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Lieutenant Gabriel MERTZISEN (1914/1951)

Pilote au Groupe GC 3/6 (1939/1944)

Héros du Normandie-Niémen (1944/1945)

As de la seconde guerre mondiale

 

 

Gabriel Mertzisen

 

 

 Insigne GC III/6 - 5ème - Marsque Tragédie     Insigne Groupe Normandie-Niemen

 

 

 

Les hommes du GC III/6 - Historique officiel du GC III/6 - Livre du marche de la 5° - Livre de marche de la 6°

 

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Gabriel MERTZISEN sur Mémorial Web

 

 

La carrière de Gabriel Mertzisen (aussi écrit Mertzizen) est intéressante car elle permet d’imaginer ce que purent être les états d’âme de ces jeunes aviateurs qui en 1939 se battirent avec fougue contre l’envahisseur allemand. Ils étaient persuadés de la supériorité de la force française, dans leur enthousiasme et leur désir de ressembler aux « AS » de la grande guerre, qui les avaient fait rêver pendant toute leur adolescence.

 

Moarane Saulnier 406 - GC III/6   Dewoitine 520 - GC III/6

GC III/6 – 5ème Escadrille - Du Morane 406 au Dewoitine 520

 

Ils comprirent en juin 1940 que leurs vaillants Morane n’étaient plus à la hauteur de leurs ambitions, mais ils ne se considéraient pas comme battus. De plus ils venaient d’être équipés du prodigieux Dewoitine 520, dont ils avaient découvert ébahis les alignements d’appareils tout neufs parqués par centaines autour de l’usine Dewoitine de Toulouse, en allant quasiment « choisir » le leur, alors que l’armistice se signait.

 

L’efficacité de cet appareil racé, qui serait devenu incontestablement l’équivalent des meilleurs, Spitfire, Focke-Wulf ou Loockeed P38, en étant équipé dans ses versions ultérieures d’un moteur plus puissant, tellement sa structure avait été réussie, rendait euphoriques tous ceux qui avaient la chance de le piloter.

 

En quelques jours, dans les derniers combats avant l’armistice contre les Italiens, ils avaient fait des merveilles…

 

Que demander de plus ? Ces passionnés avaient surtout envie de voler et d’en découdre. Mertzisen et ses camardes du III/6 se retrouvaient maintenant à Alger avec 36 appareils intacts et la politique, ils la laissaient aux Politiques… Les Chefs avaient des ordres, on appliquerait les ordres des Chefs…

 

Et voilà que les anglais avaient « lâchement » attaqué la France à Mers El Kébir, puis à Dakar, en tuant quelques uns de leurs copains des autres Groupes… L’entende cordiale, c’était en 1904, à peine 35 ans ! On parlait peu à Alger de ce général austère, qui avait appelé son fils Philippe, et qui tentait pour sa part, de Londres, de sauver ce qui pouvait encore être l’être de l’honneur de la France, et qui allait se battre, seul contre tous, pour qu’elle ne soit pas laminée définitivement quand les Alliés, avec lui, gagneraient la guerre dans quelques années ! Et Philippe Pétain était toujours le héros de 1914-1918 qui avait sauvé la France et qui allait maintenant paternellement la protéger…

 

Mertzisen et ses compagnons étaient d’excellents pilotes, des guerriers qui faisaient bien et modestement leur métier, sans heureusement se poser trop de questions et sans avoir forcément le charisme des quelques rares et grands visionnaires ; il n’y eu finalement que 1036 croix de la Libération décernés pour toute cette longue Guerre, dont seulement 700 à des militaires…

 

Et quand en mai 1941, ils eurent l’occasion d’assouvir leurs rêves de vols et de gloire en allant avec leurs belles machines défendre au Levant, le Liban et la Syrie, territoires sous protectorat français, contre les Anglais, ils partirent dans doute avec enthousiasme et sans état d’âme…

 

Les premières victoires de Gabriel Mertzisen furent donc obtenues contre des Hurricane anglais…

 

Dewoitine 520 - Campagne du Levant

 

GC III6/6 – Mai 1940

Le D.520 de Gabriel MERTZISEN en SYRIE

 

La campagne du Liban fut une sale affaire, surtout que les Français Libres du Général Legentilhomme se sont engagés finalement à coté des Anglais, pour combattre les forces vichystes de l’Amiral Dentz. Elle fera naître le doute dans bien des les esprits. Le retour à Alger du GC III/6, mi juillet 1941 après la capitulation de Dentz et la signature de la convention de Saint-Jean d’Acre ne fut pas trop glorieux. En octobre, quelques pilotes du GC III/3 à Oran parvinrent à s’éclipser vers Gibraltar avec leur Dewoitine… Un an plus tard, ceux du III/6 n’auront heureusement pas à se poser trop de questions métaphysiques le 8 novembre 1942, lors du débarquement anglo-américain en A.F.N. ; ils ne furent quasiment pas engagés, car la mauvaise météo au dessus de Maison Blanche ce jour-là, ne leur permit pas de décoller. Leurs collègues du GC III/3 n’eurent pas cette chance et affrontèrent les « envahisseurs ». Il y eut des pertes sévères des deux cotés au-dessus d’Oran, dont le commandant Engler, le patron de ce Groupe…

 

Les choses changèrent… Les Américains trouvèrent en terre d’Afrique de bons pilotes expérimentés et ils leurs donnèrent des avions, bons ou moins bons, pour qu’ils puissent se battre cette fois à leurs cotés !

 

Ces Français d’A.F.N. qui n’étaient plus des « Français de Vichy » sans être réellement des « Français Libres des F.A.F.L. (Forces Aériennes Françaises Libres) », se remirent donc au boulot sous la tutelle américaine et s’en prirent de nouveau aux Allemands, équipés maintenant du délicat Bell P-39 « Airacobra » en ce qui concerne ceux du GC III/6 (voir fiche en bas de page).

 

Il faut que les jeunes générations qui souvent ne distinguent que le blanc et le noir dans l’éventail des couleurs, en ayant une vision de l’Histoire réduite faute qu’elle ne leur ait été correctement expliquée avec la tolérance nécessaire, se gardent de s’ériger en ayatollahs des F.A.F.L. Ces jeunes hommes qui ont été regroupés en A.F.N. après la défaite de la France de juin 1940 pour eux incompréhensible, n’avaient pas forcément à cette époque tous les éléments pour apprécier la situation. Ils ont suivi les ordres de leurs chefs, de la même manière que la quasi-totalité des Français qui a fait confiance au vieux Maréchal en ces jours sombres. Les mérites de la petite poignée de ceux qui ont eu une exceptionnelle vision de l’Histoire en ralliant immédiatement la France Libre n’en sont que plus grands (*), mais ceux de tous ces militaires qui de l’armistice au débarquement américain de novembre 1942 ont continué à servir leurs chefs légitimes, ne doivent pas être sous-estimés. Porter aujourd’hui des appréciations parfois peu amènes au sujet des 18 mois où ils sont restés au service de ce qu’on le veuille ou non était le gouvernement légal de la France, même si elle n’était plus une république, est souvent le fait de ceux qui auraient bien pu être en juin 1944 des résistants de la dernière heure. De plus, beaucoup se sont retrouvés dans un camp plutôt que dans l’autre du fait des circonstances plutôt que par réelle volonté individuelle ! On peut dire et écrire de grosses bêtises quand on juge l’Histoire et ses Acteurs en connaissant la fin du film…

 

François Xavier Bibert (09/2008 et 06/2009)

 

(*) Pour tordre le coup à la légende des départs massifs vers Gibraltar dans les semaines qui ont suivi l’armistice, on peut se reporter à l’ouvrage de Vital Ferry « Croix de Lorraine et croix du sud ». Le 26 juillet étaient arrivés à Gibraltar 14 avions : 3 Glenn Martin, 1 Glenn Martin détruit par batterie de DCA (espagnole), 2 Caudron Simoun, 1 Caudron Simoun détruit à l’atterrissage, 2 Caudron Goéland, 1 Morane 230, 2 Morane 315, 1 Potez 650 détruit à l’atterrissage, 1 Potez 650 détruit à l’atterrissage, 1 Caudron Pélican (message du commandant Pijeaud à l’amiral Muselier transmis par télégramme signé du Gouverneur de Gibraltar au War Office à Londres). Pour respecter les conventions d’armistice, il est vrai cependant que des dispositions matérielles pour rendre un « emprunt » d’aéronef quasiment impossible avaient été immédiatement prises et des recommandations plus générales préalablement données : « La rupture du fait de l’armée de l’air des clauses d’un armistice entraînerait inévitablement la reprise des hostilités, l’occupation totale du territoire français, la disparition de l’armature gouvernementale et, finalement de la Nation française. Il est inutile d’insister sur les conséquences d’une telle hypothèse : elle équivaudrait en fait pour la France à un véritable esclavage » (Instruction personnelle et secrète du Général Vuillemin, Chef d’Etat-major, au Général Pennès, commandant les forces aériennes et les forces terrestres antiaériennes en Afrique du Nord du 20 juin 1940).

 

 

 

 

 

Né le 28 mai 1914 à Alger, mais d’origine alsacienne, Gabriel Mertzisen s'engage à l'âge de 19 ans dans l'aviation. En 1936, il prépare le concours des sous-officiers du personnel navigant et il est breveté pilote l'année suivante, le 2 juillet 1937.

 

 

Il rejoint à Chartres, en mai 1939, le Groupe de Chasse GC 3/6 nouvellement formé et il est affecté comme sergent à la 5ème Escadrille sur Morane Saulnier 406. S’il prend part à de nombreuses missions au cours de la Campagne de France, il ne remporte pourtant pas de victoire aérienne, mais il passe sans dommage cette difficile épreuve, en perdant plusieurs de ses camarades.

 

 

 

Citation du sergent/chef MERTZISZEN

A l’ordre de l’Escadre

 

Jeune pilote de chasse, a toujours assuré avec  beaucoup de courage les missions sui lui ont été demandée ; s’est particulièrement distingué le 25 mai 1940, au cours d’une mission très difficile de chasse d’armée.

 

Croix de guerre avec étoile de bronze

 

 

 

Replié à Alger Maison Blanche avec son Groupe à l’armistice, il est nommé Sergent-chef  et il participe aux fratricides combats de Syrie entre les forces de Vichy et les Anglais au printemps 1941, combats au cours desquels il détruira en collaboration trois appareils britanniques et sera lui-même abattu le 8 juin par la D.C.A. en Syrie près d'Ezraa.

 

Bouton photographie

Dewoitine 520 du GC III/6 à Catane

 

Le Dewoitine 520 n° 326 du GC III/6 - Escale de Catane

Avion perdu le 8 juin aux mains de Gabriel Mertzisen

 

 

 

Citation du sergent/chef MERTZISZEN

A l’ordre de l’Armée

 

Sous Officier Pilote d’un rare courage et d’une grande énergie. Le 8 juin 1941, assurant avec son chef de patrouille la protection d’une mission de reconnaissance, n’a pas hésité, sa mission terminée, à revenir mitrailler un convoi ennemi qu’il avait repéré.

Abattu par le feu adverse et bien que fortement contusionné au milieu des débris de son appareil, a marché de longues heures à travers le bled pour ne pas tomber au main de l’ennemi.

 

 

 

 

Citation du sergent/chef MERTZISZEN

A l’ordre de l’Armée

 

Sous officier d’une énergie et d’une ténacité çà toute épreuve. Le 15 juin 1941 au cours d’une mission de couverture a soutenu un très dur combat contre plusieurs appareils ennemis.

Abattu par l’un d’eux, a réussi après plusieurs jours, malgré de multiples contusions et après des difficultés, à rejoindre un Poste Français et à regagner sa base en franchissant les lignes adverses

 

 

 

 

Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord de novembre 1942, Gabriel Mertzisen, devenu adjudant, continue à voler au sein du Groupe GC 3/6, devenu Groupe "Roussillon", avec lequel il effectue de nombreuses patrouilles côtières sur les nouveaux Bell P-39 Airacobra.

 

Son vieux camarade, l’As Pierre Le Gloan, lieutenant commandant dans ce Groupe la nouvelle 3ème escadrille créée le 11 août 1943, se tue accidentellement en rentrant d’une de ses missions juste un mois plus tard, le 11 septembre.

 

Gabriel Mertzisen restera un des rares pilotes français de cette époque à abattre un appareil Allemand. Le 4 octobre vers 18h 45, six Airacobra du « Roussillon » protègent au large du Cap Ténès le convoi U.G.S. 618 composé d’une soixantaine de navires. Le S/C Le Bras abat un Dornier 217 et l’adj Mertzisen attaque un Heinkel 111. L’avion percute la mer mais Mertzisen est aussi touché. Il peut cependant atteindre la côte, sauter en parachute sur la terre ferme et rentrer au terrain à 22h00, sur un cheval qu’il a pu « emprunter »….

 

Il se porte alors volontaire pour le groupe "Normandie", plus connu sous le nom de « Normandie-Niémen », qu'il rejoint à Toula en U.R.S.S. le 7 janvier 1944, une fois nommé Aspirant. Il est affecté à la troisième escadrille, qui vole sur les fameux Yakovlev 9, remplacés, un peu plus tard, à bout de souffle, par un appareil encore plus performant, le Yakovlev 3 (voir fiches en bas de page). A la tête de cette escadrille appelée « Cherbourg », Pierre Pouyade, le célèbre Commandant du « Normandie », nomme le lieutenant Marcel Lefèvre. On y trouve aussi le lieutenant André Moynet, vingt deux ans, Français Libre (F.A.F.L.) pur et dur ; c’est un remarquable chasseur, titulaire de quatre victoires sûres et deux probables en Angleterre, futur Compagnon de la Libération et futur Ministre de la Jeunesse dans le cabinet Mendès France en 1954. André Sauvage, cinq victoires, fait également partie du « Cherbourg ». L’intégration des nouveaux arrivants de 1944, qui ont pour certains combattu les Français Libres au Levant, n’est pas chose facile. Mais le commandant Pouyade et son adjoint le commandant Louis Delfino, qui arrive quelques semaines après Mertzisen, sont de sacrés meneurs d’hommes et ils sauront mettre de l’huile dans les rouages…

 

Gabriel Mertzisen

 

L’aspirant Gabriel MERTZISEN

en U.R.S.S. au Groupe « Normandie-Niémen »

 

En octobre, Gabriel Mertzisen abat trois avions allemands en huit jours et clôt sa liste des victoires par un dernier Messerschmitt 109 le 14 janvier 1945. Il est lui-même abattu le 27 mars 1945 mais s'en sort indemne. Il reviendra triomphalement en France le 20 juin 1945 avec tous les héros de « Normandie-Niémen » aux commandes de leur appareil offert par Staline, en remerciement de leurs exploits.

 

En octobre 1945, sous/Lieutenant depuis avril, est nommé à la Direction des Transports Aériens (D.A.T.), puis au Groupe de Transport 4/15 de Chartres l'année suivante.

 

Il passe ensuite sept mois en opérations en Indochine à partir de novembre 1947, pour être affecté à son retour, au GT 3/61 "Poitou" (ex 4/15) qui vole alors sur des trimoteurs Junker 52 « Toucan », dérivé civil de l’appareil militaire construit à des milliers d’exemplaires par les Allemands pendant la guerre. Un an plus tard il rejoint à Persan- Beaumont l’ELA 1/56 « Vaucluse" qui dispose de différents appareils (Goéland, Baltimore, Barracuda, Pingouin, Dakota, Siebel…) .

 

Insigne GT 4/15 - POITOU                              Insigne ELA 1/56 VAUCLUSE

 

GT 4/15 puis GT 3/61 POITOU                    ELA 1/56 VAUCLUSE       

 

En pleine guerre froide, il se tue le 30 septembre 1951, décollant de Lahr en Allemagne de l'ouest au cours d'un vol de nuit, dit officiellement « d’entraînement » (1a et b), aux commandes d’un monomoteur biplace Fairey Barracuda. Il repose dans le cimetière de Montfermeil en Seine Saint-Denis.

 

Fairey Barracuda

 

Fairey Barracuda

 

(1a) Le GAM 56 est né du désir exprimé par le général de Gaulle d'avoir une escadrille de missions spéciales totalement indépendante des Anglais. Le bureau central de renseignement et d'action a créé sa propre escadrille à partir de février 1944. Cette unité autonome débute avec deux Lysander récupérés au Moyen-Orient. Constituée à Alger, l'escadrille travaille en pool avec les Anglais du 148th Squadron of special duties à partir de Brindisi, puis de la Corse pour préparer le débarquement de Provence. En septembre 1944, l'escadrille s'installe au Bourget. Elle prend l'appellation d'ELA 1/56 le 1er mai 1945, entrant de ce fait officiellement dans l'armée de l'air avec des matériels variés (Morane 500, Cessna VC7, Junker 52), elle assure les missions que lui confient les services spéciaux français. Au début de 1946, l'ELA s'installe à Persan-Beaumont, et prend le nom de "VAUCLUSE" en 1947 avec comme insigne les armes de la ville d'Avignon. Avec la Guerre froide et la crise de Berlin, l'escadrille s'étoffe peu à peu (Goéland, Baltimore, Barracuda, Pingouin) et Persan devient une véritable base aérienne…etc…

(1b) Pour en savoir un peu plus sur l’activité réelle de Gabriel Mertzisen au sein du « Vaucluse », lire un petit extrait des Mémoires de P.A. Thébault, « … D’un pépin à l’autre ».

 

 

 

 

Décorations du Sous-lieutenant Gabriel MERTZISEN

 

Légion d'Honneur

Officier de la Légion d'Honneur

Médaille militaire

Médaille Militaire

Croix de guerre

Croix de Guerre 1939 - 1945 (12 citations)

Croix de guerre TOE

Croix de Guerre TOE

Médaille Coloniale

Médaille Commémorative 1939 - 1945

Mérite Libanais

Mérite Libanais (Liban)

Air Medal

Air Medal (USA)

Médaille de la victoire (URSS)

Médaille de la Victoire (URSS)

Ordre de la guerre pour le salut de la patrie (URSS)

Ordre de la Guerre pour le Salut de la Patrie (URSS

 

 

Victoires de Gabriel MERTZISEN

(Quelques éléments varient selon les sources)

 

Date

Date

Avion

utilisé

Avion

détruit

Unité

Lieu

1

23/06/41

D.520

Hurricane

GC III/6

Rayack (Liban)

2

05/07/41

D.520

Hurricane

GC III/6

Deir ez Zor (Syrie)

3

05/07/1941

D.520

Hurricane

GC III/6

Deir ez Zor (Syrie)

4

05/07/1941

P-39N

He 111

GC III/6

Cap Ténès (Algérie)

5

14/10/44

Yak 9

Ju 88

NN

Trakehnen (Prusse E)

6

16/10/44

Yak 9

Me 109

NN

Goritten (Prusse E)

7

22/10/44

Yak 9

Fw 190

NN

Insterburg (Prusse E)

8

14/01/45

Yak 3

Me 109

NN

Insterburg (Prusse E)

 

 

 

 

 

BELL AIRACOBRA P-39A

 

Bell  P-39A Airacobra

 

Mise en service

1941

Date de retrait

1951 en France

Nombre construit

9 584 unités de 1940 à mai 1944

Équipage

1 pilote

Motorisation

Moteur

1 Allison V-1710-85

Puissance

1 150 ch

Dimensions

Envergure

10,36 m

Longueur

9,19 m

Hauteur

3,61 m

Surface alaire

19,79 m²

Masses

À vide

2 500 kg

Avec armement

3 400 kg

Maximale

3 970 kg

Performances

Vitesse maximale

540 km/h

Plafond

9 800 m

Vitesse ascensionnelle

1 100 m/min

Distance franchissable

1 100 km

Armement

Interne

1 canon de 37 mm (30 Obus)

2 mitrailleuses Browning M2 de 12,7 mm dans le nez (200 coups)

2 mitrailleuses Browning M2 de 12,7 mm dans les ailes (300 coups)

 

 

BELL P-39 AIRACOBRA

 

Le Bell P-39 Airacobra était un chasseur américain de la seconde guerre mondiale construit par Bell Aircraft Corporation. Cet avion était de conception très moderne avec son train tricycle et aux caractéristiques prometteuses sur le papier, avec sa verrière panoramique, son armement de très gros calibre dans l'axe, son moteur monté au milieu du fuselage et très facilement accessible, l'habitacle auquel on accédait comme dans une voiture en évitant les acrobaties habituelles, et, cerise sur le gâteau, de bonnes performances générales.

 

Mais il se révéla particulièrement décevant comme chasseur par son infériorité manifeste contre les appareils ennemis aux mains des américains dans le Pacifique et des Anglais en Grande-Bretagne, qui en avaient commandés pour la RAF ; une escadrille qui en avait été équipée et qui de se trouva au prise avec la Luftwaffe eut des résultats tellement mauvais qu’ils furent immédiatement retirés du combat, et l’escadrille reçut immédiatement des Spitfire !

 

Par contre, il fut utilisé avec succès comme avion d’appui au sol par les Français en Afrique du Nord et en Italie, et surtout par les Soviétiques, qui bénéficièrent de la majorité de la production. Ces derniers appréciaient beaucoup sa puissance de feu en couverture à basse et moyenne altitude où il savait se montrer particulièrement percutant en attaque au sol ou contre des bombardiers.

 

Son successeur très amélioré, le P-63 Kingcobra P-63 fut également utilisé par les Français en Indochine, car les américains, tellement marqués par leurs échecs avec le P-39, ne voulurent même les engager au combat sous leurs couleurs...

 

Bell P-39 - Airacobra - Recognition Pictoral Manual - War department

 

 

 

 

 

YAKOVLEV YAK-9D

 

Yakolev YAK 9D

 

 

YAKOLVEV YAK-3

 

Yalolev YAK 3

 

Mise en service

Fin 1942

Juillet 1943

Date de retrait

 

1950 en France

Nombre construit

16769

 

Équipage

1 pilote

 

 

Motorisation

Moteur

1 Klimov M105PF2 et 3 V12 

1 Klimov M 105 PF3 2

Puissance

1 260ch et 1360 ch

12220 ch

 

Dimensions

Envergure

9,70 m

9,20 m

Longueur

8,50 m

8,50 m

Hauteur

2,60 m

2,40 m

Surface alaire

17,15 m²

14,85 m2

 

Masses

À vide

2 770 kg

2100 kg

Maximale

3 080 kg

2550 kg

 

Performances

Vitesse maximale

600 km/h

650 km/h

Plafond

10 600 m

10800 m

Distance franchissable

1 400 km

820 km

 

Armement

Interne

1 canon ShVAK de 20 mm (120 Obus)

2 mitrailleuses UBS de 12,7 mm (200 coups)

1 canon ShVAK de 20 mm (120 Obus)

2 mitrailleuses UBS de 12,7 mm (200 coups)

Externe

6 roquettes RS 82

 

 

 

YAKOVLEV YAK 9D

 

Le chasseur Yak 9 a été construit à partir de l'expérience acquise dans les alliages d'aluminium utilisés au début de 1942 pour le Yak 7D, appareil de reconnaissance à long rayon d'action dérivé du Yak 7. Les premiers exemplaires de ce nouveau chasseur Yak 9 arrivèrent dans les unités à la fin de l'année. Dans le même temps, maintenant que l'Armée Rouge progressait, le besoin de chasseurs à plus long rayon d'action, pour compenser la possible absence d'aérodromes avancés, se fit sentir. Il fut satisfait par le Yak-9D qui, récupérant quatre réservoirs d'aile, vit son rayon d'action être porté à 1400 kilomètres, au lieu de 900.

 

Il fut cependant grandement amélioré par les études aérodynamiques du TsAGI, au début 1944, pour compenser l'augmentation de masse due aux réservoirs supplémentaires.

 

Le Yak 9D devint rapidement le chasseur majeur de la V.V.S., au côté du Lavotchkine La 5. Contrairement à ses prédécesseurs, il était relativement équivalent aux Bf-109G et aux Fw-190A. Bien que généralement moins rapide, il était plus manœuvrable. Il fut, entre autre, l'appareil du 1er régiment de chasse polonais et du Groupe de Casse « Normandie-Niémen » jusqu’à sa transformation sur Yak 3.

 

 

YAKOVLEV YAK 3

 

Développé par Antonov alors membre du bureau d'Alexandre Yakovlev à partir du Yak-1M, cet avion était expressément destiné au combat contre les chasseurs à basse et moyenne altitude. Entre 2 500 et 3 000 mètres, il avait une maniabilité et une vitesse supérieures aux appareils allemands et alliés contemporains pour une masse bien inférieure, ce qui lui valut son surnom de « Moustique ». La structure avait été allégée à outrance et son moteur optimisé pour fournir son maximum de puissance en dessous de 5 000 mètres. Vers la fin de la guerre, des exemplaires furent dotés des moteurs Klimov Vk107 de 1 700 ch, puis Vk108.

 

Le Yak 3 fut engagé à partir de juillet 1943 et il acquit rapidement un ascendant sur la chasse allemande, des instructions conseillant aux pilotes de la Luftwaffe d'éviter le combat avec des chasseurs Yak « sans radiateur d'huile sous le moteur ». Parmi les unités qui l'utilisèrent, il y a eu le régiment de chasse de Varsovie et le Groupe de Chasse « Normandie-Niémen » qui vola jusqu'au début des années 1950 avec les exemplaires qu'il avait ramenés en France.

 

 

Informations rassemblées par François Xavier BIBERT (09/2008)

 

 

 

Colonels Pouyade et Delfino - Normandie Niemen

"Un du Normandie Niemen" - Roger Sauvage

Retour du Normandie Niemen au Bourget - 21 juin 1945

 

Les Colonels POUYADE et DELFINO

commandants du régiment

Photo du livre « Normandie-Niémen »

de François de Geoffre

 

« Un du Normandie-Niémen »

Roger SAUVAGE

L'aérogare du BOURGET pendant la cérémonie de réception du Groupement « Normandie-Niémen » - 21 juin 1945

Photo du livre « Normandie-Niémen » de François de Geoffre.

 

YAKOLEV 3 - NORMANDIE NIEMEN - MEETING DE ROUEN 1947

 

Un des YAK de l’Escadrille « Normandie Niémen » qui participait en 1947 au meeting de Rouen et qui termina son exhibition sur le ventre.

Remerciements à Michel LEVEILLARD, ancien de l’Aéroclub de Normandie en 1948-1952 pour cette contribution (12/2009)

 

 

Quelques livres et revues sur l'histoire du Groupement « Normandie-Niémen »

 

Maquette de Yakolev - Normandie Niemen

Maquette de Yakolev - Normandie Niemen

 

Des passionnés de « Normandie-Niémen ont réalisé ces maquettes de Yakolev…

 

 

 

Timbre Normandie Niemen

 

 

Timbre Normandie Niemen

 

Timbre Normandie Niemen

 

 

Timbre « Normandie-Niémen »

1969 - 25ème anniversaire de la libération

 

 

 

 

APPEL à la famille de Gabriel MERTZISEN …

Je souhaiterais compléter cette page consacrée à Gabriel MERTZISEN par d’autres documents

Photos de la Jeunesse de Gabriel…

Livret militaire…

etc…

Merci de prendre contact avec F-X. BIBERT

 

 

Les hommes du GC III/6 - Historique officiel du GC III/6 - Livre du marche de la 5° - Livre de marche de la 6°

 

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