS AVIATEURS MILITAIRES de la BASE AÉRIENNE 122 de CHARTRES

Bulletin d’Information et de Liaison

Journées du souvenir

Basés à Chartres, ils sont « Mort pour la France » ou « Mort en Service Aérien Commandé »

 

 

Anciens Militaires Aviateurs de la Base Aérienne de CHARTRES - BA 122  Anciens Aviateurs Militaires de la Base Aérienne de Chartres - BA 122  Anciens Aviateurs Militaires de la Base Aérienne de Chartres - BA 122  Anciens Aviateurs Militaires de la Base Aérienne de Chartres - BA 122

 

 

 

En dehors de la réunion annuelle à Chartres des anciens aviateurs de la B.A. 122, des amitiés ont perduré par petits groupes. En 1934, trois jeunes Alsaciens qui avaient retrouvé la nationalité française en 1919 après la première guerre mondiale et qui s’étaient engagés dans l’aviation avant que celle-ci ne devienne l’Armée de l’Air, avaient sympathisé sur la Base Aérienne. A leur groupe s’était joint un gars du sud-ouest qui devint plus tard Président de l’Amicale des Anciens. Plusieurs d’entre eux épousèrent des jeunes filles de la région chartraine...

 

Des mutations, la guerre à laquelle ils eurent la chance de survivre et leur vie professionnelle après leur retraite militaire les séparèrent un temps...

 

Dans les années 1960/70, ils eurent l’occasion et l’envie de se retrouver et de partager les bons souvenirs de jeunesse... en tirant sans doute un voile pudique sur leurs difficiles années de guerre. En 2015, date à laquelle ce paragraphe a été ajouté à cette page, Julienne BIBERT est décédée centenaire. Son fils, auteur de cette page, a retrouvé alors des dizaines de lettres, de cartes postales et de photographies qui témoignent de cette longue, forte, fidèle et belle amitié.

 

 

GONZALES - WITTMANN - KRIEGER - BIBERT

 

 

GONZALES - WITTMANN - KRIEGER - BIBERT

 

Saverne – Automne 1983

Robert GONZALES et Monette – Charles WITTMANN et Jeanne – Alfred KRIEGER et Odette – Joseph BIBERT et Julienne

 

 

 

 

 

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 12/2010 

 

LA CRÉATION du « PÉLICAN » , L’INSIGNE DE LA BASE AÉRIENNE 122 DE CHARTRES

 

 

Souvenirs de l’Abbé Jean BROSSARD

à CHARTRES d’octobre 1934 à octobre 1935

Texte de 1974

 

Militaire à la Base Aérienne 122 d'Octobre 1934 à Octobre 1935, j'avais été affecté au secrétariat du G.H.G (Groupement des Moyens Généraux).

Le Commandant CAPPART, qui présidait aux destinées de ce service, envisagea un jour d'en signifier le rôle par un insigne. Sans en être absolument sûr, je pense que c'est lui qui songea au PELICAN, car pour lui, le G.M.G. devait être un service entièrement au service d'autres, travaillant pour eux sans rien en attendre pour lui.

L'idée émise, il chargea le soldat PAYEN, dessinateur à la Section Photo-Cartes-Dessin du G.M.G. de lui présenter quelques esquisses. Le choix fait (après discussions bien sûr) entre les « projets » présentés, il fallait passer à la réalisation.... et pour ce faire, évidemment, obtenir la permission de l'échelon supérieur. Le colonel fut donc sollicité de donner son approbation. Il demanda, comme il est naturel, de voir d'abord.

Emballé, sans doute, par ce qu'il « vit » il exprima le vif désir de faire de cet insigne, celui de toute la Base, ce qui fut fait en remplaçant l'inscription G.M.G. par Base Aérienne 122.

Le G.M.G. ayant néanmoins gardé l'initiative pour la réalisation définitive et la première mise en service, je me suis trouvé l'un des premiers porteurs et propagateurs de cet insigne, que je conserve d'ailleurs précieusement.

En le regardant attentivement l'autre jour je me suis demandé si l'actuel lui était totalement semblable à l’original... Il me semble par exemple que :

- le titre n'était pas à la môme place.

- les ailes étaient plus stylisées et réduites aux traits les limitant.

- il n’y avait pas de queue entre les pattes,

Le dessin ci-dessous permet de faire la comparaison :

 

Pélican - BA 122 Chartres   Pélican - BA 122 Chartres

 

Le « Pélican » de la BA. 122 en 1935 et de dans les années 1980

Texte « Le Pelican de la BA.122 de Chartres » en PDF pour impression

 

 

Jeton métallique 22ème Régiment d'Aviation

 

 

 

 

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 12/2008 - Collection Lucie CHÉDEVILLE-LAGRANGE 

 

 

Lucie LAGRANGELucie LAGRANGE, veuve de René CHÉDEVILLE, née à Chartres en 1922, habitait avant la guerre dans le haut de la rue Saint-Chéron au numéro 65, à deux pas du parc d’aviation. Toute sa jeunesse a été rythmée par les passages des avions qui survolaient bruyamment à basse altitude la maison familiale. « Chaque nuit la famille comptait les gros bombardiers qui décollaient et ne se couchait que lorsque l’on avait entendu le même nombre revenir se poser... ce qui n’était malheureusement pas toujours le cas ! » De nombreux aviateurs, amis de ses grands frères et sœurs issus des premiers mariages de son père Henri LAGRANGE et de sa mère Thérèse VIVIEN, fréquentaient régulièrement ce havre d’hospitalité. Agée aujourd’hui de 86 ans, veuve depuis longtemps, sans enfant, habitant seule une très vieille maison inconfortable à Lèves où elle est bien connue, elle vit intensément et avec nostalgie le souvenir de ces belles années. Sa phénoménale mémoire, son humour, sa gaîté permanente et ses talents de conteuse permettent de se replonger dans le contexte de cette heureuse époque avec délectation. Elle est une fidèle des manifestations de « l’Association Amicale des Anciens de la Base Aérienne de Chartres » et tous les ans, lors du loto qui est organisé, le dernier lot est « La plante de Lulu » qu’elle offre fidèlement malgré ses faibles ressources...

 

 

 

Réunion familiale d’employés civils du Parc d’Aviation 22 en 1928

A gauche, Vincent VIVIEN (1885/1936), l’oncle maternel de Lucie LAGRANGE

 

 

 

Carte d’accès à la Base Aérienne de Chartres d’un employé civil en 1940

Henri LAGRANGE (1883/1952), son père

 

 

 

Au 65, de la rue Saint-Chéron, à deux pas de la base en 1934 avec des amis aviateurs :

Lucie LAGRANGE, Alfred KRIEGER (Frédo), Julienne CHÉDEVILLE sa ½ sœur, Francisque BOUARE, Geneviève BUTET et le chien Kazan !

 

 

 

Cartes postales du parc d’aviation 22 de CHARTRES - BA 122 : Vue générale - La caserne

Collection Lucie LAGRANGE

 

 

Amicale des Anciens Aviateurs Militaires de la Base Aérienne de Chartres   Amicale des Anciens Aviateurs Militaires de la BAse Aérienne de Chartres

 

 

Lucie CHÉDEVILLE -LAGRANGE est décédée à Chartres le 27 juillet 2010 à l’âge de 88 ans et ses obsèques ont eu lieu le 30 juillet 2010 en l’église Saint-Lazare de Lèves. À la fin de la cérémonie ses très nombreux amis et membres de sa famille ont pu l’entendre chanter le «Je vous salue Marie » qu’un de ses « cousins » chartrains, Claude Warconsin, avait pu enregistrer le 26 novembre 2006.

 

Voir la page « Hommage à Lucie Chédeville-Lagrange » : témoignages, « Je vous salue Marie » (mp3), toute son ascendance chartraine et son album de photographies

 

 

 

 

 

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 11/2008 - Collection FXB

Courrier adressé à Julienne BIBERT - BA 122 - ChartresJulienne CHEDEVILLE - BA 122 - CHARTRES

 

Mai 1940 - Parc d’Aviation 22 - Chartres

Julienne BIBERT-CHÉDEVILLE travaille au bureau de la comptabilité matière

 

Joseph BIBERT, son mari depuis octobre 1939, mécanicien au GC III/6, est alors en guerre à Chissey sur Loue

Ce Groupe de chasse était basé à Chartres avant la déclaration de guerre

Courriers d’amis aviateurs du 6/05/1940 et du 08/05/1940 quelques jours avant l’attaque allemande des Ardennes

Chartres sera bombardée le 19 mai à 18h et plus violemment le 3 juin entre 13h40 et 14h00

Entre le 12 et le 13 juin 1940 tout le personnel civil et militaire du Parc d’Aviation est évacué à Cazaux, via Poitiers

 

 

 

Sergent BIBERT - Chartres - 1934

 

 

Sergent Xxxxxx XXXXXXXX et Julienne CHEDEVILLE - Chartres - 1935

 

 

Sergent Joseph BIBERT de la BA 122

Chartres - Juillet 1934

 

Sergent Robert GONZALES de la BA 122 et Julienne CHÉDEVILLE

Chartres - Mars 1935

 

 

Yxxxxxxx Xxxxxxxx et Joseph BIBERT (80 ans) en 1993

 

 

Xxxxxx XXXXXXXX et Julienne BIBERT - 1993

 

Monette GONZALES et Joseph BIBERT

Robert GONZALES et Julienne BIBERT

 

Près de 60 ans plus tard - Mars 1993 - Normandie - 80 ans de Joseph BIBERT

Une belle et longue amitié !

 

 

 

 

 

 

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 01/2009 – Une réunion des « Anciens » de la BA 122 de CHARTRES 

 

 

25 JANVIER 2009

 

 

Jean BORREYE et François-Xavier BIBERT - Fils de mécaniciens du GC III/6

Réunion annuelle des "Anciens" de la BA 122 de CHARTRES

 

Jean BORREYE, fils de Omer BORREYE et François-Xavier BIBERT, fils de Joseph Adolphe BIBERT, ne se connaissaient pas encore. Leurs pères, tous deux mécaniciens au Groupe de Chasse GC III/6, ont servi côte à côte de 1935 à 1944 sur la BA 122 de Chartres, sur les divers terrains d’aviation utilisés par le GC III/6 pendant la Campagne de France, et en Algérie après l’armistice…

Photographie Claude WARCONSIN

.

Comme tous les ans les anciens de la BA 122 de Chartres se sont réunis pour la galette des rois et leur traditionnel loto. Mais les quelques survivants de la guerre 1939-1945 se font maintenant excuser…

 

 

 

CHRONOLOGIE

 

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 09/2011 – Article de presse 

 

 

Les singulières entreprises du génie militaire en Beauce

 

La réorganisation du camp d'aviation de Chartres émeut les populations environnant la ville

 

« Le Matin », 4 février 1922

 

 

« Après avoir enfin dispersé les hangars et le matériel du camp d'aviation de Chartres (1), matériel qu'on laissait depuis la guerre se rouiller, pourrir et voler, l'administration militaire s'occupe actuellement de recréer, ailleurs cette fois, tout à fait aux portes de la ville, l'ancienne école qui forma pendant la guerre un grand nombre de pilotes, parmi lesquels de futurs as essayèrent là leurs ailes. Les terres où s'élevait le village en planches habité par .les grands oiseaux de toile et de bois vont être rendues à la culture.

 

En revanche, le génie militaire serait en train de négocier l'achat de terrains qui déposséderait la commune de Champhol d'un tiers de son territoire total qu'elle consacra à la culture du blé.

 

D'autre part, de modestes maisonnettes édifiées dans la banlieue de Chartres, tout au long de la rue des Rouliers, disparaîtraient, et les familles pauvres, mais honnêtes et laborieuses, qui logent à l'étroit dans ces misérables cahutes se trouveraient sans asile dans une ville où, comme partout ailleurs, la crise du logement enlève à tour ceux qui ne peuvent pratiquer l'onéreuse surenchère l'espoir de trouver le plus quelconque abri. Des petits rentiers qui avaient ensemencé quelques champs pour pouvoir faire face à la vie chère vont s'en trouver dépossédés. »

 

(1) Il s’agit du premier terrain d’aviation deChartres créé en 1909 au bord de la route de Sours et où était installé pendant le premier conflit mondial l’impotante Ecole d’Aviation Militaire de Chartres

 

 

 

 

28 août 1924

L’arrivée des premiers bombardiers Farman Goliath 60BN2 du 22ème RABN,

lors de son déplacement de Luxeuil à Chartres, est une attraction de choix...

Celui-ci porte l’insigne du « Gypaète » - 2ème Groupe (CAP 130 ou CAP 115)

 

 

 

Au 1er janvier 1920 les escadrilles V.109 et V.125 qui dépendaient jusqu’ici du Groupement d’Aviation de Bombardement n°2 constituent avec la V.101 le 3ème Groupe du 2ème Régiment d’Aviation de Bombardement (Bombardement de nuit) créé à la même date. Ce groupe est stationné à Luxeuil.

Dans le cadre de ce Régiment, les Escadrilles prennent les numéros suivants :

                               (        207° Escadrille – Ex V.109

3ème Groupe           )        208° Escadrille – Ex V.125

                               (        209° Escadrille – Ex V.101

Au 1er août 1920, le 2ème Régiment d’Aviation de Bombardement est scindé en deux :

Les 1er et 2ème Groupes forment le 21ème R.A.B. à Malxeville

Les 3ème et 4ème Groupes forment le 22ème R.A.B. à Luxeuil

Le 3ème Groupe devient le 1er Groupe du 22ème R.A.B. avec les Escadrilles suivantes :

                               (        1° Escadrille – Ex V.109

1er Groupe              )        2° Escadrille – Ex V.125

                               (        3° Escadrille – Ex V.101

Le 4ème Groupe devient le 2ème Groupe du 22ème R.A.B. avec les Escadrilles suivantes :

                               (        4° Escadrille – Ex BR.113

2ème Groupe           )        5° Escadrille – Ex CAP.130

                               (        6° Escadrille – Ex CAP.115

 

En 1923 le 22ème R.A.B. s’installe sur le terrain de Chartres.

En 1932, il est transformé en Escadre d’Aviation Lourde de défense mais garde le n°22 avec trois groupes de 2 escadrilles (+ une petite escadrille de bombardement de nuit : GB III/22 RABN Escadrille n°22 rattachée au 3ème Groupe)

Enfin le 1er décembre 1935, à la formation de la 15ème Escadre d’Aviation lourde de défense à Avord, le nouveau 3ème Groupe passe à cztte nouvelle Escadre.

L’escadre de Chartres est alors réduite à deux groupes et sa constitution définitive est la suivante :

                               (        1° Escadrille – Ex V.109

1er Groupe              (

                               (        2° Escadrille – Ex V.125

 

 

                               (        3° Escadrille – Ex CAP.130

2ème Groupe           (

                               (        4° Escadrille – Ex CAP.115

 

Le 24 décembre 1936, la 22ème Escadre quitte le terrain de Chartres pour celui d’Orléans-Bricy nouvellement créé.

 

 

 

 

 

Photo plein est de 1928 : les 4 hangars (vu de dos, ouverture à l’est) font partie d’un groupe de 6 construits fin 1922. Ce sont des hangars en treillis

métalliques, tôles et toile « Bénézit » : L=52m - l=28m – H=14m – Deux autres, non visibles, se trouvent dans l’angle sud-ouest du terrain (ouverture au nord).

Ces 8 hangars provoires, installés dans l’urgence lors de la création en 1922 du terrain d’aviation, ont été démontés petit à petit à partir de 1928.

Les 6 nouveaux hangars « Lafaille » à gauche (3 X 2), le long de la route de Champhol (ouverture au sud), très vastes, ont été construits en 1925/1926

Non visibles sur la photo, à droite et plus à l’est, on avait construit également fin 1922, parallèlement à la route d’Ablis (Paris)

5 groupes de 2 hangars jumelés métalliques, un peu plus petits que les « Bénézit » : L=46 m – l= 52m (2 X 26) – H = 10 m (voir plus haut).

 

 

 

 

 

 

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 12/2009 – Collection Philippe Barthe 

 

 

Collection Philippe BARTHE

 

1923- 1929

 

 

« Bonjour, je me présente, Philippe, le fils de Jean BARTHE. Voici justement une photo du Farman F.63Bn4 qui figure plus haut dans cette page. C’est le Capitaine Jean BARTHE, commandant de la 1ère escadrille (VB 109) du 1er Groupe du 22ème RABN à Chartres, qui l’avait baptisé « Le BOURHIS » en souvenir de l'adjudant qui s'était tué accidentellement avec 3 autres aviateurs le 7 août 1928 à Luzy dans la Nièvre au cours d'un vol de nuit. La photographie ci-dessous a été faite à Cazaux en 1928 : Mon père avait été invité à être le témoin de mariage en Gironde d'un aviateur de son escadrille. Ils en avaient profité pour faire des heures de vol et s'étaient rendus de Chartres à Cazaux à cette occasion. Mon père y a connu ma mère qui figure sur cette photo, et je suis le cinquième rejeton de cette union !

 

Je ne peux pas raconter beaucoup d'anecdotes concernant la période où mon père a été à Chartres , d'octobre 1923 à mars 1929. Il avait fait toute la guerre de 1914 dans la cavalerie et n'était entré dans l'aviation qu'en 1921, au 4ème Groupe du 32ème R A O, puis au Centre d'Instruction d'Avord, puis à Istres et Cazaux, pour arriver enfin à Chartres. Mon père étant vivant, je ne posais pas de questions car, comme beaucoup de jeunes hélas, je ne voyais pas d'intérêt à cela. Je l'ai bien sûr regretté par la suite.

 

Ce dont je me souviens est qu'il racontait que, peu avant son arrivée à Chartres, c'était un peu la "pétaudière", en ce sens que les pilotes étaient plus souvent à Paris, où ils s'amusaient, qu'à la base. Les instances supérieures s'étant émues de cette situation avaient envoyé un ancien cavalier (si je me souviens bien), le Colonel MICHAUD, qui remit vite de l'ordre dans la maison ! »

 

 

Publié dans « LES AILES » du 23 février 1928

 

Un voyage de l'adjudant Le Bourhis.

 

Un équipage de la 2ème escadrille du 22ème R.A. B. N. de Chartres comprenant le lieutenant Barthe, Chef de bord, l'adjudant-chef Le Bourhis, pilote, l'adjudant Escourmet ? navigateur et les mécaniciens Cedrino ? et Levos a effectué sur « Goliath Jupiter le parcours Chartres-Cazeaux-Chartres (1 000 kms), le 8 février, en 7 heures de vol malgré un temps peu favorable qui forca à effectuer une partie du voyage au dessus des nuages. La vitesse moyenne fut de 142 km/h.

 

 

 

Farman F.63 Bn4 - Capitaine Jean BARTHE

 

 

Farman Goliath F.63Bn4 « Le BOURHIS »

1ère escadrille (VB 109) du 22ème RABN (1er Groupe) de Chartres

Cazaux - 1928

Collection Philippe Barthe – Droits réservés

 

 

 

 

Tradition VB 109 : Diable ailé brandissant une grenade enflammée

 

 

 

BA 122 Chartres - Ravitaillement en essence d'un Farman

 

 

Carnet de vol du Lieutenant Jean BARTHE - Juin 1925

 

 

Le lieutenant Jean BARTHE surveille le plein d’essence d’un Farman

Ce hangar bétonné n’est sans doute pas situé pas à Chartres : Istres ?

 

La page du carnet de vol du lieutenant Jean BARTHE de juin 1925

Farman F.60 n° 62 avec l’adjudant/chef SENELET et n°25 avec l’adjudant LE BOURHIS

 

 

 

BA 122 Chartres - Accident d'avion - Dans un Hangar

 

 

BA 122 Chartres - Accident d'avion - Cimetière de Saint-Chéron

 

 

Dans un hangar de la BA 122 de Chartres en avril 1925

La chute du Farman du Sergent André GILQUART (*)

 

Dans le cimetière Saint-Chéron de Chartres

Accident du 15 octobre 1925 – Voir article de presse plus bas

 

(*) M. Richard GILQUART, petit-fils du pilote, après avoir découvert cette photo sur cette page, nous a transmis quelques éléments complémentaires sur cet aviateur, breveté pilote à Istres le 30 mai 1922 (n° 19539) : avant d’être sans doute affecté à Chartres où il eu cet accident, du à une panne de moteur au décollage, dont il se tira sans trop de dommages, il vola sur Breguet 14 à la 3ème escadrille du 37ème GAO, Groupe d’Observation basé à Casablanca et à à Bou-Denib au Maroc Oriental. Voir : « André GILQUART – Aviateur » par ce lien.

 

 

 

Farman Goliath - Chartres 1925

 

 

Farman Goliath - Chartres 1925

 

Farman Goliath F.60 du 22ème RABN à Chartres – Vers 1925

 

Farman Goliath F.60 du 22ème RABN à Chartres - Vers1925

Accident à identifier – Juste pour sourire : cliquez

 

 

 

Farman Goliath - Autour de Chartres - 1925

 

 

Farman Goliath F.60 du 22ème RABN en vol aux environs de Chartres en 1925

Ci-dessus, et ci-dessous- : trois photographies prises par le lieutenant Jean BARTHE à bord de son Farman

A cette époque les avions militaires pouvaient survoler les agglomérations sans trop de problèmes...

 

 

 

Cathédrale de Chartres - Photo aérienne - Vers 1925

 

 

Château de Versailles - Photo aérienne - Vers 1925

 

Chartres et sa cathédrale – Au fond, le parc d’aviation 22 et ses hangars – Vers 1925

 

Au dessus du château de Versailles – Vers 1925

 

 

Remerciements à Philippe Barthe pour ces magnifiques documents – Droits réservés

 

 

 

Aviateurs et soldats de la 1ère escadrille du 22ème RABN à Chartres - 1925

 

 

Aviateurs et soldats de la 1ère escadrille (VB 109) du 22ème RABN (1er Groupe) de Chartres en 1925

 

 

 

Farman Goliath F.60 BN3 de Chartres

 

 

Farman Goliath F.63 BN4 n° 186 de la 3ème escadrille (VB 101) du 22ème RABN (1er Groupe) de Chartres

Pas de certitude concernant l’aérodrome

 

 

 

Tradition VB 101 : Etoile bleue à 5 branches et tête de hibou

 

 

 

Farman Goliah 63BN4

 

 

Farman Goliath F.63 BN4 n° 377 avec l’insigne du « Gypaète »

5ème (CAP 130) ou 6ème (CAP 115) escadrille du 2ème groupe du 22ème RABN de Chartres

 

 

 

 

Traditions CAP 130 et CAP 115 : Gypaète (couleurs évoluant au fil du temps)

 

 

 

 

 

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 01/2010 – Collection Philippe Barthe (suite) 

 

 

DROUHIN et LANDRY sur FARMAN F.62

battent avec 4 400 km le record du monde de distance en circuit fermé

entre CHARTRES et ÉTAMPES

 

7 au 9 août 1925

 

 

C’est ce circuit de 100 km que les aviateurs Maurice DROUHIN et Jules LANDRY parcoururent 44 fois en août 1925 , entre le vendredi 7 à 5h30 et le dimanche 9 à 1h00. Après leur 44ème boucle ils continuèrent à voler autour de l’aérodrome de Chartres pendant encore 1h50 afin de battre également le record du monde de durée avec 45h et 12 minutes. Quand ils se sont posés à 2h42, il ne restait que 10 litres de carburant dans les réservoirs du Farman.

 

Leur appareil était un FARMAN F.62 constitué d'une cellule type "Goliath" dont le groupe bimoteur avait été remplacé par un seul moteur placé dans le nez du fuselage. Il mesurait 14,37 mètres de long et avait conservé sa surface portante de 170 m2, avec une envergure de 25,90 m. Il était équipé d’un moteur Farman type 12We d’une puissance nominale de 500 CV sur lequel avait été montée une hélice tripale Chauvière de très grande taille, à démultiplicateur, tournant à 900 tours-minute, ce qui donnait un excellent rendement. Il pesait au départ plus de 6.500 Kg.

 

Pendant ce vol les aviateurs furent de temps en temps escortés par des Farman militaires du 22ème RABN de Chartres. C’est à partir de l’appareil que pilotait le lieutenant Jean BARTHE que la photo ci-dessous a pu être prise.

 

 

 

Farman F 62 de DROUHIN et LANDRY au dessus du terrain d'aviation de Chartres - 07/ 08/1935

 

 

7 août 1925 – Le Farman F.62 de DROUHIN et LANDRY, volant vers l’ouest,

amorçant son virage au dessus du terrain d’aviation de Chartres

 

 

Farman F62 - DROUHIN et LANDRY

 

 

7 août 1925 en fin d’après-midi – Le Farman F.62 « F-ESAO » de DROUHIN et LANDRY

photographié à partir d’un Farman du 22ème RABN piloté par le lieutenant Jean BARTHE

Collection Philippe Barthe – Droits réservés

 

 

Château de Ronville

 

 

Articles de presse - DROUHIN et LANDRY

 

Lire deux articles de presse :

« Le record du monde de distance de DROUHIN et LANDRY sur Farman Goliath »

« Les records de l’aviation française à la fin de l’année 1926 »

 

 

 

 

 

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 12/2011 – Collection Alain Guilleux 

 

 

Ci-dessous : Programmes de la Fête Aérienne annuelle

 

1924 et 1926

 

 

22ème RABN - Fête Aérienne 1924      22ème RABN - Fête Aérienne 1926

 

 

LE MEETING D'AVIATION DE CHARTRES À ATTIRÉ UNE FOULE NOMBREUSE

25 mai 1924

 

Malgré l'inclémence de la température, le meeting d'aviation, organisé par la société « Pour le développement de l'aviation », avait attiré une foule très nombreuse sur le terrain du 22ème aviation.

Les vols d'ensemble, la chasse aux ballonnets, les démonstrations de stabilité des appareils, les virtuosités des pilotes Finat, Mauler et Knipping, le vol sur le dos par Haeglen, les descentes en parachute exécutées par Mlles Paulet et Mieya et Mme Granvaud furent suivies avec intérêt.

En raison de la violence du vent, le dirigeable Zodiac, qui devait prendre part au meeting, ne put sortir de son hangar de Saint-Cyr.

Le préfet d'Eure-et-Loir, M. Hubert, maire de Chartres, les autorités et les officiers du 22ème d'aviation assistaient à cette manifestation.

Le Petit Parisien, 26 mai 1924

 

 

Ci-dessous : Vue panoramique de Chartres et du Parc d’Aviation 22 de 1928

Les hangars : 2 X 3 route de Champhol (nord du terrain) - 8 coté Chartres (ouest) – 2 X 5 route de Paris (sud)

 

 

Vue panoramique : Chartres et le parc d'aviation 22

 

 

 

Ci-dessous : Certificat d’heures de vol pour la 1ère escadrille (VB 109)

 

 

Certificat d'heures de vol - VB 109

 

 

 

 

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 10/2010 – Contribution de Didier LECOQ 

 

 

FARMAN GOLIATH F.60 du 22ème RABN sur l’aérodrome de TOURS

 

Vers 1925

 

 

 

FARMAN GOLIATH F.60 du 22ème RABN de CHARTRES

 

 

Bombardier Farman Goliath F.60 BN2 à moteur Salmson 9Zm du 22ème RABN de Chartres avec l’insigne du « Gypaète »

appartenant au 2ème Groupe, photographié vers 1925 sur l’aérodrome de Tours

Collection Didier Lecoq – Droits réservés

 

 

 

 

Visitez le site « Aéroplanes de Touraine » de Didier Lecoq

« L'histoire de l'aviation en Indre-et-Loire des origines à nos jours »

Cliquez sur la bannière ci-dessus

 

 

 

Traditions CAP 130 et CAP 115 : Gypaète (couleurs évoluant au fil du temps)

 

 

 

 

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 11/2011 – Contribution de Jean-Paul BONORA

 

 

FARMAN GOLIATH F.60 et F.63 du 22ème RABN de CHARTRES

 

Entre 1925 et 1927

 

 

 

Farman F.60 Goliath - CAPP115 ou 130

 

 

Deux bombardiers Farman Goliath F.60 du 22ème RABN avec l’insigne du « Gypaète » des 5éme (CAP 130) ou 6ème (CAP115) escadrille du 2ème groupe

Collection Jean-Paul Bonora – Droits réservés

 

 

Farman F.63 Goliath - CAP115 ou 130

 

 

Bombardier Farman F.63 avec l’insigne du « Gypaète » de la 5éme (CAP 130) ou 6ème (CAP115) escadrille du 2ème groupe du 22ème RABN de Chartres

Collection Jean-Paul Bonora – Droits réservés

 

 

Farman F.63 Goliath - VB101

 

 

De passage à Avord, le bombardier Farman Goliath F.63BN4 n°23 du 22ème RABN de Chartres

avec l’insigne de la VB 101 « Tête de hibou » de la 3ème escadrille du 1er groupe

Collection Jean-Paul Bonora – Droits réservés

 

 

Farman F.63 Goliath - VB101

 

 

Un autre « GOLIATH » bi-moteur « GNOME-RHÔNE-JUPITER » du 22ème RABN de Chartres - Equipage inconnu

avec l’insigne de la VB 101 « Tête de hibou » de la 3ème escadrille du 1er groupe

Collection François-Xavier Bibert – Droits réservés

 

 

 

 

 

 

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 11/2011 – Contribution Alain MARCHAND

 

 

 

Farman Goliath F.63 - 22ème RABN

 

 

Farman Goliath F.63 - 22ème RABN

 

 

Sortie de son hangar d’un Farman goliath F.63 au moyen d’une autochenille citroën

 

 

Au premier plan : Farman F.63 codé « BVII » - 2ème groupe

Au second plan : Farman F.63 codé « CVIII » - 3ème groupe

 

 

 

Collection Alain Marchand – Droits réservés

 

 

 

 

 

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 09/2011 et10/2013 – À travers la presse spécialisée

 

 

UN TOUR DE FRANCE AÉRIEN

Trois équipages viennent de le réussir sous les ordres du commandant Weiss

 

27 février – 1 mars 1927

 

Malgré le mauvais temps qui règne actuellement sur toute la France, trois équipages du 22ème Régiment d’Aviation viennent de réussir une performance remarquable. Partis de Chartres le 27 février ils touchaient Avord et Lyon le même jour, Istres, Carcassone et Pau le lendemain, Bordeaux, Rochefort et Châteauroux le jour suivant et atterrissaient enfin ce matin sur le terrain du 22ème d'aviation d'où ils étaient partis.

Le lieutenant de vaisseau SERPETTE et le commandant Weiss dirigeaient le voyage, dont le but était de mettre en pratique les enseignements de l'école navale et de donner aux officiers les moyens d'appliquer les doctrines enseignées par la marine. Le tour de France s'est effectué sans incident.

Les trois équipages ont été félicités sur le terrain par le commandant du régiment et le général BARÈS, commandant la Division Aérienne.

Le Petit Parisien, 3 mars 1927

 

 

CHARTRES - STRASBOURG - PRAGUE - BUDAPEST – BELGRADE - BUCAREST ET RETOUR

 

Automne 1927

 

Un équipage composé comme suit : capitaine Labbé, navigateur ; adjudant Le Bourhis, pilote ; sergent-major Prévost, radio; sergent Bodin, mécanicien, du 22ème Régiment d’Aviation de Chartres, a réussi un voyage des plus intéressants sur un avion Farman F. 63 Jupiter, en octobre dernier.

La Revue de. l'Aéronautique Militaire a publié des extraits du rapport du capitaine Labbé. Rien de plus éloquent que le journal de marche quotidien. On y voit la lutte contre l'ennemi ordinaire : brume ou brouillard ; les trajets en suivant la vallée du Rhin, le vallon d'Ettlingen, l'Enz à limite de visibilité, c'est-à-dire parfois 100 mètres.

Puis c'est la jonction du Neckar et de la Mur ; on peut monter mais c'est le vent debout ; l'arrivée à Prague, la nuit, feux allumés.

Le voyage s'est poursuivi par Budapest en suivant tous les méandres du Danube. Arrêt de 24 heures par beau temps, pour formalités d'autorisation de survol.

Le 16 .octobre, on atteint le terrain d'atterrissage de Bansova. Le 17, on domine le plafond de nuages à 2.000 m., si bien qu'on arrive à Bucarest, la ville cerclée, sans avoir même aperçu les Carpathes. Ce vol a été le triomphe du compas et du dérivomètre. Ce jour-là l'aviation civile était restée au nid.

Le 22 octobre, sur le chemin du retour, dans l'étape Vienne-Prague, il faut gagner Vienne en louvoyant dans les vallées à 50 m. de hauteur à cause de la brume...

On peut juger par ces extraits de la compétence comme navigateur du capitaine Labbé, qui a su ramener son Goliath dans des conditions remarquables.

 

Revue aéronautique de France, avril 1928

 

 

AU 22ième R.A.B.N.

 

Janvier 1928

 

 

Voici groupés devant un Goliath-Farman, le personnel de la 3ème  escadrille du groupe du 22ème Régiment d’Aviation de Bombardement de Nuit de Chartres. Les visages sont souriants ; on regarde le photographe en attendant de se lancer sur les traces des « as » du régiment : Labbé et Le Bourhis.

 

Les Ailes , janvier 1928

 

 

Voyage de nuit

 

13 juin 1928

 

Un équipage du 22ème d'Aviation de Chartres, composé de l'adjudant chef Hay, pilote, lieutenant Blamont, navigateur, capitaine de Laguérie, sergent chef mécanicien Pécatte et maître ouvrier Lemanne, a effectué de nuit le voyage Chartres-Mayence Orange. Il est revenu le lendemain à Chartres, ayant parcouru 2 000 kilomètres en 24 Heures.

 

Le Matin, 15 juin 1928

 

 

Vol de nuit de deux équipages militaires

 

26 juin 1928

 

Deux équipages de la 1ère escadrille du 22ième Régiment d’Aviation de Chartres, l'un composé du lieutenant Noir, du sergent Marot, des caporaux Lestrade et Brun, l'autre du sous-lieutenant Rousseau, des sergents Tuaillon et Chapelet et du soldat Foisnel, ont accompli le voyage de nuit entre Chartres et Istres en 4 h. 40 de vol. Ils ont regagné Chartres par Lyon, dans la même journée.

 

Le Matin, 28 juin 1928

 

 

Au 22ème R.A.B.N.

 

28 juin 1928

 

Le 28 juin, 10 avions prenaient le départ entre 21 h et 24 h pour effectuer de nuit Chartres, Istres, Toulouse, Cazaux, avec retour dans la journée ; chaque équipage totalisant une moyenne de 1 500 km.

Un autre appareil piloté par l'adjudant Guilbault et ayant à son bord le Commandant Goud comme navigateur, un mitrailleur et un mécanicien, parti de Chartres à 21 h, touchait Cazaux à 1 h du matin pour en repartir une heure plus tard en direction de Istres où il arrivait à 6 h. Le temps de faire les pleins, l'équipage touchait Lyon à 11 h. et repartait pour Neustadt où il arrivait à 18 h et terminait sa randonnée à Chartres à 23 heures, ayant accompli une randonnée de 2 400 km en 26 heures d'absence et moins de 20 heures de pilotage dont plus de la moitié du parcours effectuée de nuit.

L'activité du 22ème R.A.B.N. est tout à fait remarquable surtout si l’on considère que le pilotage d'un multimoteur est très fatiguant et demande une grande dépense d'énergie.

Les Ailes, 20 juillet 1928

 

 

Le beau voyage d'un « Goliath »

 

2 et 3 juillet 1928

 

Le lieutenant Mauffrey du 22ième Régiment d’Aviation de Chartres, accompagné du sergent-major Sabuco, mécanicien, et des sergents Sibade et Hassler, mitrailleurs, a accompli, les 2 et 3 juillet, sur Goliath bi-moteur Gnome-Rhône Jupiter un voyage rapide à travers la France. Parti de Chartres le 2 juillet à 16h 10 mn, le valeureux équipage atterrissait à son port d'attache le 3 juillet à 17 heures, ayant fait escale à Saint-Inglevert, Metz, Dijon, Pau et Rochefort et avant volé dix-neuf heures. Le tour de France eût été parachevé par deux escales supplémentaires à Brest et Saint-Inglevert si les conditions atmosphériques n'étaient devenues telles que le lieutenant Mauffrey ne put continuer son voyage, malgré la bonne marche de ses Jupiter.

 

Bulletin « Gnome & Rhône », août 1928

 

 

Farman Goliath - Lieutenant LAUFFREY

 

 

L'avion « GOLIATH » bi-moteur « GNOME-RHÔNE-JUPITER »du lieutenant MAUFFREY

De gauche à droite : sergent SIBADE, sergent HASSLER, lieutenant MAUFFREY, sergent-major SABUCO

 

 

 

Groupe d’Élèves Mitrailleurs

 

1929

 

Chartres BA 122 - Groupe d'Elèves Mitrailleurs - 1929

 

 

Coupe « Military Zénith » pour les Avions de Bombardement de Nuit

 

1928 - 1931

 

Règlement :

« La Société du Carburateur Zénith a créé une Nouvelle Coupe Military réservée aux avions de bombardement de nuit. Elle est dotée d'un objet d'art challenge, orfèvrerie de Puiforcat.

La Coupe deviendra la propriété du Régiment ou du Groupe qui l'aura gagnée deux fois.

Pour la première compétition de 1928, Le « Military » est ouvert à deux escadrilles de cinq avions chacune désignées par le Ministre : la 5ième escadrille du 22ème Régiment à Chartres et la 2ème escadrille du 21ème Régiment de Nancy, la première courant sur Farman 63, moteur Gnome-Rhône-Jupiter 420 CV, la seconde sur Farman 60, 2 moteurs Salmson de 260 CV.

L'épreuve comporte un bombardement de nuit effectué à 1 000 mètres d'altitude, puis une épreuve de vitesse sur un circuit de 850 km de développement passant par Nancy, Chartres, Avord, Nancy, avec montée à 2.000 mètres.

Les épreuves auront lieu du 1er juillet au 1er septembre.

L'épreuve de bombardement de nuit est jugée par une commission militaire et des points attribués par rapport à la distance des points d'impact au but, le nombre maximum de points étant de 20.

L'épreuve de vitesse est courue individuellement, le départ du premier avion devant avoir lieu 30 minutes après l'heure du coucher du soleil à Paris, les départs des autres avions s'effectuent de 10 minutes en 10 minutes.

Les concurrents sont obligés d'effectuer une escale de 50 minutes, soit à Avord, soit à Nancy, pour le ravitaillement. Un arrêt de 10 minutes est prévu sur l'aérodrome où il n'y a pas de ravitaillement, ces temps, dans les deux cas, sont neutralisés.

Le temps des parcours est le temps écoulé depuis le départ jusqu'à l'arrivée, déduction faite des arrêts, et le temps de l'escadrille s'obtient par la somme des temps des avions la composant.

Des pénalisations sont prévues pour le cas où deux avions n'achèvent pas le parcours, et alors l'escadrille est considérée hors course.

Pour l'année 1928, une prime de 5.000 francs est prévue pour les escadrilles classées. »

 

En 1928 la coupe ne put être attribuée. En 1929 elle fut gagné par le 21ème de Nancy. Par contre le 22ème R.A. de Chartres obtint des récompenses en 1930 et 1931.

 

Coupe « Military Zenith » des avions de bombardement de nuit : 1930

 

La Coupe est attribuée au 22ème Régiment d'Aviation de Chartres (4ième escadrille) composée comme suit : Capitaine Noir, chef d'escadrille et sergent-chef Thiébaut, lieutenant Fournier et sergent Tissot, lieutenant Rousseau et adjudant Poulain, sous-lieutenant Cornetet et sergent Forget, sergent-chef Perrin et sergent Maugin.

En outre, une plaquette et des médailles ont été attribuées :

- Une plaquette d'argent grand modèle à la 4ième escadrille du 22ième Régiment d'Aviation à Chartres.

- Une médaille souvenir en argent au capitaine Noir, commandant la 4ième escadrille du 22ième Régiment d'Aviation de Chartres.

- Une médaille souvenir en bronze aux : Sergent-chef Thiébaut, lieutenant Fournier, sergent Tissot, lieutenant Rousseau, adjudant Poulain, sous-lieutenant Cornetet, sergent Forget, sergent-chef Perrin, sergent Maugin, de la 4ième escadrille du 22ième R.A. de Chartres.

- Un souvenir d'une valeur de 1 000 francs au capitaine Noir, chef d'escadrille.

- Un souvenir d'une valeur de 500 francs aux commandants de bord, lieutenant Fournier, lieutenant Rousseau, sous-lieutenant Cornetet, sergent-chef Perrin.

- Un souvenir d'une valeur de 300 francs, aux pilotes : Sergent-chef Thiébaut, sergent Tissot, adjudant Poulain, sergent Forget, sergent Maugin....

 

Coupe « Military Zénith » des avions de bombardement de nuit 1931

 

La Coupe est attribuée définitivement au 21ième régiment d'aviation de Nancy, ce régiment l'ayant déjà gagnée en 1929...

....

- Un souvenir d'une valeur de 500 francs au capitaine Castelain, commandant la 3ième escadrille du 22ième Régiment d'Aviation de Chartres, classée seconde.

- Un souvenir d'une valeur de 300 francs au lieutenant de Carne, lieutenant Icard, sous-lieutenant Décante, adjudant-chef Trontin, commandants de bord de l'escadrille classée seconde.

- Un souvenir d'une valeur de 200 francs aux pilotes de l'escadrille classée seconde : adjudant Bouvresse, sergent Guérin. adjudant Barbazanges.

 

L'Aérophile, 15 octobre 1930 et 15 décembre 1931

 

 

 

 

 

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 11/2009 – Collection Alain BÉTRANCOURT 

 

 

Collection Alain BÉTRANCOURT

 

1928 - 1930

 

 

« Bonjour , je me présente, Alain, le petit fils de Jean BÉTRANCOURT. J'ai en ma possession quelques photographies de 1927 a 1928, du passage de mon grand père au 22ème RABN, de son LeO Goliath , des aviateurs et aussi de la panne de son bombardier a Coursac, avec les articles de journaux, des documents divers, ainsi que de nombreuses clichés de son parcours aéronautique ( vainqueur du Tour de France aérien en 1932 et 1933 ) à l'aéroclub de Normandie. Toutes ces photos sont a disposition bien entendu.... »

 

 

 

Lioré et Olvlier LéO 20 - 22ème RABN - Chartres  -1928

 

 

Bombardier Lioré et Olivier LeO 20 de la 5ème escadrille (CAP 130 ou 115) du 3ème Groupe du 22ème EB de Chartres en visite sur l’Aérodrome du Madrillet à Rouen.

Cette photo a sans doute été faite après après le retour à la vie civile de Jean Bétrancourt (1) entre 1932 et 1934

Collection Alain Bétrancourt – Droits réservés

 

 

3ème Escadrille du 22ème RABN - Chartres - 1928 - Jean BETRANCOURT

 

 

3ème escadrille (VB 101) du 22ème RABN (2ème Groupe) à Chartres en 1928

Jean BÉTRANCOURT – Béret et insigne de pilote – 2ème à gauche, rang du milieu

 

 

Photographies de la collection Alain Bétrancourt – Droits réservés

 

(1) ... le vol n'est pas très long entre Chartres et Rouen et on peut imaginer qu'un ancien camarade de Jean Bétrancourt soit venu lui rendre visite; l'aérodrome proprement dit fait alors 500 m de coté, ce qui est un peu juste, mais les avions peuvent aussi utiliser la champ de manoeuvres au sud de la route du Grand Quevilly qui lui fait 1000 m de coté, ce qui est largement suffisant - la plate-forme de Chartres n'est alors pas plus grande ! - À noter, à propos de Chartres, qu'un Farman Goliath du 22ème RABN est présent lors du meeting de 1929 alors que depuis 1925 une directive du MG interdit aux appareils militaires de participer à ces manifestations. Il est probable que Jean Bétrancourt ait obtenu une dérogation, à condition de ne pas faire de démonstrations...

Pierre-François Mary, novembre 2010

 

 

Lien vers l’album photographique de Jean BÉTRANCOURT

 

 

Lioré & Olivier LéO 20     Lioré et Olivier LéO 20

Lioré et Olivier LeO 20 du 22ème RABN en vol au dessus de la Beauce

 

 

 

Accident d'un Farman Goliath à Chartres

 

Accident d'un Lioré & Olivier LéO 20 à Chartres

Que ce soient les antiques Farman Goliath BN4 (à droite) entièrement en bois et en toile, ou les nouveaux, mais déjà obsolètes, Lioré et Olivier LeO 20 avec juste leur fuselage en tôle d’aluminium,

l’atterrissage de ces monstres sur-motorisés, eu égard à leur frêle structure, restait une opération à haut risque, se terminant souvent par une magnifique « mise en pylône »,

entraînant au minimum quelques plaies et bosses pour les équipages, mais aussi des innombrables heures de travail pour la remise en état des appareils par les mécaniciens, peu formés et en sous-effectifs...

 

Photographies de la collection Alain Bétrancourt – Droits réservés

 

 

Faeman Goliath - Marcel JEANJEAN   Lioré & Olirivier LéO 20 - Marcel JEANJEAN

 

Du Farman Goliath au Lioré et Olivier LeO 20 – Dessins du célèbre illustrateur de l’aviation Marcel JEANJEAN

 

 

Permission de 24 heures d'un caporal du 22ème RA de Chartres

 

Une permission de 24 heures pour un caporal du 22ème Régiment d’Aviation de Chartres en 1930

 

 

 

 

 

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 10/2009 – Collection Jacques BOURGUIGNON 

 

 

Collection Jacques BOURGUIGNON

 

1928-1936

 

 

« Mon père est né a Bordeaux le 14 octobre 1908 et a souscrit à Périgueux le 14 octobre 1926 un engagement de 4 ans pour entrer à l'école des mécaniciens de Courbevoie. Après sa sortie de cette bonne école, il a été affecté à la 1ère escadrille du 1er Groupe de la 22ème Escadre de Bombardement à Chartres. De 1928 à 1936, sur la BA 122, il a volé sur Farman F.63Bn4, LeO 20, Bloch 200, LeO 20Bn4 et Amiot 143, appareil avec lequel il a participé à la croisière en Afrique du Nord de 1936. Cette même année, il a été muté en Indochine à la 2ème Escadrille d'Observation sur la Base Aérienne de Bien Hoa en Cochinchine où il s’est installé avec sa famille et où il a volé sur Potez 25TOE, Potez 29 et Farman 221.

 

L'adjudant/chef Pierre BOURGUIGNON est mort en service commandé le 16 novembre 1945 dans des circonstances tragiques lors d’une embuscade tendue par le Vietminh sur le terrain d'aviation de Tan Son Nhut où il avait été affecté après sa libération du camp de prisonniers du 11ème RIC.

 

Nous avons très peu de documents de cette époque car presque tous nos souvenirs d'Indochine sont partis avec les japonais au moment de leur coup d'état du 9 mars 1945. Nous habitions en effet à l'intérieur d'un camp militaire, dans l'enceinte de la « Pyrotechnie » de Saigon et nous avons tout perdu…

 

Pour ma part, je suis né a Chartres le 18 juin 1931 au numéro 1 de la rue du Pont du Massacre, cela ne s'invente pas ! Par la suite nous avons habité un petit pavillon à l'entrée du parc d’aviation. Toute la famille du côté de ma mère est originaire de Chartres ou des environs. Nous avons donc deux points communs : nos pères ont été mécaniciens dans l’Armée de l’Air à Chartres et nos mères sont chartraines.

 

J’ai pris la relève de mon père puisque je me suis engagé comme mécano en 1949. J’ai participé aux guerres d'Indochine et d'A.F.N avant de me reclasser dans l'aviation civile et je suis maintenant à la retraite. »

 

Jacques BOURGUIGON, 10/2009

 

 

 

Farman F63 Bn4 - 22ème RABN

 

 

Farman F.63 Bn4 - 22ème RABN

 

 

Farman F.63Bn4 « Le BOURHIS »- 1ère escadrille (VB 109) du 1er Groupe du 22ème EB

Le sergent mécanicien Pierre BOURGUIGNON est à l’extrême gauche

 

Farman F.63Bn4 - 1ère escadrille (VB 109) du 1er Groupe du 22ème EB

Farman F.63 - BA 122 Chartres

Farman F.63 en Pylône - BA 122 Chartres

 

Lioré et Olivier LeO 20 – 4ème escadrille (BR113) du 2ème groupe

 

Lioré et Olivier LeO 20 mis en pylône lors d’un atterrissage

Farman F.63 Bn4  - Sergent BOURGUIGNON

Amiot 143 - Croisière AFN - 1936

Lioré et Olivier LeO 20 – Sergent Pierre BOURGUIGNON – 1928

Avion du commandant du 1er groupe du 22ème RABN – VB 101, VB 109 et VB 125

 

Amiot 143 - Retour de la Croisière AFN - 1936

Sergent TRUCHOT - Sergent BOURGUIGON (avec le bras en écharpe) – Sergent chef TRICOT

Sergent MARTIN - Adjudant DE BAR – Adjudant chef JOURET

 

Carnet de vol du sergent Pierre Bourguignon - 22ème RABN

Décoration tunisienne des participants à la croisière en AFN de 1936

 

Page du carnet de vol de du sergent Pierre BOURGUIGNON – Croisière en AFN de 1936

Pour une raison indéterminée, le dernier vol Toulouse-Chartres n’est pas mentionné

 

 

Décoration tunisienne Nichan-Iftikar

attribuée a tous les participants à la croisière.

 

Sur la BA 122 de CHARTRES entre 1928 et 1936

Collection Jacques BOURGUIGNON

 

 

Remerciements à Jacques Bourguignon pour ces magnifiques documents – Droits réservés

 

 

 

Tradition VB 125 : Pierrot lunaire

 

 

 

Pièces d’uniforme d’aviateurs du 22ème RABN (vers 1930)

La casquette porte la marque de confection d’un chapelier de Chartres

 

 

 

 

 

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 10/2008 – Collection Claude WARCONSIN

 

Contribution de Claude WARCONSIN

 

13 juillet 1928

 

Farman F.63BN4 Goliath -  BA 122 ChartresFarman F.63BN4 Boliath - BA 122 Chartres

 

Accident d’un Farman Goliath F.63Bn4 de la 5ème Escadrille du 2ème Groupe du 22ème RABN

 

Lien pour atteindre les articles de presse correspondants plus bas dans cette page

 

 

 

 

1930

 

 

Farman Goliath - 22ème RABN - Capitaine VALIN

 

Le capitaine Martial VALIN (*), commandant la 1ère escadrille du 22ème RABN en 1930, devant un Farman Goliath F.63 baptisé « REVENIR ? »

Cet appareil de la VB 101 portant le n°23 sera détruit le 23 mai 1930 (Voir plus bas : rubrique « Accidents »)

 

 

Farman Goliath - 22ème RABN

 

Farman Goliath F.63Bn4 de la 4ème Escadrille du 2ème Groupe du 22ème RABN avec son armement

 

Tradition BR 113 - Chauve-souris

 

Tradition BR 113 :chauve-souris ailes déployées sur disque lunaire

 

 

    

 

22ème RABN – Chartres - 1930

 

 

(*) Nota : Martial Valin est né le 14 mai 1898 à Limoges. Après la guerre du Rif à laquelle il participe comme cavalier dans un régiment de spahis marocains, il se porte volontaire pour l'aviation militaire en 1926 et obtient ses brevets d'observateur puis de pilote en 1927 et 1928. Martial Valin sert alors au 22ème Régiment d’Aviation de Bombardement de Chartres. Promu au grade de capitaine en décembre 1929, il est nommé chef de la première escadrille l'année suivante. Durant ces années, il se spécialise dans le vol sans visibilité, et particulièrement dans le vol groupé de nuit sans aucun feu. En novembre 1933, le capitaine Martial Valin est affecté à l’état-major de la 12ème brigade aérienne à Chartres, qu’il quittera en 1935 pour l’État-major de l'armée de l'Air.

Il a été ensuite Général d’Armée Aérienne, commandant des Forces aériennes françaises libres de juillet 1941 à juin 1944, puis chef d'état-major général de l'armée de l'air française d'octobre 1944 à février 1946. Il est mort le 19 septembre 1980 à Neuilly-sur-Seine. Martial Henri Valin est Compagnon de la Libération.

 

 

Décoration du capitaine Martial VALIN

 

En 1935, place des Epars à Chartes, le Capitaine Martial VALIN

reçoit l’une de ses nombreuses décorations

(sans doute la médaille Coloniale « Maroc 1925 »)

 

 

 

 

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 02/2013 – « Le Petit Parisien » 

 

 

Le Ministre de l’Air, M. Victor LAURENT-EYNAC, inspecte l'aérodrome militaire de CHARTRES

 

18 mai 1930

 

 

LAURENT-EYNAC - Chartres

 

 

M. LAURENT EYNAC, parti à 9h 30 de l'aérodrome de Villacoublay dans un avion piloté par le lieutenant de vaisseau PECQUEUR, est arrivé à 10 heures à Chartres pour inspecter les services du 22e Régiment d’Aviation.

Le ministre était accompagné du général PUJO, directeur de l'aéronautique ; du général de GOYS, commandant la 2e Division Aérienne ; du colonel DUSEIGNEUR, son chef de cabinet, venus également en avion.

A l'atterrissage, M. LAURENT EYNAC a été reçu par le colonel GARDE, commandant la région, et son adjoint, le lieutenant-colonel DELANNEY ; par le colonel LAGARDE, commandant d'armes, et M. ROBERT, secrétaire général de la préfecture.

Le ministre s'est entretenu longuement avec les officiers chefs de groupes et s’est fait donner des renseignements très complets sur la vie des escadrilles et l'organisation du matériel, des bureaux et l'aménagement des locaux techniques. Il a visité ensuite les hangars, notamment ceux qui abritent les « super-goliath », nouveaux appareils dont le régiment vient d'être doté.

M. Laurent Eynac a fait ensuite la déclaration suivante :

« Mon intention est de visiter tous les centres d'aviation. Celui de Chartres est particulièrement intéressant. Le 22e étant un très grand régiment, j'ai voulu m'assurer de son organisation technique, de ses possibilités matérielles, de l'ensemble de ses installations et me rendre compte par moi-même des moyens mis à sa disposition pour son entraînement aérien pendant le printemps et l'été de 1930. Je suis extrêmement heureux d'avoir rendu visite à cette belle unité. L'aérodrome de Chartres est assez important pour justifier une inspection ministérielle ».

 

 

 

 

 

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Contribution de la SLHADA

Des appareils du 22ème RABN de Chartres à Lyon–Bron – 1930 ou 1931

Documents Vervialle via Yves Laurençot – Droits réservées

 

 

LIORE & OLIVIER LéO 20 - Bron

 

Farman F.141 - Super-Goliath   Farman F.141 Super-Goliath

 

Ces trois photos ont été prises sur l’aérodrome de Lyon-Bron, à priori le même jour. La première aérogare de Bron, que l’on distingue sur la troisième photo, a été inaugurée en décembre 1930, mais elle n’est peut-être pas tout à fait terminée à l’époque du cliché... En haut l’appareil est un Lioré et Olivier LeO 20 BN3 du 22ème RABN de Chartres, avec le gypaète de la 5ème ou de le 6èmeescadrille. En bas il devrait donc s’agir d’un des quadrimoteurs Farman F.141 «Super‑Goliath » qui avaient été confiés pour essais prolongés à la sixième escadrille et dont l’un a été tragiquement accidenté à Courcelles les Monts (Côte-d’Or) le 22 août 1930, en tuant ses 4 occupants. La veille, le 22ème RABN avait déjà perdu un Farman F60 Goliath à Chartres, catastrophe qui avait fait six tués. Après la perte de ces dix aviateurs, les Farman Goliath ou Super-Goliath, sur motorisés par rapport à leurs antiques structures faites de bois, de toile et de ficelles, identiques à celles de la fin de la guerre en 1918, avaient été alors interdits de vol. Plus tard, quelques vols eurent cependant lieu afin d'essayer sans grand succès diverses améliorations, puis les Goliath disparurent du ciel de France, avec le tragique bilan humain que l'on connaît... Finalement, la date exacte de ces photographies n’est pas connue : 1930 ou 1931 ?

 

 

 

 

 

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Le voyage à Bucarest d’une escadrille du 22ème Régiment d’Aviation de Chartres

 

11 au 23 juin 1931

 

 

Le 11 juin 1931 une escadrille de bombardement du 22ème régiment, aux ordres du lieutenant colonel Delanney, composée de six bimoteurs Lioré et Olivier, quitta Chartres. Elle fit escale à Milan et à Zagreb avant d’atterrir le 14 juin dans la capitale Roumaine. Deux avions furent retardés à Zagreb, mais ils purent rejoindre Bucarest le 16. L’escadrille fut l’objet de réceptions chaleureuses à chacune de ses escales. Ces voyages à l’étranger avaient pour but de faire gagner aux équipages une expérience indispensable sur les vols de groupe sur de long parcours, de former les navigateurs à voler au-dessus de pays qu’ils ne connaissent pas, de juger du degré d’entraînement des équipages, et aussi de présenter à l’étranger les meilleurs appareils de la production française de l’époque.

 

Après deux jours de repos, l’escadrille entama son retour le 18 juin, en repassant par Zagreb et cinq appareils arrivèrent à Chartres le 23 juin. Le sixième bimoteur, celui du capitaine Dordilly, termina son vol à Istres où il était attendu pour une autre mission.

 

 

Lioré et OLivier LéO 2O - Zagreb 13 juin 1931 - 22ème RABN

 

13 juin 1931

Une partie des aviateurs du 22ème RABN à Zagreb devant un des appareils

Lioré et Olivier LeO 20BN3

 

 

M. PAINLEVÉ ET LE MARÉCHAL PÉTAIN INSPECTENT LE 22ème D'AVIATION

 

2 août 1932

 

Le 22ème Régiment d’Aviation de Chartres a été inspecté hier matin par M. Paul PAINLEVÉ, ministre de l'Air, et par le Maréchal PÉTAIN, inspecteur général des forces aériennes. Le ministre de l'Air était venu de Villacoublay à bord d'un avion piloté par l'adjudant MAURON. Le maréchal était venu en chemin de fer.

Après la réception par le colonel MAGNIN et le lieutenant-colonel GOND, et après la visite des divers services de l'unité, eut lieu une prise d'armes, au cours de laquelle défilèrent les effectifs du régiment.

Le ministre et le maréchal se sont déclarés très satisfaits de leur inspection et ont adressé leurs félicitations au chef de corps. Après avoir déjeuné dans un hôtel de la ville, ils sont repartis pour Paris.

Le Petit Parisien, 4 août 1932

 

 

LE GÉNÉRAL BARÈS INSPECTE LE 22ème D'AVIATION

 

19 octobre 1932

 

Le général BARÈS, membre du conseil supérieur de l'Air, est arrivé ce matin à Chartres en automobile pour inspecter le 22ème Régiment d’Aviation. À l'issue de la visite des différents services, il a exprimé sa satisfaction au colonel MAGNIN, commandant le régiment.

Le Petit Parisien, 20 octobre 1932

 

 

Concours des Escadrilles de bombardement des Forces aériennes

Victoire de la 22ème escadre de Chartres

 

Septembre 1933

 

 

Coupure de journal BA 122

 

 

 

LES LIORÉ ET OLIVIER QUADRIMOTEUR LeO 206

1934 - 1935

 

Après la mise au point de 1932 à 1934 d’un prototype Lioré et Olivier, baptisé LeO 203 (voir ici sa description technique et ses profils), évolution quadrimoteur du Lioré et Olivier LeO 20 qui équipait à cette date l’essentiel des escadrilles vouées au « bombardement » en France, quelques dizaines d’appareil baptisés, Lioré et Olivier LeO 206, furent construites. Ces appareils furent répartis dans diverses unités, dont la 22ème Escadre de Chartres. Comme le Farman « Goliath » quadrimoteur quelques années plus tôt, cet avion était déjà, bien avant sa mise en service, complètement dépassé, et il connu, de plus, de multiples ennuis. D’ailleurs, un appareil de Chartres tomba accidentellement le 13 juin 1935 à Reims, causant la mort de son pilote et blessant grièvement son chef de bord (voir plus bas). Le processus de remplacement de ces vieux biplans par les nouveaux Amiot 143, monoplan tout métalliques, était déjà engagé, et ils disparurent rapidement du ciel beauceron...

 

Lioré et Olivier LéO 206Lioré et Olivier LéO 206

 

Quadrimoteur Lioré et Olivier LeO 206, à Istres (à gauche) et à Avord (à droite)

 

 

Lioré et Olivier LéO 206 - Aquarelle de Jean BELLIS

Le quadrimoteur Lioré et Olivier LeO 206

BR 131 – 3ème escadrille du GB II/15 - Avord

Aquarelle de Jean Bellis

 

Reproductions
Disponible

 

 

Profils du Lioré et Olivier LéO 20 et LéO 206

 

Du bimoteur Lioré et Olivier LeO 20 au quadrimoteur LeO 206

Merci à Henri Guyot pour ces profils

 

 

 

 

 

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 12/2008 - Un récit de Roger VANTILLARD (1986) - Pilote au GC I/6 en 1934 

 

 

L’ ARRIVÉE de L'AVIATION de CHASSE dans le CIEL DE BEAUCE

 

1934

 

C'est en 1933 que l'Armée de l'Air voit sa création officielle.

Le 3ème Régiment d’Aviation de Chasse stationné à Châteauroux depuis la fin de la première Guerre Mondiale est composé de trois Groupes de trois escadrilles chacun. Avec les 2ème et 3ème Groupes de ce régiment sera formée la 3ème escadre de quatre escadrilles. Le premier groupe, avec ses trois escadrilles, sera transformé début 1934 en une seule escadrille de quinze avions. Cette dernière unité prendra le nom «d'Escadrille de Marche», destination inconnue...

Après plusieurs semaines d'attente et les bruits les plus fantaisistes sur sa nouvelle destination, nous apprenons qu'à compter du 1er mars 1934 Chartres sera notre nouvelle base. Notre échelon roulant nous précède de quelques jours pour préparer nos futures installations.

C'est le 5 mars 1934 qu'en formation groupée, composée de cinq patrouilles de trois avions chacune, nous saluons la capitale de la Beauce et nos futurs camarades du 22ème Bombardement de Nuit. Nous sommes surpris que le terrain d'aviation soit si près de la ville...

Venant d'une unité vraiment homogène tel le 3ème de Chasse, comment aborder les rapports avec les camarades bombardiers occupant ce terrain, seuls depuis de nombreuses années. Ce mixage de différentes subdivisions d'armes, sur un même terrain, présentait une légère appréhension. Il n'en fut rien. Les relations avec nos nouveaux camarades devinrent des plus cordiales.

Avec un Groupe de Chasse de Nuit qui était sur place, équipé de «Breguet 19», et le nôtre, de Chasse de Jour doté de «Nieuport 622», fut formée la 42ème Escadre Mixte. Notre Groupe avait pris possession du dernier grand hangar près de Champhol.

Quelques jours après notre arrivée, sous le commandement du Capitaine Jules MORLAT, l'entraînement aérien reprit normalement en fonction des appareils disponibles.

 

 

Escadrille de Marche de Chateauroux

 

Mars 1934 – De CHATEAUROUX à CHARTRES

L’Escadrille autonome dite « Escadrille de Marche » était au début de 1934 la 5ème escadrille de la troisième Escadre de CHATEAUROUX – Traditions de la SPA 96 , équipée de Nieuport-Delage 62

Elle fut la première Escadrille de Chasse affectée à la Base Aérienne de CHARTRES où elle constitua pendant quelque mois la 1ère Escadrille du GM I/42 (Groupe Mixte)

En octobre 1934 cette escadrille a constitué l’ossature du GC1/6 : Traditions SPA 96 etSPA 12

 

De gauche à droite :

Debout : Sgt méc SIROT - Sgt/ch Méc LAUZE - Sgt pil MIZON - Sgt pil PIGNEUX - Sgt/ch pil PIZOT - Sgt/ch pil LAMIELLE - Sgt/ch pil BLANC - Sgt pil FAUCONNET - Cap pil ROUSSEAU-DUMARCET - Cap pil MORLAT - A/Ch méc ILTIS - Sgt pil DURR - Sgt pil CARRIER - Sgt pil COUILLAUD - Sgt pil COUARD - Sgt méc PAILLAS - Sgt pil VANTILLARD - Sgt pil SENET

Assis : Sgt méc DEPEINT - Sgt méc SERVOISE - Sgt méc ÉMERY - Cl/ch méc L'HER - Sgt méc LAPORTE - Sgt méc PONTET - Sgt méc BARROT -Sgt méc METZ - Sgt Méc X - Sgt méc CORMIER - Sgt méc COLOMBANI - Sgt méc FOUCHER - Sgt méc LAUMET - Sgt méc BIBERT - Sgt méc DAUMAS

Absent sur la photo : Sgt pilote VEYRON

La mascotte : Le colley écossais D. JELLANE.

 

 

 

D'habitude, après chaque mission, l'escadrille rentrait au terrain en formation (vol de canards). Là, innovation... Le Commandant d'Escadrille prit la décision qu'après chaque retour au terrain on se présenterait en échelon «refusé» vers la droite. À la dislocation, le Commandant du dispositif partait en abattée, piquait à la verticale, suivi, à deux secondes d'intervalle, par chacun de ses équipiers.

 

En bons exécutants, voyant quand même un petit côté «m'as-tu-vu»... nous étions ravis de suivre ces ordres, de piquer «plein tube» en faisant hurler nos « Hispano » et en redressant au ras des toits, en toute immunité. Au sol, nos chers mécanos prisaient fort ce spectacle et c'est eux qui, avec un certain humour, l'avaient baptisé le «Julius Circus».

 

Il fut décidé que, lorsque les quinze avions seraient tous disponibles, de faire, aux Chartrains, la présentation en vol de l'escadrille au grand complet.

 

Nous devions au retour, à l'altitude de 1.200 mètres, arriver à la verticale du terrain en échelon refusé avec nos quinze avions. Jusqu'à ce jour, nous avions réalisé cet exercice à sept ou huit avions.

 

J'ouvre ici une parenthèse. Les téléspectateurs qui ont suivi sur leur petit écran la série américaine «Les Têtes Brûlées» ont pu voir au générique quatre ou cinq avions, type «Corsair», faire ce genre de dislocation. Imaginez le même travail avec 15 appareils de l'époque sans hélices à pas variable et aucun réglage manuel des différentes commandes de vol. Travail harassant pour les équipiers de la fin du dispositif, pour essayer de maintenir leur distance.

 

Alors là, va se produire une chose qui marquera ma vie... une énigme qui ne sera pas prête d'être résolue pour beaucoup.

 

Dans notre dispositif les appareils se suivaient par numéros d'ordre de un à quinze. J'étais le n° 13. Si le n° 1 commençait la dislocation à la verticale du terrain à raison de deux secondes d'intervalle par appareil, pour dégager puis piquer, une bonne partie du dispositif se trouvait au dessus de la ville avant la fin de la dislocation.

 

Quand mon tour arriva, je vis, au cours du piqué, l'appareil me précédant passer un peu à gauche de la grande flèche de la Cathédrale. Pour ma part, je me trouvais juste dans l'axe, entre les deux tours. Que faire ? La grande rosace centrale augmentait de diamètre d'une façon impressionnante. Je passai entre les deux flèches.

 

Sans vouloir forcer les «portes du ciel» ni transgresser un interdit, je m'étais trouvé devant le fait accompli.

 

Par la suite, je pensais à GODEFROY qui, en 1919, était passé sous l'Arc de Triomphe avec son avion. Pour réaliser un tel exploit il avait dû longuement et sérieusement le préparer. Quant à moi, ce que je considérais comme un fait divers, je l'avais accompli par la force des choses.

 

Mais voilà, tout a une fin... Ce carrousel aérien qui bravait bien des interdictions, causa un certain émoi parmi la population et alerta le commandement. D'après les dires de certains témoins, les avions passaient plein moteur en rasant les toits et faisaient trembler les vitres.

 

A l'escadrille, à l'échelon commandement, il y eut bien sûr un sérieux rappel à l'ordre... Quant à nous, exécutants, nous subîmes quelques interrogatoires et, de la synthèse qui en sortit, pas un seul de nos altimètres n'était descendu en dessous de 150 mètres... Tout se tassa et rentra tranquillement dans l'ordre. Le «Julius Circus» avait vécu...

 

Quelques jours plus tard l'escadrille rendit visite à nos anciens de Châteauroux. Accueillis dès l'atterrissage par nos chers copains, quelle ne fut pas notre surprise de nous entendre dire : «Vous alors... Vous en faites de belles à Chartres... Quel est celui d'entre vous qui est passé entre les flèches de la Cathédrale ?». Les réponses furent des plus évasives et l'on changea de sujet. Mais, la plus grande surprise, je crois, fut de reconnaître que le «téléphone arabe» fonctionnait au mieux entre la Beauce et le Berry...

 

Cette histoire de la Cathédrale m'a longtemps travaillé l'esprit, aussi en ai-je toujours su gré à tous mes camarades qui, dans de nombreuses circonstances (arrosages d'escadrille entre autre), n'ont jamais rien divulgué. Parfois, quelques petites allusions étaient lâchées mais toujours bien discrètement... C'est cela la vraie camaraderie...

 

Je repense au mécontentement d'une partie de la population au sujet du survol de leur agglomération et je comprends leur réaction causée par ces nouveaux arrivants se manifestant si bruyamment au-dessus de leurs têtes. Voyaient-ils là, peut-être, une certaine insécurité ou plutôt une atteinte à leur quiétude ? Ces braves citadins, comme beaucoup du Nord de la France, étaient loin de penser que, quelques années plus tard, ce ne serait plus des avions pacifiques mais des engins aux sinistres insignes qui se présenteraient en formation identique et qui, au cours de leurs piqués, toutes sirènes hurlantes, sèmeraient terreur et désolation.

 

 

A l’été 1934, l'organisation de l'Armée de l'Air est virtuellement terminée.

 

La 42ème escadre mixte de Chasse disparaît pour laisser place à la 6ème escadre de Chasse qui sera formée par un ancien Groupe du 2ème Régiment de Strasbourg.

 

Ce Groupe arrive à CHARTRES après un séjour de quelques mois à Reims. Ses deux escadrilles sont :

- la SPA 26 (cigogne allongée)

- la SPA 124 (tête de Jeanne d'Arc)

Ce sera le G.C. 2/6.

 

Notre escadrille de quinze appareils sera scindée en deux :

- la 1ère escadrille sera la SPA 96 (tête de gaulois)

- la 2ème escadrille sera la SPA 12 (fanion Bleu et Blanc)

Ce sera le G.C. 1/6 qui sera commandé par la suite par le commandant De FONDS LAMOTHE, belle figure d'aviateur de la grande guerre, l'homme aux multiples blessures. C'est toujours avec émotion que je pense à ce chef à l'immense bonté et aimé de tous.

 

La SPA 12 avait été dissoute en 1919 et elle est donc recrée sous le nom de 2ème escadrille du G.C. 1/6, commandée par le Capitaine Hervé ROUSSEAU-DUMARCET.

 

Cette unité en formation sera complétée en effectifs par de nouveaux pilotes et plusieurs mécaniciens ; ces derniers, éléments très jeunes sont issus de la première «fournée» de la nouvelle École des Mécaniciens de Rochefort.

 

Nous reprenons les traditions de la SPA 12, glorieuse escadrille qui s'est distinguée au cours de la Grande Guerre 14-18 avec des «As» comme : De TURENNE, NAVARE, PELLETIER DOISY, NOGUÉS, etc...

 

Cette escadrille a été créée en 1912 par le Lieutenant De BERNIS. Le choix de l'insigne en revient à Madame De BERNIS, marraine de l'escadrille, qui mit cette dernière sous la protection de la Vierge et les couleurs de celle-ci, d'où le fanion triangulaire BLEU & BLANC.

 

Une dizaine d'années plus tard, à la fin de la seconde guerre mondiale, sur le terrain d'Alger - Maison Blanche, j'ai eu un entretien avec le Général PELLETIER DOISY (chacun de nous, dans une guerre différente, avait combattu dans la même escadrille).

 

Sachant qu'il avait été, en 1912, à la formation de celle-ci, je lui posais la question au sujet du choix de l'insigne. Voici sa réponse ; :«Mon cher ami, me dit-il, nous nous trouvions être, dans cette unité, plusieurs camarades ayant fait partie du Racing-Club-de-France. Alors, tout naturellement, l'idée nous est venue de prendre les couleurs du Club d'où le fanion Bleu eu Blanc.». Dans le fond c'était assez plausible mais, dans mon for intérieur, je penchais pour la première version, sans pour autant désavouer notre cher «PIVOLO».

 

Début octobre 1934, nous sommes satisfaits d'apprendre que l'escadrille va se rendre en Provence car, en dehors des campagnes de tirs en mer, on voyage peu dans la Chasse. But de la sortie ; le Roi Alexandre 1er de Yougoslavie doit arriver à Marseille et séjourner quelque temps dans la région. Nous devrons faire quelques démonstrations en vol en sa présence.

 

En fait, nous ne quitterons pas Chartres, car leurs premiers mètres, sur la Canebière, seront fatals au Souverain et à notre Ministre Louis BARTHOU abattus par un terroriste croate. Ce drame bouleversa tout le pays.

 

Fin novembre, c'est avec une grande tristesse que nous apprenons la mort d'Hélène BOUCHER aux commandes de son «Caudron». Avec quelques camarades nous représentons l'escadrille à son inhumation dans le petit cimetière de Yermenonville.

 

L'année avait aussi mal commencé pour nos ailes, car le 15 janvier, «L'Émeraude », rentrant de Saigon avec à son bord le Gouverneur de l'Indochine, s'écrase dans la Nièvre à Corbigny. Parmi les victimes se trouvait Maurice NOGUÉS que j'ai cité plus haut, ancien de notre escadrille SPA 12 et héros de 14-18.

 

Cette année 1934 fera date dans les annales...

 

Outre les nombreux coups durs aéronautiques, la France fut secouée par toutes sortes de drames. Scandales politiques allant jusqu'à bafouer nos anciens combattants. Scandales financiers montés par certains rastas ou français de fraîche date n'hésitant pas à salir notre pays. À croire que la France devenait le paillasson de l'Europe...

 

Assistant à ce cortège de drames successifs, quoique très peinés, nous conservions un moral et un idéal nous aidant à être toujours prêts à servir.

 

 

1935

 

La 6ème escadre change (en mars) ses «Nieuport 622» pour des «NC 629». Peu de différence entre ces deux types. Pour ce dernier, le 500 CV. Hispano est doté d'un compresseur et les gouvernes de profondeur sont légèrement modifiées (sa vitesse est portée à 280km/h).

 

 

1936

 

Le G.C. 1/6 fut le seul Groupe à être équipé de «Loire 46» avec moteur «Gnome» en étoile : avion ayant une belle silhouette et agréable à piloter (à partir de novembre 1936).

 

C'est également au cours de cette année 1936 que la 22ème escadre de Bombardement de Nuit, stationnée à CHARTRES depuis de longues années, va nous quitter pour ORLÉANS - BRICY. Nous éprouvons une certaine émotion car nous avions de solides amitiés parmi nos camarades bombardiers.

 

A cette belle unité succède le non moins illustre 2è escadre de chasse apportant de Tours son célèbre Groupe des « Cigognes». L'ossature de cette dernière est l'ancien 2ème Régiment de Chasse de Strasbourg.

 

Lire comment le deuxième Régiment d’Aviation de chasse (2ème RAC) a quitté l’Alsace pour Tours en 1933 puis Chartres en 1936

 

A présent la Base de Chartres est uniquement équipée de chasseurs et, cela, jusqu'à la déclaration de guerre, mais ce n’est que dans les premiers mois de 1939 pour que nous voyions arriver enfin du matériel vraiment moderne, le «Morane Saulnier 406».

 

Pendant toute cette période, les «Chevrons Verts» de la Chasse couvriront l'Or des blés mûrs de la Beauce...

 

Bulletin de l’A.A.A.M.B.A.C n° 67

Printemps 1986

Roger VANTILLARD

 

 

 

 

 

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 01/2009 – Collection FXB 

 

Les escadrilles de bombardement

photographiées par Joseph Bibert à son arrivée à Chartres

 

1934

 

 

 

Breguet 19

 

Lioré et Olivier 20BN3 - VB 101

Breguet 19 CN2 - 4ème escadrille (C46) de la 42ème EM (2ème Groupe) – Alfred KRIEGER

Lioré et Olivier 20BN3 - 3ème escadrille (VB 101) de la 22ème EB (2ème Groupe) de Chartres

 

Lioré et Olivier 20BN3 - VB 101

 

Lioré et Olivier LeO 20BN3 - 3ème escadrille (VB 101) de la 22ème EB (2ème Groupe) de Chartres

 

Photographies Joseph Bibert - Droits réservés

 

 

 

Réengagement du sergent Joseph BIBERT

 

 

20 mars 1935

Réengagement pour un un à terme résiliable du sergent Joseph Adolphe BIBERT

 

 

 

 

 

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12/2010 - Collection FXB

 

BA 122 – CHARTRES – CODOS et ROSSI – Blériot 110 « Joseph Le BRIX »

 

3 juillet 1934

 

 

 

Blériot 110 "Joseph Le Brix" - CODOS et ROSSI - Chartres - 3 juillet 1934

 

 

Blériot 110 "Joseph Le Brix" - CODOS et ROSSI - Chartres - 3 juillet 1934

 

 

Blériot 110 "Joseph Le Brix" - CODOS et ROSSI - Chartres - 3 février 1934

 

 

 

3 juillet 1934 – Le Blériot 110 « Joseph Le Brix » de Paul CODOS et Maurice ROSSI,

arrivé par les air du Havre - où il venait d’être déchargé d’un bateau - après sa traversée de l’Atlantique Nord

dans le sens est-ouest du 28 mai 1934 et une grande tournée aux Etats–Unis et au Canada.

Il s’envolera le lendemain pour un accueil triomphal au Bourget.

Droits réservés

 

 

Blériot 100 "Joseph Le Brix" - CODOS et ROSSI - Chartres - 3 juillet 1934

 

 

 

L'ingénieur ZAPPATA, chef du bureau d'études de la société BLÉRIOT étudia à partir de 1929 un avion spécialement conçu pour des records d'endurance. Ce fut le « Blériot 110 », dont le premier vol eu lieu en mai 1930, biplace sans visibilité vers l'avant, comme le « Spirit of Saint Louis » de Charles LINDBERGH.

Ce fut d’abord Lucien BOSSOUTROT (1890-1958) et Maurice ROSSI (1901-1966) qui réussirent un vol en circuit fermé de 67h 32 minutes le 15 novembre 1930, record porté à 75h 23 le 26 février 1931 (8 822 km), puis à 10 601 km le 23 mars 1932.

L’appareil, alors baptisé « Joseph Le Brix  (*) », fut alors démonté et transporté aux Etats-Unis

L’équipage Paul CODOS (1896-1960) et Maurice ROSSI décollent de l'aérodrome de Floyd-Bennett (New-york) le 5 août 1933. La côte française est atteinte après un vol de 6.000 km parcourus en 30 heures. L’appareil passe au dessus de la foule massée au Bourget à 100 mètres d'altitude... mais continue sa route vers l’est pour atterrir finalement sur le terrain de Rayak au Liban, au terme d'un vol de 55h 29. Le record du monde de distance est battu de plus de 500 km, en étant porté à 9 104 km.

Pour tenter de le battre à nouveau, après diverses améliorations apportées à leur avion, CODOS et ROSSI décollent du Bourget le 27 mai 1934, avec comme objectif San Francisco...

Malheureusement, au dessus de Terre-Neuve des vibrations se font sentir et, par sagesse, l’équipage se pose sur le terrain de Floyd-Bennett qui devait seulement être survolé. On découvre alors que les vibrations ont été provoquées par l'hélice, qui lors du décollage acrobatique du Bourget avait arraché un morceau de branche des arbres situés en bout de piste...

Malgré cet échec relatif, ce vol a cependant un grand retentissement, car le « Joseph Le Brix » est à cette date l'unique avion au monde à avoir franchi l'Atlantique Nord dans les deux sens. Avant même son arrivée, le général Denain fait annoncer par radio à ROSSI qu'il est promu capitaine et à CODOS qu'il est fait commandeur de la Légion d'Honneur...

Les deux pilotes présentèrent ensuite leur appareil dans diverses villes des Etat-Unis et du Canada, sans oublier d’inscrire leur parcours sur la carlingue de leur appareil (voir photographie ci-dessus).

Pour leur retour en France, une cérémonie fut organisée au Bourget le 4 juillet 1934. L’appareil qui a été débarqué au Havre, est remonté, puis s’envole avec son glorieux équipage le 3 juillet pour se poser en fin d’après-midi sur l’aérodrome de Chartres. Le lendemain, CODOS, ROSSI et le « Joseph Le Brix » sont fin prêts pour effectuer un petit vol d’une centaine de kilomètres, afin de recueillir l’hommage des Parisiens et les distinctions bien méritées que les Hautes Autorités du Pays doivent leur remettre...

 

(*) Joseph Marie LE BRIX : un des pionniers de l’aviation française, né le 22 février 1899 à Baden (Morbihan) et décédé le 12 septembre 1931 à Oufa, région de l'Oural, Russie, en voulant rallier Paris à Tokyo en un seul vol. Il avait battu précédemment de nombreux records.

 

 

 

 

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LES GRANDES MANOEUVRES DE l’ARMÉE DE L’AIR FRANÇAISE

 

29, 30 et 21 août 1934

 

 

Pendant trois jours, à la fin du mois d’août 1934, de grandes manœuvres aériennes eurent lieu à l’est de Paris. Le camp des « bleus » représentant les assaillants, et le camp des « rouges », les attaqués, s’affrontèrent avec des conditions climatiques détestables. C’est presque 500 avions, bombardiers, chasseurs, appareils de reconnaissance et de liaison, qui furent mis à contribution afin de simuler, ce que serait la situation de l’Armée de l’Air française après une d’attaque surprise des forces aériennes de l’Allemagne, sans bien entendu que le nom de ce pays soit une seule fois cité, comme la diplomatie pacifiste de la France l’exigeait alors. La plupart des appareils qui pouvaient être mis en ligne était déjà dépassé depuis longtemps, ceux qu’on appelait des « avions modernes », en petit nombre, l’étaient déjà par rapport à ceux qui étaient en production de l’autre coté du Rhin et les quelques prototypes d’avenir mis en l’air pour expérimentation, faute par la suite d’une volonté de réarmement face à la monté du nazisme, ne seront présents qu’en nombre limité à l’entrée en guerre de la France en 1939, et ils auront une génération de retard par rapport à ceux que l’Armée de l’Air aura à affronter en mai 1940, sous les ordres d’états-majors pléthoriques n’ayant pas assez évolué depuis la fin de la première guerre mondiale...

La plate-forme de Chartres fut utilisée pour rassembler des équipages et certaines unités du 22ème R.A. y participèrent Le général Denain, ministre de la guerre en profita pour se faire présenter le 28 août 1934 les nouveaux prototypes français. Ayant décollé de Villacoublay à 15h 40, il se posa à Chartres à 16h aux commandes de son avion personnel, un Breguet 270 qu’il pilotait généralement lui-même. Etaient également présents les généraux Keller, Mouchard, Berger, Delafond, de l'armée de l'air ; le général Gamelin ; le contrôleur général Ceccaldi ; les officiers des différents régiments d'aviation ; des membres de la commission sénatoriale de l'aviation, MM. de Blois, Benazet, Cavillon, la Grange et Valadier. Ils examinèrent sous la conduite du commandant Terrasson les différents appareils présentés, dont les Farman 220 et 221, les Marcel Bloch 201, 200 et 130, le Potez 540 ; l'Amiot 143 ; le Lioré & Olivier 213 ; le Dyle et Bacalan 70 et les avions de chasse Dewoitine, Spad et Nieuport-canon. Après les vols de démonstration, le ministre repartit à 18 heures. On a du mal à comprendre de nos jours, en comparant ces différents appareils à ce que l’Allemagne commençait à produire, que personne n’ait eu l’intuition que tout ce beau matériel était pourtant déjà archaïque !

A la lecture des journaux de l’époque (voir lien ci-dessous), ce n’est pas qu’entre les lignes qu’on peut comprendre que, si des conclusions réalistes avaient peut-être été tirées de ces manoeuvres, rien plus tard ne fut fait pour remédier à la situation, ni au niveau du matériel, ni au niveau de la montée du « pacifisme » qui peu à peu anesthésia la France dans les année 1936 et 1938... Seule l’ardeur et de courage des équipages semblent avoir été un motif de satisfaction lors de ces maonoeuvres, ardeur et courage qui ne leur manquera jamais ensuite jusqu’aux armistices de juin 1940.

 

Les grandes manoeuvres de l’Armée de l’Air Française de 1934 – Extraits de presse

 

 

 

 

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12/2010 - Collection FXB

 

BA 122 – CHARTRES – LES PREMIERS BLOCH 200

 

Fin 1934 – début 1935

 

 

 

Bloch 200 - 22 EB Chartres - 1935

 

 

Décembre 1934

Equipage de la 22ème E.B. devant un des tous premiers Bloch 200 affecté à Chartres.

En avril 1935 les Bloch 200 et la 22ème EB quitaient définitivement Chartres pour Avord

 

 

Bloch 200 - Chartres

 

 

Début 1935

Bloch 200 avec l’insigne « Tête de Hibou » de la VB 101

Chartres - 22ème EB. – 3ème escadrille

 

 

 

« En 1934 il fut question de remplacer le LeO 20 par le Bloch 200. Afin de gagner du temps, il fut décidé que l'entraînement des premiers pilotes s'effectuerait sur l'avion de présérie 01 dont disposait le C.E.A.N. de Villacoublay. L'adjudant-chef THIEBAULT et moi-même fûmes désignés comme instructeurs. Notre premier vol eut lieu le 2 juillet avec, comme pilote, un sous-officier du C.E.A.N. qualifié en l'occurrence de moniteur. Au tour suivant, THIEBAULT pris les commandes, le moniteur à ses cotés. Du sol, nous suivions attentivement les évolutions de l'appareil. Tout se passa bien jusqu'à l'atterrissage où le Bloch redressé un peu haut écrasa son train sous les yeux de M. DASSAULT (qui en fait s’appelait encore Marcel BLOCH à cette époque) également présent.

Chartres ne reçu en fait les Bloch 200 qu'au début de 1935 (fin 1934 en fait, voir note ci-dessous). Avec ces avions plus modernes, dont la conception révolutionnaient la construction aéronautique, l'activité des Unités se trouva nettement améliorée et des missions plus importantes purent être menées à bien. Les excellentes conditions d'utilisation par les militaires de ce matériel mieux adapté ne purent que réjouir le jeune constructeur d'alors qui, ne tenant aucunement rigueur de la casse de son prototype quelques mois plus tôt, manifesta sa satisfaction aux membres d'équipages en offrant à chacun d'eux une très belle montre bracelet. »

 

Souvenirs du Colonel Paul DEVOS, ancien pilote du 22ème R.A.B.N

Texte de 1974.

 

 

Note : La présence des premiers Bloch 200 à CHARTRES, début octobre 1934, est attestée par :

 

« L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » du 20 octobre 1934

 

L'activité des ailes chartraines

 

Le général DENAIN, Ministre de l'Air avait décidé de faire accomplir un tour de France de présentation à une escadrille de six avions de bombardement Marcel-Bloch, type 200. Ce, sont les mêmes avions qui ont participé, en groupe, aux récentes manoeuvres .aériennes. Ils appartiennent, on le sait, à la. 22ème demi-brigade de Chartres, que commande le colonel de VASSELOT de RÉGNÉ. Ce voyage; avait pour but de faire connaître aux formations de l'Armée de l'Air le matériel dont elles vont être prochainement dotées. L'escadrille des Marcel-Bloch 200 avait quitté Chartres le 12 octobre pour rallier, en groupe, Reims et Nancy, escale de fin de journée.

La composition des équipages était celle-ci :

Avion n°1 : 1er pilote, colonel de VASSELOT ; 2ème pilote, adjudant-chef PERRON ; navigateur, capitaine ORTH ; mécanicien ou radio, sergent DESCARES.

Avion n°2 : 1er pilote, sergent-çhef JOUQUANT : 2ème pilote, sergent LIGREAU ; navigateur, capitaine CHAPIN ; mécanicien ou radio, adjudant MONTAMAT.

Avion n°3 : 1er pilote, sergent-chef MOREAU ; navigateur, capitaine MAUFFREY ; mécanicien ou radio, adjudant, GAUTHERON ; sergent FISCHER.

Avion n°4 : 1er pilote, commandant MORRAGLIA ; navigateur, lieutenant BRANTHOME ; mécanicien ou radio, sergent-chef CHICHIZOLA, sergent PICAULT.

Avion n°5 : 1er pilote, capitaine VENOT ; 2ème pilote, sergent-chef de BAR ; navigateur, capitaine LAHAYE ; mécanicien ou radio, sergent PIERSON.

Avion n°6 : 1er pilote, lieutenant LEONETTI ; 2ème pilote, adjudant-chef THIEBAULT ; navigateur, lieutenant GARDY ; mécanicien ou radio, sergent JAUNY.

Ce Voyage a comporté les étapes suivantes : Chartres, Orly, Reims, Nancy, Metz, Dijon, Lyon, Istres, Toulouse, Cazaux, Châteauroux, Avord, Tours et Chartres.

Les six avions avec leurs équipages sont rentrés à Chartres, dans la matinée du 18 octobre.

Ce premier voyage a été effectué sans incident, en six jours, dans des conditions atmosphériques particulièrement défavorables et qui ont été une bonne épreuve pour le matériel et pour le personnel.

Cette randonnée prouve, une fois de plus la valeur, souvent affirmée déjà, des équipages de notre Régiment d’Aviation.

D'autre part, nous relevons, dans le palmarès du concours des sous-officiers de l'Année de l’Air, qui s'est déroulé à Metz, du 21 au 26 juin, le nom du sergent-mitrailleur d'ARNAL, de la 22ème escadre, premier de la compétition, pour la catégorie « gros porteurs ».

 

« L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » du 8 novembre 1934.

 

Le 22ème d'aviation de Chartres participe à un meeting au Portugal.

 

Une foule évaluée à 80 000 personnes a assisté dimanche à Lisbonne, à la grande fête aérienne organisée en hommage à la mémoire du capitaine portugais PLACIDO D'ABREU, qui a trouvé la mort a Vincennes, au cours de la coupe du monde d'acrobatie.

Très gros succès pour la participation française : Michel DÉTROYAT, la patrouille d'Etampes, et les trois gros porteurs Marcel BLOCH 200 de la 22ème escadre de Chartres. (Jérôme) CAVALLI a fait une une exhibition.

M. GISCARD D’ESTAING, chef du cabinet du général DENAIN, Ministre de l’Air, a assisté à ce meeting.

 

« AIR JOURNAL n°42 » de décembre 1934 - janvier 1935

 

Voyages de la 22ème demi-brigade de Chartres à bord des nouveaux BLOCH 200

 

Le Ministère de l'Air, ayant décidé de rénover l'aviation lourde française, a choisi parmi les nombreux prototypes qui lui étaient soumis, le Bloch 200 bimoteur Gnome-Rhône Mistral-Major.

La 22ème demi-brigade aérienne de Chartres a eu l'honneur de recevoir la première livraison et a constitué une escadrille sous le commandement du colonel de Vasselot.

La 22ème demi-brigade recevait en même temps la double charge d'expérimenter, en groupe, le matériel nouveau et de le présenter aux diverses formations aéronautiques françaises et étrangères.

Pour cela, en plus des nombreux vols de jour et de nuit, des voyages ont été organisés. Un premier circuit, survolé du 12 au 18 octobre 1934, passait par Reims, Nancy, Metz, Dijon, Lyon, Istres, Toulouse, Cazeau, Chateauroux, Avord et Tours, avec escales sur chacun de ces terrains et présentation des Bloch-Gnome-Rhone aux officiers des formations visitées.

Le 31 octobre, départ de Chartres, pour un voyage comprenant le survol du Portugal, de l'Espagne et du Maroc. Des démonstrations étaient faites en particulier à Lisbonne et à Madrid devant les autorités aéronautiques portugaises et espagnoles.

Cette expérimentation méthodique a montré que dotée d'un matériel moderne, l'aviation française n'avait rien à envier aux avions étrangers et a confirmé la valeur des conceptions et de la construction.

 

Le personnel navigant, malgré les très mauvaises conditions atmosphériques de cette fin d'automne,a toujours amené ses avions à l'étape à l'heure dite. La radio réceptrice, et émettrice, a permis de recevoir en vol les prévisions météorologiques, de modifier en conséquence les itinéraires et de communiquer aux différents équipages les ordres du chef de groupe. Le mauvais temps a permis de se rendre compte de la résistance des Bloch 200 et d'apprécier leur stabilité et leur maniabilité. Enfin, les moteurs Gnome-Rhone ont accompli, sans défaillance, la tâche qui leur était dévolue et leur puissance a permis de réaliser des vitesses moyennes élevées.

 

 

Bloch 200 - Chartres

 

 

Bloch 200 - Chartres

 

 

LES ÉQUIPAGES DE L'ESCADRILLE DE LA 22ème DEMI-BRIGADE AÉRIENNE À SON DÉPART POUR LE* TOUR DE France :

De gauche à droite, on reconnaît : sergent radio PICAULT, sergent radio DESCAVES, sergent JANNY, sergent PIERSON, adjudant mécanicien GAUTHÉRON,

lieutenant mécanicien GARDY, adjudant-chef PERRON, capitaine CHOPIN, capitaine MAUFFREY, capitaine ORTH, sergent LIGREAU, colonel de VASSELOT, commandant du groupe,

commandant MORRAGLIA, capitaine LAHAYE, capitaine VENOT, lieutenant BRANTHÔME, sergent-chef de Barr. lieutenant LEONETTI,

sergent-chef MOREAU, sergent FISCHER, sergent CHICHIZOLA, adjudant MONTAMAT, adjudant-chef THIEBAULT, sergent-chef JOUQUANT (*)

(*) 06/2016 : Merci à Madame Sophie JOUQUANT, petite fille du sergent-chef Jean Baptiste JOUQUANT, pour une correction orthographique du patronyme.

 

 

Bloch 200 - Chartres

 

 

Octobre 1934

Bloch 200 de la 22ème demi-brigade de Chartres pendant leur tour de France

 

 

 

 

« L’Homme Libre » : 20 février 1936

 

Visite de Marcel DÉAT – Ministre de l’Air

 

 

 

 

« L’Aérophile »: juin1936 (extraits)

 

Les Médailles

 

Les intéressantes performances qui ont été réalisées au cours de l'année 1935 ont motivé un brillant palmarès.

Le comité de direction a ratifié les propositions d'attribution des médailles qui lui avaient été transmises par la commission d'aviation, dont nous donnons ci-dessous le détail :

Grande médaille d’argent de l’Aéro-Club de France :

M. F. BOIRE, sergent de la 22ème escadre aérienne de Chartres. Très bon sous-officier radio-navigant. Il compte 407 h. de vol dont 95 heures de vol de nuit. A pris part en 1935 au convoyage de Paris à Brazzaville d'un trimoteur destiné au Gouvernement général, ayant parcouru 9.800 km.

 

 

 

 

 

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AMIOT 143

 

1935 - 1936

 

 

Amiot 143

 

Caractéristiques

 

Moteurs

2 Gnome & Rhône 14 Kirs/Kjrs de 870 ch

Envergure :

24,44 m

Longueur:

17,95 m (version courte

 

18,24 m (version longue)

Hauteur:

  5,13 m

Poids à vide:

5 455 kg

Poids en charge

8 611 kg

Vitesse maximale 

295 km/h à 3 400 m

Plafond :

9 700 m

Autonomie :

1 300 km

Armement :

4 mitrailleuses de 7,5 mm

 

900 kg de bombes

 

 

Voir les profils 3 vues du bombardier Amiot 143

 

 

Conçu en réponse à un programme de multi-place de combat soumis par le Ministère de l'Air en 1928, le prototype de l'Amiot 140M effectue son premier vol le 12 avril 1931. Commandée à 40 exemplaires en novembre 1933, cette version est remplacée par l'Amiot 143 suite au nouveau programme de multiplace BCR (bombardement - combat - reconnaissance) émis la même année.

L’Amiot 143 n°01 décolle pour la première fois en août 1934. Les premières livraisons aux unités ne débutent qu’en juillet 1935 à cause d’une mise au point difficile (*).

En tout, 138 exemplaires de série seront construits et affectés à différents Groupes.

Totalement dépassé en septembre 1939, l'Amiot 143 est utilisé pendant la drôle de guerre pour de rares missions de reconnaissance sur l’Allemagne, souvent sans intérêt, et au largage de tracts... en attendant son remplacement par des bimoteurs modernes (LeO 45, Amiot 351/354). Ce rééquipement n'étant pas terminé au 10 mai 1940, la cinquantaine d'Amiot 143 encore en service dans quatre GB des 34ème et 38ème escadres va être lancée finalement au combat de jour comme de nuit dans de véritables missions suicides pour faire face à la situation calamiteuse des Armée françaises et anglaises.

Les pertes seront lourdes pour de maigres résultats...

 

(*) Le Commandant BIZARD et le capitaine MOCKEL, accompagnés du capitaine GOROSTARZU et des sous-officiers PROUTIN, PÉRONET et GRARD, sont envoyés à Madrid dès le mercredi 23 octobre avec un de ces nouveaux appareils du 22ème pour le présenter aux autorités espagnoles. Malheureusement, l’appareil doit se poser en rase campagne à 1 km au sud de Saintes à cause d’ennuis de moteur ; il est légèrement endommagé.

Ce même équipage repart de Chartres le samedi 26 avec un autre appareil qui voit son vol Chartres-Rochefort fort contrarié par une mauvaise circulation d’huile... Si la fuite due à un manomètre défectueux peut être réparée à Rochefort, l’appareil est encore signalé immobilisé à Cazaux le 1er novembre par « l’Intransigeant ».

Le premier appareil pour sa part, après avoir été dépanné, ne peut être remis en route par un mécanicien venant de Bordeaux que le 31 octobre du fait de l’arrêt prolongé de ses moteurs ; il regagne alors Chartres...

Le lendemain 1er novembre, le second appareil quitte Cazaux....mais pour Chartres ! La présentation en Espagne ne peut donc avoir lieu.

Une fois quelques mises au point complémentaires faites, une autre mission équivalente peut partir le lundi 10 décembre. L’équipage est constitué cette fois du commandant de CASTETS, du lieutenant GÉNIN, du capitaine MOCKEL, du sergent radio PROUDON et du sergent-chef mécanicien TRICOT. Un Potez 540 d’une autre unité est également du voyage. Partis de Chartres à 9h40, les avions font escale à Toulouse à 13h 05. Leur voyage continuera dans les jours suivants en Espagne et au Portugal avec des vols de démonstarion devant les autorités compétentes de ces deux pays : Madrid, Grenade, Seville, Lisbonne, Madrid où ils resreront bloqués le jour de noël à cause du mauvais temps... Ils seront renrés en France avant le nouvel an ! Mais pas de commandes ensuite par ces deux pays...

 

 

 

Amiot 143 - 22ème escadre - Chartres

 

 

Chartres –Décembre 1935 – Les premiers Amiot 143 sont arrivés à la 22ème escadre – Insigne « Gypaète » des 3ème et 4ème escadrille

L’alignement des avions est quasiment sur un axe nord-sud de bas en haut

En haut à gauche, le dernier groupe de hangars, récemment construit – Au centre les ateliers datant de 1923 - À droite, plein sud, les casernes

 

 

 

 

Amiot 143 - 22ème Escadre - Chartres

 

Amiot 143

 

 

Bombardier Amiot 143 - 22ème Escadre - Chartres

 

Bombardier Amiot 143 - 22ème Escadre - Chartres

 

 

 

 

 

 

 05/2013 – Extraits de la revue « Plein Ciel » 

 

 

LE MARÉCHAL TOUKHATCHEVSKY de l'Armée de l’U.R.S.S

visite à Chartres la 22ème ESCADRE AÉRIENNE

nouvellement équipée des AMIOT 143 BIMOTEURS GNOME-RHÔNE K 14

 

Février 1936

 

 

 

 Amiot 143 - 22ème Escadre - Chartres

 

Amiot 143 - 22ème Escadre - Chartres

 

 

 

Chartres – Février 1936 – Amiot 143 de la 22ème escadre – Second groupe – Insigne « Gypaète »

De gauche à droite : Capitaine FONCK, Général VASSILTCHENKO, Maréchal TOUKHATCHEVSKY, Colonel CAUBOUE

Général Gérard, Général VENTSOV, Colonel PUTNA, Général OUBOREVITCH, Colonel MARTIN.

 

 

 

 

 

 

 

 12/2008 - Un récite de Paul ROPERT (1986) - Pilote à la 5ème escadrille de la 22ème escadre en 1936 

 

 

La « CROISIÈRE d’AFRIQUE du NORD »

22ème ESCADRE de BOMBARDEMENT - AMIOT 143

 

Juin 1936

 

 

Coupure de journal BA 122

 

 

Douze avions militaires entreprennent un voyage de dix-sept jours en Afrique du Nord

Ils ont effectué hier sans incident la première étape de leur randonnée de Chartres à Toulouse

Douze gros appareils multiplaces de combat, partis ce matin, à 6 h. 15, de Chartres pour un voyage de dix-sept jours en Afrique du Nord, ont atterri à 8 h 50 à Toulouse, but de leur première étape.

Au cours de leur voyage, les équipages se livreront à des exercices de tir et de bombardement dans la région d'Oran.

Ces avions appartiennent à la 22ème escadre d’aviation lourde de défense. Ce sont des appareils du type le plus récent, munis chacun de deux moteurs.

La flottille, placée sous le commandement du colonel Martin, est divisée en deux groupes, dont l'un est commandé par le capitaine Moguet(1) et l'autre par le commandant Cappart Chacun des appareils transporte six hommes d'équipage, ce qui représente 73 officiers et sous-officiers, pilotes, navigateurs, de renseignements, mitrailleurs, radios ou mécaniciens.

Les prochaines étapes prévues sont les suivantes : Toulouse-Los Alcazares, Los-Acazares-Meknès, Meknès-Oran, Oran-Alger, Alger-Tunis, Tunis-Meknès, Meknès-Toulouse et Toulouse-Chartres.

Il est probable que M, Pierre Cot, ministre de l'Air, assistera au départ de là flottille demain, à Toulouse.

Le Petit Parisien, 16 juin 1936

 

(1) Le capitaine MOGUET avait été victime d’un grave accident le 13 mai 1935 à Reims (voir plus bas).

 

 

 

AMIOT 143 - Cathédrale de CHARTRES - 1936

 

AMIOT 143 - Cathédrale de CHARTRES - 1936

 

Amiot 143 - Chartres - 1936

 

Amiot 143 - Chartres - 1936

 

 

Début juin 1936

Préparation du départ de CHARTRES de la « CROISIÈRE d’AFRIQUE du NORD »

AMIOT 143 - 22ème Escadre de Bombardement - 2ème groupe (CAP115) codé 13 - 1er groupe (VB 109) codé 7

 

 

 

Comment se rappeler des événements vieux d'un demi-siècle ! Une mémoire infidèle, un carnet de vol, ce document précieux que l'on conserve comme une relique, donnant des renseignements nets et précis, mais insuffisants ; il reste alors les souvenirs que je vais vous conter.

 

Le 15 juin 1936, douze Amiot 143 de la 22ème escadre, s'envolaient du terrain de CHARTRES pour une mission intitulée «La Croisière d'Afrique du Nord», une belle promenade pour les 72 privilégiés qui y participèrent.

 

1ère étape : TOULOUSE

Là, les conditions météo défavorables nous obligent à passer la nuit dans la cité des violettes. Le lendemain matin un ciel clair nous permet de franchir les Pyrénées et aussi de survoler le centre de l'Espagne, un pays montagneux, chaotique et brûlé par le soleil. Aujourd'hui cela a changé, sauf que l'on ne déplace pas les montagnes ; après 4 h 30 de vol, atterrissage à LOS ALCAZARES, terrain de CARTHAGÈNE Revue des équipages passés par un Général espagnol qui prononça quelques mots en français en nous souhaitant la bienvenue et ajoutant qu'il avait été breveté pilote en France et portait, pour cause, le même macaron que nous. Connaissance avec nos nouveaux camarades, réception remarquable comme savent le faire des hommes fiers et généreux, dignes représentants de leur race. L'après midi visite de la cathédrale et tard dans la nuit celle des chapelles !

 

Le17 juin : cap sur MEKNES

Survol de la «MARE NOSTRUM» chère à Blasco Ibanez, puis le Maroc. En arrivant près du terminus de cette étape, un Amiot était immobilisé près du balisage ; il s'était «posé» avant la piste... Le pilote était le chef de mission ; ironie du sort, ce commandant, avant le départ, nous avait recommandé de bien le suivre, car il connaissait le terrain !! Visite de la ville et évidemment du quartier réservé, une véritable ville ! Chez Zou Bida que Pierre Moreau m'avait recommandé comme un haut lieu où seuls les européens avaient accès, nous attendaient de jeunes et ravissantes mauresques venues, parait-il gagner leur dot.

 

Le 18 juin : arrivée à ORAN la SENIA

Quel changement de décor ! Plus d'Européens que d'Arabes, de belles oranaises, souvent d'origine espagnole ou juive que nous admirions en sirotant notre anisette matinale. Le samedi soir nous sommes allés à un bal populaire pour en connaître l'ambiance où j'ai rencontré une Grecque ! Le dimanche, tournée des plages aux environs de MERS EL KÉBIR dont mon camarade DURR, m'avait vanté la beauté, contestable pour le breton que suis. Mais nous n'étions pas venus pour faire du tourisme et deux exercices de bombardement furent effectués par les équipages, ce qui nous permit de voir ce superbe plateau oranais avec ses vignobles et ses immenses champs de blé dur.

 

Le 24 juin : départ pour BLIDA

Non pas pour visiter la fameuse grotte des singes, mais pour permettre la visite d'ALGER LA BLANCHE que nous regagnons en car. La Corniche, la rade, la mer, la rue de l'Isly, que tout cela nous a semblé beau !

 

Le 25 juin : direction Tunis

Après 3 h 25 de vol, atterrissage à EL AOUINA. Cette capitale m'a semblé être avant tout une ville méditerranéenne, un mélange de races, de langues et de couleurs. L'avenue de Paris, véritable fourmilière où tout le monde semblait heureux. J'y suis retourné il y a une douzaine d'années ; quelle déception ! Tout était triste…

 

Le 26, juin : circuit des plages, Carthage et ses environs

 

Le 27 juin : première étape du retour

Oran était notre 1ère étape après 6 h de vol à 4000m; le lendemain MEKNÈS et le 29, direction la France. Un temps de cochon à l'approche de la frontière nous obligea à contourner le cap de CREUS au ras des flots sous une pluie battante et de faire escale à Perpignan après 6 h de vol. Le 1er juillet nous étions de retour à la cité des Carnutes après avoir effectué 41 h de vol ? Des photographies officielles de chacun des 12 équipages et une avec tous les membres de la mission réunis furent prises en souvenir de notre odyssée…

 

Bulletin de l’A.A.A.M.B.A.C n°68

Hiver 1986

Paul ROPERT

adj/c pilote à la 22ème Escadre en 1936

1908/1994

 

 

 

22ème Escadre de Bombardement de Chartres - Amiot 143 - 1936

 

 

1er Juillet 1936

Retour à CHARTRES de la « CROISIÈRE d’AFRIQUE du NORD »

AMIOT 143 – 22ème Escadre de Bombardement – Appareil appartenant à la 1ère escadrille

 

Le Colonel MARTIN qui commandait la 22ème Escadre se trouve au centre, entouré du Commandant CAPPART à sa gauche et du Commandant ROUSSELET

Le premier Groupe est à gauche et le second Groupe à droite

 

 

 

Les équipages

 

Adjt LUCAS

Lt de SAINT-MARS

St WITTMANN

Cne GAUJOUR

Adj Chef JOURET

Adjt CHAUME

S/Lt GIRARDOT

St MAZEREAU

S/Lt BALLANDRAS

Adjt DE BAR

St Chef NOISEUX

St BRULÉ

St Chef RAGE

Adjt CHENEVIÈRE

St MARTIN

St Chef MASSON

Adjt YGONNET

St Chef MARIE

Adjt CBROQUART

St Chef TRICOT

St MERCADER

St RENARD

St Chef LE BAIL

St PICAULT

St BOURGUIGON

St MANIFASSIER

St BOUREL

S/Lt LAFARGUE

St Chef PORTET

St TRUCHOT

 

 

 

 

 

St BEDENNE

St BOURGUIGNON

Cne SABLIER

St PERONNÉE

St ZIMMER

St PUJO

St BOUSSION

S Lt HASSIER

St BELLENGER

St Chef LE SAOUT

St BOIRE

St Chef RAMONDO

Adjt BRIDONNEAU

Cdt CAPPART

St Chef PAPIN

St Chef ROPERT

Cne BODIN

St GILLOT

Adj Chef TRONTIN

Lt FOUCHÉ

St Chef LE HEIGET

 

St CAPEILLÈRE

Adt PIERRE

S/Lt MORIZE

Adj Chef LEFEBVRE

 

St Chef BOISMERY

 

St Chef SICCART

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

 

Groupe 1/22  - 1ère escadrille  Groupe 1/22 - 2ème escadrille         Groupe 2/22 - 3ème escadrille  GRoupe 2/22 - 4ème escadrille

 

Images : © F-X-Bibert – 2010

 

 

 

 

Bombardier Amiot 143 - 22ème escadre - Chartres

 

 

Octobre 1935 - Après la « CROISIÈRE d’AFRIQUE du NORD », lors d’une étape du « TOUR DE FRANCE DES PROTOTYPES »

AMIOT 143 n°12 codé « 11 » de la 4ème escadrille du 2ème Groupe de la 22ème EB (CAP 115) – Gypaète corps blanc, collier et rémiges verts

Collection Franck Roumy – Droits réservés

 

 

 

AMIOT 143 - Profil

 

 

 

 

 

 

BA 122 – CHARTRES – PROPAGANDE AÉRONAUTIQUE

Visite de la BA 122 pour les « Jeunes de l’Union Nationale des Combattants »

 

Hiver 1936/1937

 

Publié dans « LA VOIX DU COMBATTANT » du 15 août 1936

 

 

Nous lisons dans le numéro de juin du journal « l'U.N.C. de l’Eure » : J.U.N.C. du Canton de Rugles.

 

« La visite de la base aérienne 122 au camp d'aviation militaire de Chartres a eu lieu le dimanche 24 mai comme prévu par les Jeunes de l'U.N.C. de Rugles, auxquels s'étaient jointes plusieurs personnes plus âgées et toutes éprises des choses d'aviation.

Dès leur arrivée, sous la conduite d'aviateurs militaires éprouvés, aimables et érudits cicérones, ce fut la visite détaillée des salles d'études de nos futurs aviateurs.

Etudes sur un avion en partie démonté, salle d'étude des moteurs de toute puissance, salle d'étude de la radio, d'étude des tirs divers, depuis la mitrailleuse de bord jumelée ou non jusqu'aux bombes de 10 à 500 kilos a déclanchement automatique par l'électricité pour bombardements aériens, présentation d'un appareil fort bien étudié à  l'aide duquel les futurs bombardiers s'essaient à viser et toucher un but figuré sur une sorte de trottoir roulant entraîné à grande vitesse.

Centrale électrique du camp, cabine de surveillance de jour et de nuit du camp d'aviation, balisage du terrain, indicatifs par lampes puissantes donnant certaines indications pour l'atterrissage de nuit avec vitesse de vent, etc.

Causerie des plus intéressantes sur le guidage d'un avion perdu par temps brumeux ou nuit noire et conduit littéralement vers le champ d'atterrissage sans dévier de sa ligne et cela grâce à la T.S.F. des postes d'écoute et de bord.

Visite d'un des immenses hangars abritant de nombreux avions de chasse, de reconnaissance et de bombardement, avec description détaillée pour chacun d'eux.

Vue d'ensemble trop courte hélas mais combien réconfortante pour ceux qui aiment se rendre compte par eux-mêmes de ce que possède notre pays pour sa défense.

Il est à souhaiter que beaucoup de groupements de jeunes suivent l'exemple donné par celui de Rugles et décident de visiter un camp d'aviation. »

 

 

 

 

 

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03/2009 - Collection FXB

 

BA 122 – CHARTRES - 6ème ESCADRE DE CHASSE

Les LOIRE 46 (850 CV – 360 km/h) remplacent les NIEUPORT-DELAGE NiD 629 (500 CV – 280 km/h)

... mais les « chasseurs modernes », ailes basses et train rétractable, se font attendre...

 

Hiver 1936/1937

 

 

Nieuport 62 - Chartres

 

Un des premiers NIEUPORT-DELAGE NiD 622 de CHARTRES

 

Nieuport DElage 629 - GC I/6 - Chartres

Nieuport 629 - GC 1/6 - Chartres

NIEUPORT-DELAGE NiD 629

GC I/6 - 2ème ESCADRILLE – Fanion Bleu et Blanc – SPA 12

 

Archives personnelles de Joseph BIBERT

 

 

Nieuport 629 - GC I/6 - Chartres

 

 

Nieuport DElage 629 - GC II/6 - Chartres

NIEUPORT-DELAGE NiD 629

GC II/6 - 3ème ESCADRILLE – Cigogne allongée – SPA 26

 

Archives personnelles de Aain GUILLEUX

 

 

Nieuport 62 - Noettinger

 

NIEUPORT-DELAGE NiD 62 – Dessin de Jacques Noetinger

 

Voir les profils 4 vues du Nieuport-Delage NiD 62

 

 

 

Exercice de tir à la cinémitrailleuse

 

NIEUPORT-DELAGE NiD 629 et LOIRE 46 à CHARTRES – Exercice de tir à la cinémitailleuse

 

Archives personnelles de Aain GUILLEUX

 

 

Loire 56 - GC II/6 - Chartres

 

LOIRE 46

GC II/6 - 3ème ESCADRILLE – Cigogne allongée – SPA 26

 

 

Loire 46 - GC I/6 - ChartresLoire 46 - GC 1/6 - Chartres

Loire 46 - GC I/6 - Chartres

 

LOIRE 46

GC I/6 - 1ère ESCADRILLE - Tête de gaulois – SPA 96

 

Archives personnelles de Joseph BIBERT

 

Voir les profils 3 vues du Loire 46

 

 

 

Loire 46 - Chartres

 

Loire 46 - Chartres

Loire 46 - Chartres

Loire 46 n°16 – GC /II/6 4ème escadrille (SPA 124)

Loire 46 n°?? – GC I/6 2ème escadrille (SPA 12)

Loite 46 n°38 – GC II/6 3ème escadrille (SPA 26)

 

Loire 46 - Chartres

 

Loire 46 - Chartres

Loire 46 - Chartres

Loire 46 n°20 – GC I/6 1ère escadrille (SPA 96)

Loire 46 n°39 – GC II/6 3ème escadrille (SPA 26)

Loire 46 n°51 – GC I/6 2ème escadrille (SPA 12)

 

Loire 46 - Chartres

 

Loire 46 - Chartres

Loire 46 - Chartres

Loire 47 n°37 N-155 – GC II/6 4ème escadrille

Loire 46 n°8 N-095 – GC II/6 4ème escadrille

Loire 46 n°39 N-157 – GC II/6 3ème escadrille (SPA 26)

 

Profils et photographies de différents LOIRE 46 de la BA 122 de CHARTRES

avec et sans camouflage, entre 1937 et 1938

 

Avec l’aimable autorisation de Jacques Moulin – Droits réservés

Document’air n°3 – Avia Editions

 

 

 

Loire 46 - Sgt Maurice BOYMOND

 

 

Moire 46 - Sgt Maurice BOYMOND

 

 

Loire 46 - Sgt Maurice BOYMOND

 

1938 - Le sergent-chef Emile BOYMOND et son Loire 46 - Première escadrille du GC I/6 – SPA 96 « Têtede Gaulois »

Voir la page consacrée au Sergent Emile BOYMOND

Collection personnelle François-Xavier BIBERT – Droits réservés

 

 

 

Loire 46

 

Loire 46

 

LOIRE 46 de la 1ère escadrille du GC I/6 – SPA 96 « Têtede Gaulois »

 

Loire 47

 

LOIRE 46 de la 4ème escadrille du GC II/6 – SPA 124 – « Jeanne d’Arc »

 

 

 

 

 

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 11/2008 - FXB

 

Le GAO 504 et les Autogires

 

1937-1939

 

 

Autogyre Loiré et Olivier LéO C.30

 

« La Vie Aérienne » du 4 juin 1936 et du 25 mai 1938

 

Le Groupe Aérien d’Observation 504 (GAO 504) a été créé à CHARTRES en juillet 1937, au service du IV Corps d’Armée stationne au Mans. Relégué par les escadres de chasse près du « calvaire » de la Mihoue et équipé de Potez 390, il reçut 4 autogires Lioré et Olivier LeO C.30 fin 1938. Ces appareils n’ont pas été réellement opérationnels lors de la déclaration de guerre, faute de doctrine d’utilisation et sans couverture aérienne. Les quelques photos, dessins ou maquettes ci dessous représentent des appareils d’autres unités, faute de clichés pris à Chartres.

Si ces appareils sont généralement peu connus, tous les riverains de l’aérodrome se souviennent pourtant avec une certaine frayeur de leur passage hésitant et bruyant juste au dessus des toits du faubourg Saint-Chéron... Ce sont les appareils n°12, 45, 57 et 59 qui ont volé dans le ciel de Beauce ; le GAO 504 a aussi participé à des manoeuvres dans l’ouest de la France en mai et juin 1939 avec les n° 47 et 59.

Le GAO 504 a quitté Chartres le 2 août 1939 pour rejoindre la IVème CA en recevant quelques Potez 63-11 après le retrait des autogires désarmés.

 

 

Autogyre LIORE et OLIVIER LéOC30

Collection Jacques Moulin – Droits réservés

 

 

   

 

 

Autogyre Loiré & Olivier C.30Autogyre Loiré & Olivier LéO C.30

 

Accident de l’autogire LeO C.30 n°22

 

Le pilotage de ses engins appelés communément « Marguerite » n’était pas chose facile, comme le prouve ces deux photographies faites au C.P.P. (Centre de Perfectionnement au Pilotage) de Salon de Provence le 11 mars 1938.

 

Collection Jean Menneglier – Elève à l’Ecole de l’Air de Salon de Provence - Droits réservés

 

 

 Je recherche les « rares » photographies des autogires de Chartres – Merci d’avance 

 

 

Autogire LéO C.30 - Chartres - 1939

 

Autogire Lioré et Olivier LeO 30 devant un alignement de Potez 25 – Chartres – 27 septembre 1939

 

Autogire LéO C.30 - Chartres - 1939 - Document Olivier BAILLON

 

Remerciements à Olivier Baillon pour ce magnifique document – Droits réservés

 

Lien vers quelques informations techniques sur l’autogire Lioré et Olivier C.30

 

 

 

 

 

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 12/2008 - AÉRO JOURNAL n° 40 - Christian Jacques EHRENGARDT 

 

 

Les DEWOITINE 500 (501/510) de la 2ème escadre de Chasse

 

1937 - 1938

 

 

Dewoitine 501/510 - Chartres

 

GC II/2 – 3ème Escadrille (SPA 65) – D.501 n°131 – Capitaine Baudoin de Calonne d’Avesnes, Commandant de l’escadrille

GC II/2 - 4ème escadrille (SPA 57) – D.501 n°248

 

 

Dewoitine 501/510   Dewoitine 501/510

 

GC I/2 : D.501 n°188 - 2ème escadrille – Accidenté en 1937 1937   et    D.501 n° 189 - 2ème escadrille (fête de l’air à Villacoublay du 10/07/1938)

 

 

 Dewoitine 501/510

 

GC II/2 - D.501 n° 131 – 3ème escadrille - Appareil du capitaine Calonne d’Avesnes - Commandant de l’escadrille

 

Collection J. Mutin et Musée de l’Air – Droits réservés

 

 

Dewoitine 501 - Jacques Noettinger

 

Dewoitine 501 – Dessin de Jacques Noetinger

 

 

Liens vers les planches des profils 4 vues des DEWOITINE :  500 - 501 - 510

 

Lien vers un dessin original à la craie d’un DEWOITINE 501 réalisé avant guerre par un aviateur de la BA 122

 

Archives personnelles FXB

 

 

 

 

 

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PRISES D’ARMES sur la BASE AÉRIENNE 122 de CHARTRES

 

17 février et 16 mars 1938

 

Au cours de la prise d’armes du 17 février 1938, le général Joseph Vuillemin, commandant du 1er Corps Aérien, qui sera nommé le lendemain « Chef d’Etat Major Général de l’Armée de l’Air », a remis les insignes de grand officier de la Légion d'honneur au colonel d'aviation Armand Pinsard, un des grands as de la première guerre mondiale. D’une énergie farouche, il fut fait prisonnier début 1915, mais il parvint à s’évader en 1916 après trois tentatives. De retour en escadrille après avoir été nommé lieutenant et avoir reçu la Légion d’honneur, il obtint 27 victoires officielles, ce qui le classe 8ième au palmarès des as français.

 

 

1938 - Colonel Armand PINSARD et Général Joseh VUILLEMIN    Prise d'armes - Chartres BA 122

 

 

BASE AÉRIENNE 122 - CHARTRES - Prises d’armes des 17 février et 16 mars 1938

 

 

 

 

 

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 12/2011 – Contribution famille ROBERT 

 

 

 

Général d'HARCOURT - Satisfaction pour le lt-colonel ROUGEVIN-BAVILLE  - Diplôme Lucien ROBERT

 

A l’automne 1935, suite à de multiples incidents, accidents et déboires divers subis à cause du matériel par les escadrilles de chasse de la 6ème Escadre Aérienne à Chartres, le Général d’HARCOURT, commandant par intérim le 2ème Corps Aérien, dont elle fait partie, adresse au lieutenant-colonel ROUGEVIN-BAVILLE, son Commandant, un témoignage de satisfaction. Celui-ci sera ensuite transmis nominativement à chacun des personnels de l’Escadre : ci-dessus, le diplôme du sergent mécanicien Lucien ROBERT du GC I/6, qui sera affecté ultérieurement au GC III/6, pieusement conservé dans son carnet de vol.

 

 

 

 

 

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 Photo-montage FXB et collections personnelles

 

L’Arrivée des nouveaux chasseurs « MORANE SAULNIER 406 » à CHARTRES

 

1939

 

 

Morane 406 - Chartres - 1939

 

Exceptionnelle photo des Morane 406 des deux escadrilles du GC I/6 à Chartres début 1939.

De face, la 1ère escadrille, SPA 96, « Têtede Gaulois » et de dos la 2ème escadrille, SPA 12, « Fanion Bleu et Blanc ».

Ce Groupe quitte Chartres fin février 1939 afin de constituer avec le GC I/7 de Dijon « l’Escadre de Marche d’Afrique du Nord » (EMAFN).

(Débarquement du du porte hydravion « Commandant’ Teste » les 7 et 8 mars à Bizerte et séjour à Sétif du 17 mars au 21 juin 1939 sur l’aérodrome de Aïn-Arnat.)

Collection Georges Gauthier – Droits réservés

 

 

Morane 406 - SPA 96    Morane 406 - SPA 12

Profils : Thierry DECKER - « Avions » n°206 : juillet/août 2015

 

 

 

Morane Saulnier MS.406 n°438 - BRETAGNE - Marcel COADOU

 

A gauche, dans le hangar de la SPA 3, les tous premiers Morane Saulnier MS 406 affectés au GC I/2 en avril 1939

Le capitaine Marcel COADOU, as de la guerre 1914/1918, est l’adjoint du commandant de Groupe Marcel WILLIAME

A droite, nommé commandant; Marcel COADOU devant son Morane baptisé BRETAGNE à Beauvais-Tillé en octobre 1940

Collection famille COADOU - Droits réservés

 

En décembre 1937, le capitaine de réserve Marcel COADOU, héros de 14/18, est réintégré, à 40 ans, au service actif pour une durée de deux ans. Il est affecté au 1er groupe de la 2ème escadre d'aviation légère de défense basée à Chartres. Ce groupe, qui réunit les deux plus célèbres escadrilles de chasse de l'armée de l'air ; la SPA 3 dite de Guyenemer et la SPA 103 ; dite de Fonck, prendra en 1939 l'appellation « Groupe de Chasse GC I/2 ». Après quelques vols à la section d'entraînement, il pilote dès janvier 1938 les Dewoitine 500, avions anciens qui équipent encore le Groupe à cette époque.

An avril 1939, le Groupe commence à percevoir des Morane Saulnier 406, le plus moderne monoplace de chasse le de l'armée de l'air de l’époque, mais déjà moins performant que les Messerschmitt 109 allemands : ce chasseur obtiendra quand même de nombreuses victoires contre son homologue allemand grâce à la grande qualité et à l’engagement sans faille des pilotes français.

Quelques jours avant la déclaration de guerre, le 27 août 1939, le GC I/2 décolle de Chartres pour se rendre sur son premier terrain d'opérations ; Beauvais-Tillé dans l'Oise. Marcel COADOU est nommé commandant le 2 septembre.

Le GC I/2 opère en février 1940 à partir de Velaine (près de Nancy), puis à Xaffévillers dans les Vosges. Le commandant COADOU effectue quelques missions de guerre en participant à la protection de Potez 63 de reconnaissance. En avril, nouveau changement de terrain pour le groupe de chasse I/2 qui s’installe à Toul-Ochey (Meurthe-et-Moselle).

Lors du déclenchement de l'offensive allemande du 10 mai Marcel COADOU effectue une mission de protection du terrain sur alerte, mais celui-ci étant trop exposé, le Groupe est déplacé 4 jours plus tard à Damblain (Haute-Marne). Puis c’est un repli rapide vers le sud, via Dijon-Longvic, jusqu’à Nîmes-Courbessac où il sera dissous le 20 août 1940.

Marcel COADOU a été cité le 14 juillet à l'ordre de la division avec attribution de la croix de guerre avec étoile d'argent :

« Pilote de guerre 1914-1918 au cours de laquelle il avait obtenu 9 victoires. A repris sa place dans un groupe de chasse où il est resté durant toute la campagne 1939-1940, faisant preuve d'un allant qui ne s'est jamais démenti. A fait profiter les pilotes de son unité de son expérience tout en donnant lui même un exemple soutenu au cours de patrouilles de chasse auxquelles il a participé. »

Il a été démobilisé le 24 août 1940 et s’en est retourné à la vie civile.

 

 

Cliquez sur les liens ci-dessous pour voir les deux photographies originales ayant servies au photomontage suivant :

Morane Saulnier 406 n° 169

Cathédrale de chartres

Morane Saulnier MS 406 - GC II/6 - Chartres - Photomontage

 

Le Morane Saulnier MS 406 n° 169 du GC III/6 - BParc Aviation 22 - Chartres – 1939

Cet avion a été mis en pylône par le sergent-chef Joseph KULLING le 26 juillet 1939 à Chartres

Il sera détruit lors du très grave accident du Sergent GROSDEMANCHE du 30 septembre 1939 à Bouillancy

 

 

 

Morane Saulnier MS 406 - GC II/6 - Chartres 

 

Un Morane Saulnier MS 406 du GC II/6 – 3ème escadrille – SPA 26 - Parc Aviation 22 - Chartres – 1939

face à un alignement de Loire 46 encore utilisés pour la formation des pilotes

Remerciements à Olivier Baillon pour ce magnifique document – Droits réservés

 

Site Internet - Air Insigne - Olivier BAILLON 

 

Visitez le site « Air Insignes » d’Olivier Baillon

Une collection impressionnante...

Cliquez sur la bannière ci-dessus

 

 

 

Le sergent Georges GAUTHIER - MS 406 n°183 - N504 – GC III/6 – 6ème escadrille

Collection Georges Gauthier – Droits réservés

 

 

 

Perpignan La Salanque - Manoeuvres des GC II/6 et III/6 de la BA 122 de Chartres - 08/1939

MS 406 n°162 de la 4ème escadrille du GC II/6 – SPA 124 – « Jeanne d’Arc »

Collection Joseph Bibert – Droits réservés

 

 

 

 

 

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Le FARMAN 190/192 de l’Aéro-club de CHARTRES

 

Avril 1939

 

 

 

Le FARMAN F.190 n°17 est acquis par la CAF (Compagnie Aérienne Française) en 1929. Il est loué par la société Columbia pour transporter l'orchestre « Alexander » qui accompagne le Tour de France des avions de tourisme en juin1932. Il est cédé à l'Aéro-club de Chartres en mars 1939. Son changement de type (F.192) est enregistré le 15 mai 1939.

 

Tout savoir sur les Farman 190 sur le site « Crezan Aviation »

Voir ce même avion en 1932 sur la page « Jean Bétrancourt »

 

 

 

 

 

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 11/2011 – Contribution de Jean-Paul BONORA

 

 

Le service militaire et les classes d’un soldat anonyme à Chartres en 1939

 

Eté 1939

 

 

Album Chartres 1939

 

Album Chartres 1939

 

Une page originale et une page reconstituée de l’album d’un soldat français effectuant son service militaire à Chartres en 1939

Sur la première photo, en haut à gauche, les soldats présentent deux journaux :« Frou-Frou » et « L’Os à Moëlle »...

(Deux agrandissement de photos de cet album ci-dessous)

 

 

 

Album Chartres 1939

 

 

Eté 1939

Un groupe de soldats pendant leur service militaire sur la Base Aérienne de Chartres

 

 

Album Chartres 1939

 

 

Eté 1939

Un aviateur de la Base Aérienne de Chartres en grande tenue devant un des 4 Potez 63 du Groupe de Chasse GC III/6

 

 

 

 

Remerciements à Jean-Paul Bonora pour ces magnifiques documents – Droits réservés

 

 

 

 

 

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 02/2013 – Collection Georges Gauthier 

 

 

Le départ en guerre des escadrilles de chasse de la base de Chartres

 

27 août 1939

 

 

 

Sergent Georges GAUTHIER - GC III/6

 

 

Eté 1939

Le sergent Georges GAUTHIER devant son Morane Saulnier 406 n°183 – GC III/6 – 6ème escadrille – Hangars au nord du terrain à proximité du village Champhol

 

 

MS.406 des Escadrilles de Chartres - Général PINSARD

 

 

Sur la vaste plaine de Beauce, les Morane Saulnier 406 du GC I/2 et GC II/2 passés en revue le 13 juillet 1939 par le Général PINSARD, commandant de la base de CHARTRES

GC I/2 - 1ère escadrille : cigogne « ailes basses » de la SPA 3, la fameuse escadrille de Guynemer - 2ème escadrille : cigogne « ailes hautes » de la SPA 103

GC II/2 - 3ème escadrille : cigogne « ailes alongées » de la SPA 26 - 2ème escadrille : « Jeanne d’Arc » de la SPA 124

Au premier plan l’avion personnel du Général PINSARD, le MS.406 n° 978, baptisé le « Pirate »,qui a été décoré de superbe manière

Il porte en outre la bande tricolore des « As » et l’insigne de la SPA 26, escadrille dans laquelle le valeureux pilote de la grande guerre combattit : 27 victoires homologuées

 

 

Départ en guerres des Escadrilles de Chasse de CHARTRES

 

 

Branle-bas de combat le 27 août 1939 au matin sur le terrain d’aviation de CHARTRES – Cette fois c’est la guerre !

Les Morane Saulnier 406 et les Potez 631 de commandement se préparent à partir, tout comme les véhicules de l’échelon roulant qui ne sont pas de la première jeunesse...

 

Collection Georges Gauthier – Droits réservés pour les trois photographies ci-dessus

Merci d’avoir autorisé la publication de ces documents exceptionnels

 

 

Sur l'aérodrome de Chartres, les cinq groupes de chasse qui y sont basés ont « un délai de quatre jours pour passer du pied de paix au pied de guerre ». Cette situation est rapidement connue de la population. Depuis des mois, les Chartrains sont habitués à voir voler les escadrilles de Morane 406 constituées de 9 ou 12 appareils.

Le 27 août dans l'après-midi, c'est un spectacle inhabituel et impressionnant dans le ciel de Chartres. Plus de 100 chasseurs s'envolent les uns après les autres, virent au-dessus de la ville et prennent la direction du nord-est.

Un officier a raconté ce départ massif :

« Réveillé à 2 heures du matin par cette lugubre sonnerie " la générale ", tout le personnel se présente une fois de plus pour la n-ième répétition de mise en route qui sera la ...der-des-der ce coup-ci. Dès 3 heures, les hangars prennent l'aspect de véritables usines.

A 6h 30, les Matford s'ébranlent ; derrière eux, deux breaks cognent lamentablement mais disparaissent à leur tour, emportant -on ne sait où - tout le personnel non navigant. Puis c'est l'équipement ultra complet de tous les appareils qui semblent pleurer une dernière fois leur belle piste de repos.

Harnachés comme des scaphandriers, les pilotes attendent à leur tour le signal du départ. Attente nerveuse toute la journée.

16 h 10 : ordre de décollage. Dans un vrombissement peu commun, cent appareils tour à tour saluent une dernière fois la cathédrale, sous l'œil plus inquiet que surpris de la population. »

Dans l'historique d'un des autres groupes partis de Chartres, le ton est plus guerrier, genre « fleur au fusil », au moment du départ :

« Après quatre jours de préparation, le groupe est enfin prêt, plein d'allégresse à l'idée de se mesurer bientôt à l'ennemi. »

Moins d'une heure plus tard, les avions des cinq groupes atterrissent sur des terrains différents répartis dans quatre départements, l'Oise, le Nord, l'Aisne et la Marne.

Extrait de « La guerre de 1939-40 en Eure et Loir (tome 1) »

Jean-Jacques François – Editions « La Parcheminière » - 1996

 

 

Première destination des Groupes de Chasse de Chartres le 27 août 1939

 

Groupe

Terrain

Département

Commandant

Appareils

GC   I/2

Beauvais-Tillé

Oise

Cne DARU

MS 406

GC  II/2

Clermont-les-fermes

Aisne

Cdt MICHEL

MS 406

GC III/2

Cambrai-Niergies

Nord

Cdt GEILLE

MS 406

GC  II/6

Anglure-Vouarces

Marne

Cdt FONTANET

MS 406

GC III/6

Bouillancy (via Villacoublay)

Oise

Cne DE PLACE

MS 406

 

 

Stationnement des Groupes de Chasse de Chartres jusqu’à l’armistice et au débarquement alliès en AFN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Terrains

Arrivée

Départ

 

Terrains

Arrivée

Départ