
Sergent/chef
Emile BOYMOND
Pilote
au Groupe de Chasse GC 3/6
6ième
Escadrille

Les hommes du GC III/6 - Historique officiel du GC III/6 - Livre
du marche de la 5° - Livre
de marche de la 6°
Page d’accueil du site de François-Xavier BIBERT
Emile BOYMOND sur MEMORIAL WEB
Extrait du livre de marche
de la 6ème escadrille du Groupe de Chasse GC III/6
14
mai
Début
de matinée calme. Vers midi de nombreuses patrouilles décollent sur alerte. De
retour au nid, tous les appareils ne rentrent pas, il manque celui su S/C
Boymond. Le s/Lt Steunou et une patrouille de la 5ème ont abattu un
Heinkel ; nous apprenons aussi que Boymond a certainement abattu un
Heinkel. Malgré tout l’angoisse subsiste à son sujet.
15
mai
Un
deuil frappe l’escadrille, le premier de la guerre ! Notre camarade
Boymond, absent depuis la veille, est tombé au champ d’honneur après avoir mené
jusqu’au bout un combat inégal. Nous perdons en lui un véritable ami et un
pilote de grande classe. L’escadrille ne tardera pas à venger ce premier deuil.
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Citation du sergent/chef BOYMOND Pilote
plein d’audace. Le 11 avril 1940 a brillamment conduit sa patrouille à
l’attaque d’un avion de reconnaissance ennemi qu’il a contribué à abattre
dans nos lignes. Croix de guerre avec palme |
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Citation du sergent/chef BOYMOND Brillant
chef de patrouille, plein d’audace. Le 10 mai 1940 a mené en collaboration
avec le sergent Gauthier un combat victorieux contre un bimoteur ennemi,
abattant ainsi son deuxième avion. Croix de guerre avec palme |
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Citation du sergent/chef BOYMOND Brillant
chef de patrouille qui avait déjà deux victoires. A trouvé une mort glorieuse
en attaquant seul, le 14 mai, un peloton de trois bombardiers ennemis. Médaille militaire à titre posthume Croix de guerre avec palme |


Morane Saulnier 406

Lieu de la chute du Morane Saulnier 406 d’Emile Boymond
Stèle construite en sa mémoire pendant la guerre
Extrait de la revue
« L'Air » - Numéro 525 - Décembre 1942
« Nous partons fréquemment en chasse,
mais tu peux être sans inquiétude à mon sujet. Je me tirerai toujours
d'affaire. »
Le sergent-chef pilote Emile Boymond ne pensait
certes pas en écrivant le 9 mai 1940 cette phrase pleine d'optimisme à son
vieux père, que le petit village savoyard de Thairy recevrait cinq jours plus
tard un message qui le plongerait dans une douloureuse stupéfaction !
Un message affreux d'un émouvant laconisme : « Votre fils, câblait-on à M.
Auguste Boymond, a trouvé une mort
glorieuse près de Dijon, en livrant seul contre neuf, un combat héroïque... »
Puis les détails arrivèrent. C'est ainsi que
l'on apprit que des avions ennemis ayant été annoncés, le jeune sergent-chef
Boymond, n'écoutant que son courage et son ardent désir de se mesurer à nouveau
avec l'adversaire, s'élança en compagnie de son sous-lieutenant à la rencontre
des bombardiers, tout en ayant soin d'avertir, leurs camarades pilotes : « Nous partons, venez nous rejoindre de
façon à pouvoir nous dégager si nous en avons besoin »
Aussitôt cet appel lancé par la radio les
deux Morane s'en vont à l'aventure, de toute la puissance de leur moteur. Les
pilotes savent que la tâche sera ardue mais qu'importé ! Les avions fendent
l'azur, les traits des hommes se durcissent, ils sont l'un et l'autre confiants
mais bientôt Emile Boymond voit son chef en difficulté avec son moteur, son
chef qui perd de plus en plus de l'altitude pour finalement se poser dans une
prairie voisine...
Que
va faire Emile Boymond ? Va-t-il renoncer maintenant qu'il est seul ? Non, il
tire encore un peu plus sur la manette des gaz et quelques secondes plus tard,
il est face à l'adversaire. Les mitrailleuses crachent, le Morane exécute un
véritable ballet aérien autour des neuf bombardiers fortement armés et Boymond
pense que s'il peut tenir ainsi quelques minutes, ses camarades de la base
arriveront. Ce qu'il veut, c'est avant tout de gagner du temps. Son audacieuse
attaque a déjà freiné la marche de ses adversaires, mais ceux-ci réagissent,
les avions se déploient en éventail et de toutes parts, le crépitement des
mitrailleuses se fait entendre, les balles sifflent autour du Morane. Ce combat
inégal pouvait-il durer longtemps ? Hélas, le Français mortellement touché,
descend en flammes et va s'écraser dans une forêt voisine, au moment précis où
ses camarades arrivaient pour le seconder...
Deux jours plus tard, on retrouvera le corps
carbonisé du jeune Savoyard que seule une parcelle du livret militaire permit
d'identifier d'une façon certaine. Il avait vingt-six ans !
Emile Boymond était ce qu'il est permis
d'appeler un caractère. N'est-ce pas lui qui répondait à un ami qui lui
recommandait la prudence : « La vie n'est rien, c'est le pays seul qui
compte. »
Mon jeune frère, nous dit Maurice Boymond
duquel nous tenons tous ces détails, a toujours été féru d'aviation. Il avait à
peine dix-huit ans que déjà il portait l'uniforme bleu de l'aviation militaire
et naturellement c'est la chasse qui l'attira, où il ne devait pas tarder à se
faire remarquer de ses chefs pour sa maîtrise et son audace.
Pourtant une fois - c'était en 1934 - son
audace faillit lui être fatale. Il faisait alors partie de l'escadre de
Chartres et il apprit qu'un meeting aérien allait avoir lieu à Viry à quelques
kilomètres de notre village. Il se procura je ne sais où un vieux taxi réformé
et annonça crânement qu'il avait l'intention de se mesurer avec les Michel
Detroyat et autres Cavalli. Il vint quelques heures avant le meeting survoler
Thairy et dans sa juvénile ardeur il imposa à son vieux " coucou "
tant et tant de choses, que toute cette gamme de loopings audacieux et virages
autour du clocher devait se terminer par un splendide pylône dans un champ
d'avoine. Emile qui avait eu la chance de s'en tirer avec seulement quelques
égratignures était certes beaucoup plus vexé qu'il ne le laissa paraître. Mais
il jura ce jour-là, de se réhabiliter aux yeux de ses compatriotes. Il tint
parole.
Dès ses premières permissions la croix de
guerre était épinglée sur sa tunique, et sur son livret militaire deux
citations ratifiaient deux belles victoires aériennes.
En quittant son petit village de Thairy, il
dit un jour à son père : « Je
retourne au front faire de la chasse. Il me faut trois nouvelles victoires dans
le délai d'un an pour être nommé sous-lieutenant. J'espère bien d'ici peu
obtenir mon galon d'officier. »
Là encore il tint parole. Et c'est le Journal
Officiel qui publia une citation à l'ordre de l'Armée ainsi conçue
: « Le sergent-chef Boymond, brillant chef de patrouille, plein
d'audace, le 10 mai 1940 a mené, en collaboration avec le sergent Gautier un
combat victorieux contre un bimoteur ennemi, abattant ainsi son cinquième avion."
Le 11 mai, il descendait encore un nouvel
avion.
Et le 14 mai 1940, il écrivait en lettres de
sang la fin de son beau et noble roman.
Jean-Pierre SERVANGE.
Enquête de Bernard LAISSUS
– 1964 - 20ème anniversaire de la libération de Dijon

Témoignage en 1964 de M. Jean SCHWARTZ
Jean
SCHWARTZ est un sympathique pilote dijonnais de réserve, carrossier dans
l'atelier de son oncle, M. TOURDIAS. Il fut témoin de la chute du Morane
d’Emile BOYMOND depuis la route de Troyes.
« "J'étais
très jeune et travaillais avec mon oncle dans un atelier installé à la sortie
de Dijon sur la R.N. 71, précise notre informateur. Il était environ 16
heures en ce 14 mai 1940, lorqu’une
puissante formation de bombardiers allemands apparut dans un ciel parfaitement
bleu. Notre attention fut cependant particulièrement attirée par la présence
d'un chasseur volant au centre de la formation, vraisemblablement une centaine
de mètres plus bas. Soudain, les batteries de D.C.A. postées à Daix se mirent
en action contre la formation ennemie, et quelques minutes plus tard, abattent
un appareil. Celui-ci semblait touché à l'arrière. Une épaisse fumée
prolongeait le sillage de l'avion qui s'abattit presque à la verticale. Au
milieu des coups de D.C.A. éclatant ça et là, nous n'avions pu tout d'abord
identifier précisément ce chasseur insolite. C'est après avoir rejoint les
habitants de Prenois autour du point de chute que nous avons pu identifier
l'avion comme étant un Morane 406 français. »
Témoignage en 1964 de M. GAULIER,
menuisier à Prenois
« J’étais sur la porte de mon atelier,
dans l’après midi, et suivais les évolutions de deux chasseurs allemands je
crois, au prises avec un avion français. Et puis tout à coup l’appareil à cocardes
bascula et tomba presque à la verticale dans la direction de Val Suzon.
Quelques secondes plus tard, une gerbe de flammes et de fumée montait au dessus
des arbres.
Arrivé
le premier à l’orée du bois, j’ai découvert le parachute intact environ cinq
cent mètres avant d’arriver au point de chute de l’avion. Je suppose que le
pilote est resté coincé sans la carlingue au moment où il sautait.
Il
fallut attendre plus de deux heures avant de pouvoir approcher de l’épave. Le
chasseur avait explosé. Détail particulièrement macabre, le corps du pilote
déchiqueté avait été projeté çà et là ; des morceaux de chair calcinée
étaient plaqués contre les troncs et sur les branches.
Quelques
mois plus tard un frère du pilote est venu à Prenois pour faire poser la stèle
qui est toujours en place. Le frère d’Emile BOYMOND est revenu après la
libération et a chargé M. RENARD, le maire actuel de notre village, de faire
assurer le nettoyage des lieux moyennant la rétribution habituelle. Depuis plus
de deux ans nous n’avons plus de nouvelles, ce qui n’empêche pas notre ami
GARABIT de s’acquitter fidèlement de la mission »
Témoignage en 1964 de Pierre GUILLAUMIN
M.
Pierre GUILLAULIN, ancien mécanicien du Groupe de chasse GC III/6, est
propriétaire d’un grand café à Dijon.
«
J’ai connu BOYMOND au Groupe de chasse 3/6. J’étais alors sergent mécanicien
d’avion dans cette unité, formée en avril 1939 à Chartres. « Mimile »
rentrait de Tunisie, où il avait été détaché avec une escadre de marche issue
de la 6ème (escadre), début 1938.
En
août 1939, notre unité commune quitte Chartres pour Wez Thuisy dans la Marne (il oublie le passage à Bouillancy) et au cours de l’hiver,
BOYMOND et son 406 descendent un Heinkel et un Dornier 17 au-dessus de la Voie
Romaine entre Reims et Mourmelon.
Puis
le 1er mai 1940, nous quittons la marne pour Chissey, petit village
jurassien où un terrain était aménagé pour recevoir les Morane.
L’accueil
fut vraiment extraordinaire. Les jeunes filles du village vinrent nous offrir
le brin de muguet traditionnel, et toutes les maisons nous étaient ouvertes
pour trinquer à une victoire à laquelle on ne croyait plus !
Nous
avions de plus le privilège de loger dans les célèbres Salines d’Arc et Senans.
Le 10
mai, depuis cette base, en patrouille avec le sergent GAUTHIER, BOYMOND descend
un Heinkel 111 (un Dornier17 en fait) à moins de 5 kilomètres du
« taxi-way ». Deux jours plus tard, même victoire en collaboration
avec le sergent Godard (Nota :
au bout de 24 ans les souvenirs s’estompent, puisque BOYMOND ne participait pas
le 11 mai au vol des 3 Morane de la 6ème escadrille, patrouille,
incluant le sergent GABARD, qui abattit effectivement un Heinkel 111)
Nous
arrivons ainsi à l’aube du 14 mai. Vous vous rappelez de la situation après les
attaques allemandes sur la Somme. Nous passions de la rage au désespoir. Il
fallait donc faire payer les frais de la drôle de guerre à ceux qui
prétendaient la gagner.
Le
capitaine CHAINAT, as de la guerre 1914-18, commande (en second) le 3/6 et laisse une certaine liberté de manœuvre à ses pilotes.
Au début de l’après midi, BOYMOND décolle avec sa patrouille ; on a
signalé un Heinkel dans les parages. En fait c’est une formation complète qui
approche de Dijon, lorsque les 406 se présentent au combat. Au P.C. nous
suivons la marche des opérations grâce à la liaison radio entretenue par
BOYMOND. « J’y vais », hurle-t-il soudain. Quelques secondes se
passent, tragiques puis Mimile reprend la parole. « Je viens d’en descendre
un, mais ils sont nombreux, envoyez du renfort. « Il n’y a plus de
taxi » répond le capitaine, « Rentrez ». A ce moment l’équipier
de BOYMOND, le sergent BOUIN apparaît à l’horizon. Le circuit d’huile de son
avion a été coupé par une rafale. Le chef de la 3/6 réitère son ordre à BOYMOND
qui répond : « D’accord, je fais une passe pour en
« sucrer » encore un et j’arrive ». Un temps puis le pilote
d’une voix rageuse « M… ! Je n’ai plus rien dans les pétoires. C’est
foutu, je m’en paye encore un en lui bouffant le cul ! »

Lors de son témoignage en 1964, Pierre Guillaumin, mécanicien au GC
III/6 en 1939/1940, a dessiné de mémoire les insignes du « Groupe des
masques »
L’angoisse
nous paralyse, ce que vient d’annoncer Emile BOYMOND, nous savons tous ce que
cela signifie. L’opération consiste à rester en dehors de la ligne de feu des
mitrailleuses de queue du bombardier et de plonger sur l’empennage arrière pour
l’arracher avec l’hélice. Nous ne saurons d’ailleurs jamais ce qui s’est passé
exactement. Nous avons supposé que BOYMOND avait été touché soit par la D.C.A.,
soit par les mitrailleuses du Heinkel qu’il voulait entraîner dans sa plongée
désespérée. Toutefois, dès le lendemain, la chute de l’avion dans les bois de
Prenois nous était signalée officiellement. Le 17 mai, le corps de BOYMOND, ou
tout au moins ce qu’il en restait, a été inhumé au cimetière de Dijon en
présence de tous les membres du Groupe. Devant la tombe, nous sommes intrigués
par la présence d’un homme âgé, vêtu d’une redingote, nous pensons à un
pasteur, c’est le père d’Emile BOYMOND. Après la cérémonie, il nous réunit et
avec une bouleversante dignité, commente la mort de son fils, quant à sa
signification humaine et patriotique. Car je n’ai pas honte de le dire
vingt-cinq ans après, nous avons tous pleuré comme des gosses. Mais il fallait
oublier, et le soir, nous avons fait un dégagement mémorable à la Brasserie du
Miroir »
Nota : la dépouille
mortelle d’Emile BOYMOND a été transportée au cimetière d’Annemasse après la
libération.
Un grand Merci à Daniel
Gilberti qui a communiqué les coupures de journaux correspondantes
Extrait du journal
« Le Bien Public » - 7 mai 2007
7 mai 2007
LE PILOTE FRANCAIS S'EST CRASHÉ LE
14 MAI 1940 A PRENOIS
Le drame du
« bois de l'aviateur »
Mort
au combat, tel est le destin du pilote dont l'avion s'est écrasé en
mai 1940 dans les bois de Prenois, après avoir attaqué 3 bombardiers
allemands, au-dessus de la base de Longvic.
Lors de la commémoration du 8 mai 1945,
les habitants de Prenois sont conviés à venir se recueillir près d'une stèle
édifiée sur le lieu où en 1940, durant la Seconde Guerre mondiale, un avion a
été abattu. Ce bois porte depuis ce jour le nom de « bois de
l'aviateur ».
Qui était ce pilote, dont le nom Emile-Adrien
Boymond est gravé sur la stèle ? (1) Grâce aux renseignements obtenus
auprès de sa famille, et de l'armée française, il a été possible de lui donner
un visage et de retracer son funeste destin.
Emile-Adrien Boymond est né le 12 juillet
1913 à Annemasse en Haute-Savoie. Orphelin de mère très jeune, il fut élevé par
son père, instituteur. D'après sa famille, il était de nature attachante, mais
indiscipliné, téméraire, voire même casse-cou.
Il s'engage à 18 ans dans l'aviation
française à Bron, proche de Lyon. En 1938, à l'occasion d'un meeting aérien, il
se fait remarquer d'une façon qui le caractérise. Un article retrouvé dans les
annales de son village révèle que « l'avion du sergent aviateur capota à
Thairy et se brisa à l'atterrissage dans un terrain trop lourd. Bilan pour le
pilote : un bras cassé ». Le sergent Boymond avait
« emprunté » un avion militaire sans en avertir ses supérieurs !
Un
très bon pilote
En 1940, le sergent-chef Emile Boymond, chef de
patrouille, était noté comme un très bon pilote, très entraîné. Le 10 mai
1940, les archives militaires indiquent que la patrouille Boymond a trouvé un
Do17 de la Luftwaffe au sud-est de Dijon ; l'aventure s'était finie par
une descente en flamme de l'ennemi.
Le 14 mai 1940 à 11 h 35, le
sergent-chef Boymond et le sous-lieutenant Steunou étaient partis en couverture
de la région de Dijon. En difficultés mécaniques, le second avait atterri peu
après alors que Boymond avait pris seul la direction de Dijon. Dix minutes
après, il signalait qu'il s'apprêtait à attaquer un peloton de 3 bombardiers
au-dessus de la base de Longvic. Ce fut son dernier message. Il toucha un
Heinkel, mais fut touché à son tour et termina en flammes dans les bois de la
commune de Prenois.
Tombé
au champ d'honneur
Selon un extrait du journal de bord de
l'escadrille du sergent-chef Boymond : « Le
15 mai, un deuil frappe l'escadrille, le premier de la guerre, notre
camarade Boymond, absent depuis la veille est tombé au champ d'honneur après
avoir mené jusqu'au bout un combat inégal. Nous perdons en lui un véritable ami
et un pilote de grande classe ».
Le 16 mai, un pilote se rendra à Dijon pour
déposer une couronne sur la dépouille du sergent-chef Boymond. Il sera enterré
dans sa commune (il était originaire de Saint-Julien-en-Genevois) et figure sur
le monument aux morts. Trois citations de l'armée de l'Air lui ont été
attribuées. De son courage demeure, dans la forêt de Prenois une stèle érigée
par son frère Maurice dans les années soixante qui porte son nom, ainsi que les
restes de son Morane 406.
Jean-Yves DUPONT
(1) D'après une enquête réalisée par
Françoise Lebrun, conseillère municipale de Prenois.
Note
complémentaire publiée à la suite de cet article :
Le Morane Saulnier
406 : Le handicap de sa vitesse
En septembre 1939, à la déclaration de
la Seconde Guerre mondiale, le Morane 406 était « numériquement
parlant », le plus important des chasseurs français. Sa maniabilité était
excellente mais ne suffisait pas à équilibrer le handicap de sa vitesse trop
faible. Issu d'un programme de 1934, le MS 406 était la version de série du
MS405 qui vola en août 1935. En tout, 1037 MS 406 furent construits en
France. A ce total viennent s'ajouter les appareils fabriqués en Suisse. Cet
avion fut utilisé, outre par l'armée de L'Air, par la Suisse, la Turquie et le
Finlande. Le moteur était un Hispano-Suiza 12Y-31 de 860 cv.
Informations de cette page
rassemblées par François Xavier BIBERT (2008et 2009)
APPEL à la famille d’Emile BOYMOND dans la région
d’ANNEMASSE…
Je souhaiterais compléter cette page consacrée à Emile
BOYMOND par d’autres documents
Photos de la Jeunesse d’Emile…
Livret militaire…
etc…
Merci de prendre contact avec F-X. BIBERT
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