Page d’accueil du site de François Xavier Bibert

Les Hommes du Groupe de Chasse GC III/6

Envoyer un message

 

BASE AÉRIENNE 122  -  CHARTRES

L’ALBUM DU SOUVENIR de L’ENTRE DEUX GUERRES

 

 

Dernière mise à jour : 15 novembre 2021

Cette page est complétée très régulièrement par de nouveaux documents dont beaucoup proviennent de personnes l’ayant découverte et qui prennent alors contact avec son auteur... Merci à tous....

 

Retour immédiat vers la première partie

 

SECONDE PARTIE

 

 

 

ACCIDENTS

 

 

 11/2009 – Recherches faites par F-X Bibert dans la presse 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

26 mai 1923 – Chartres (28)

(+) Sergent pilote Aimé ROECKELSoldat mitrailleur Marcel LOUÂPRESoldat mécanicien Marcel SANDRE

FARMAN GOLIATH : 22ème RA - 1er Groupe

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

30 octobre 1923 – Chartres (28)

(+) Soldat mécanicien Albert Henri MULLER – Lieutenant SIMON (blessé)

FARMAN GOLIATH : 22ème RA

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

24 avril 1924 – Chartres (28)

Lieutenant Henri LEVEQUE - Pilote (blessé)

Lieutenant MATHIEU – Navigateur, Caporal HÉRAIL et soldat MONTBOUSSIER – Mécaniciens (légèrement blessés)

FARMAN GOLIATH : 22ème RA - 2ème Groupe - 4ème Escadrille

 

 

L’aviateur Henri Lévêque était rentré dans l’aviation militaire le 16 janvier 1915. Il participa à 99 missions de guerre dans l’aviation de bombardement pendant la première guerre mondiale et obtint 3 citations : à l’ordre de l’aéronautique en 1917, du Corps d’Armée et de l’Armée en 1918 et il devint officier après son succès aux E.O.A., dans la première promotion P.N. (Personnel Naviguant) de 1922.

Il nous a laissé le récit de cet accident :

« À ma sortie de Versailles, en 1923, j’ai été affecté à Chartres au 22ème Régiment de Bombardement de nuit. Deux Groupes, à deux Escadrilles chacun, le composaient. Ils étaient équipés de Farman Goliath, gros bimoteurs de plus de 20 mètres d’envergure, triplaces, version militaire de l’avion utilisé sur la ligne Paris-Londres. Accessible par la place arrière, un couloir, dans lequel était placé le lance-bombes, desservait le poste du pilotage et la place avant du navigateur. Le tout était à l’air libre.

Le terrain (en 1923 le mot « base » n’étaient pas encore utilisé), séparé par des faubourgs de la ville par une caserne où logeaient les soldats et installés les différents services, était limité s’un coté par la route de Paris, d’un autre à angle droit par un petit chemin vicinal public qui le séparait de la caserne ; il s’étendait à perte de vue sur la plaine beauceronne. Les hangars du premier Groupe (Escadrille 1 et 2) étaient implantés légèrement en retrait de la route de Paris, ceux du deuxième Groupe (Escadrille 3 et 4 à laquelle j’appartenais), le long du petit chemin. Le mien, le dernier de la file, était à une centaine de mètre du terrain signalée par des balises basses et blanches. Pour l’atterrissage dans des directions proches du nord, on utilisait cette trouée qui faisait éviter le survol de la caserne et des hangars.

A une centaine de mètres à gauche de mon hangar, dans une zone du terrain jamais utilisé, une petite bosse qui ne présentait pas de danger était néanmoins, et par mesure de sécurité, en cours d’arasement. Deux soldats par Escadrille étaient désignés chaque jour pour ce travail. Au fur et à mesure qu’elle était piochée, la terre était transportée par des wagonnets et étalée en bordure du petit chemin. Les rails étaient là en permanence, les wagonnets étant garés la nuit contre mon hangar.

Avec mon chef d’Escadrille, lieutenant observateur, nous avions décidé de tester le Goliath sur le parcours de nuit Chartres-Dijon, aller et retour sans escale. À l’époque on volait à vue. Les boussoles même compensées, étaient peu fiables et en l’absence de météo on ne pouvait déterminer un cap. À l’aller nous devions survoler Orléans, Gien, Clamecy, Avallon, Dijon. Là, il fallait effectuer deux tours de piste et lancer des fusées vertes (notre heure de passage devant être relevée au sol). Le retour se faisait par Auxerre, Joigny, Pithiviers, Chartres soit 700 kilomètres à 2000 mètres d’altitude. Cela représentait cinq heures et demies à six heures de vol : départ à 22 heures, passage au-dessus de Dijon vers une heure du matin, retour au bercail aux environs de 4 heures. Sur le terrain, les feux d’atterrissage restaient allumés ainsi que trois projecteurs ; les faisceaux dirigés sud-est serviraient de repère en cas de besoin.

Le temps était beau et les nuits claires depuis plusieurs jours. Mon chef d’Escadrille, à l’avant, me fera la route, mon premier mécanicien étant assis près de moi dans le couloir, le deuxième à la place arrière. Je décolle à 22 heures ; face au sud-ouest j’effectue un large virage de 180° qui me ramène à cinq cent mètres d’altitude au-dessus des faubourgs de la ville où nous devons attraper la route d’Orléans. Je vois à un ou deux kilomètres le terrain éclairé ; les moteurs tournent rond ; tout va bien ; nous allons faire un beau voyage. Soudain et brusquement, un feu violent se déclare à la place avant où se trouve tout le dispositif électrique (batteries d’accumulateurs, nombreuses connections de câbles pour l’éclairage de différents postes). Je pense qu’un court-circuit a mis le feu au fuselage. Une fumée âcre et épaisse, aspirée par l’appel d’air dû à l’inclinaison de mon pare-brise, tourbillonne dans le poste de pilotage et me bouche par moment la vue vers l’avant. Je vire immédiatement et reviens vers le terrain pour tenter d’atterrir. Deux fois je me suis levé pour prendre une bouffée d’air extérieur.

L’incendie dura peu de temps, 25 ou 30 secondes. Il s’éteignit aussi brusquement qu’il s’était allumé. J’ignorais si ce n’était qu’un répit, mais je le mis à profit rapidement et plutôt que de passer au-dessus de la caserne et des hangars, je me dirigeais vers la trouée pour atterrir en bordure du terrain. J’ai dû bien manœuvrer car je me suis retrouvé face à elle, à quelques mètres du sol, en position d’atterrissage ; peut-être que mon Goliath, comme les vieux chevaux qui reviennent seuls à l’écurie avec leur cocher ivre et ou endormi, m’y a-t-il aidé... Après ces minutes angoissantes, j’étais enfin rassuré ; quoiqu’il arrive, des secours étaient sur place. Le personnel qui avait sorti l’avion était toujours là.

Alors pourquoi ai-je voulu éviter le terrassement et les rails vers lesquels je roulais et que j’aurais franchi vraisemblablement sans dommage ? J’ai obliqué vers la droite, mais dans le noir je n’y voyais pas très bien et je ne me croyais pas aussi près de mon hangar. À peine avais-je entamé ma manœuvre que j’entendis le plan inférieur frotter sur le bord du toit. L’avion pris de la gîte, le plan gauche toucha le sol et le tout se termina par un cheval de bois de 180 degrés. Il n’y eut pas de choc mais la vitesse aidant, mon beau Goliath, tout de bois et de toile, parti de là fringant un quart d’heure plus tôt, gisait en morceaux sur le côté de son hangar. Cependant il ne brûlait pas ! Mes trois passagers furent debout tout de suite. Je restai allongé incapable de bouger. Le palonnier sur lequel j’agissais, revenu brutalement vers l’arrière, m’avait fracassé la jambe.

(...) Je suis resté à l’hôpital le temps d’une grossesse, couché avec un plâtre ouvert au niveau de la plaie pour les pansements qui me prenait le pied et montait jusqu’à la fesse. (...) J’ai quitté l’hôpital courant janvier 1925, boitant, la jambe cintrée et six centimètres de tibia en moins.

Je n’ai su que trois jours après mon hospitalisation par des camarades venus me visiter qu’une fusée rouge s’était allumée spontanément. Eh bien, pendant et après la guerre, des milliers de vol de nuit ont été effectués par des avions emportant des fusées en vrac dans la carlingue ; mais je n’ai jamais entendu dire que l’une d’elles s’étaient permis une pareille fantaisie. » (bulletin de l’A.A.A.M.B.A.C n°69)

Nota : Médaillé militaire, chevalier de la Légion d’Honneur, le capitaine Lévêque a été placé en congé du P.N. en novembre 1940.

 

 

 

 

 

 

1 août 1924 – Terrain d’aviation de Chartres (28)

Équipage indéterminé (indemne)

FARMAN GOLIATH : 22ème RA

 

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

17 octobre 1924 – Hauteville (01)

Équipage indéterminé (Indemne)

FARMAN GOLIATH : 22ème RA

 

 

 

 

 

 

19 octobre 1924 – Terrain d’aviation de Chartres (28)

Sergent André FRIESS (blessé au sol)

FARMAN GOLIATH : 22ème RA

 

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure journal BA 122

 

28 novembre 1924 – Chartres

(+) Sergent pilote Louis Séraphin HENRY et Soldat Charles Maurice FORGET

SPAD n°34 : 22ème RA

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

13 mai 1925 – Place de la Poissonnerie - Chartres (28)

(+) Lieutenant pilote Henri SIMON

DEWOITINE D1.C1 : 22ème RA - 3ème Escadrille

 

 

 

Les débris de l’avion, place de la Poissonnerie – En arrière-plan, la « Maison du « Saumon »

 

 

Plaque Henri SIMON

 

Dans les premiers mois de 1926 une plaque commémorant cet accident, à la mémoire de l’aviateur, fut apposée à l’endroit même de la chute, en présence d’un détachement du « 22 » dont faisait partie le soldat pilote DEVOS qui a eu la tristesse de constater 60 ans plus tard, lors d’un retour à Chartres à l’occasion d’une réunion des anciens de la BA 122, qu’elle avait malheureusement disparu...

Mais en mars 2014, cette plaque, retrouvée au musée des Beaux-Arts de Chartres, a été reposée à son emplacement d’origine à l’occasion de la réhabilitation de la place de la Poissonnerie. À noter que l’expression « Mort pour la France » est pour le moins abusive : cette mention est une récompense morale très réglementée visant à honorer sur décision militaire ou administrative le sacrifice des combattants morts de faits de guerre ou des victimes civiles de celle-ci, ce qui ne fut évidemment pas le cas du Lieutenant Henri SIMON, « tué en service aérien », comme c’est d’ailleurs explicitement indiqué.

 

   

 

Mars 2014 – Chartres - Place de la Poissonnerie – Plaque commémorative de l’accident d’Henri SIMON

En arrière-plan, la « Maison du « Saumon » qui abrite dorénavant le Syndicat d’Initiative de la ville

 

Collection Claude Warconsin – Droits réservés

 

 

IDENTIFICATION DE L’APPAREIL : Le gouvernail indique sans ambiguïté le type de l'appareil, qui fut une rareté dans l'Armée de l'Air. C’est l'un des 3 Dewoitine D1.C1 de présérie, en fait le Dewoitine D1bis n°2 que Messieurs Danel et Cuny citent dans leur excellent ouvrage "Les avions Dewoitine" :

"En février 1924, à la demande de Dewoitine, le D1 n°2 revient en usine pour transformation en D1 bis (voilure surélevée). Après cette modification, il servit tout d'abord de maquette pour l'usine de Colombes de la SECM (Société d'Emboutissage et de Constructions Mécaniques" qui mettait en route la production des D1 de série. Il regagna la CEPA de Villacoublay au début de 1925. Ce D1 bis n°2 fut détruit accidentellement à Chartres le 13 mai 1925. L'accident coûta la vie au Lieutenant Simon, détaché du 22° Régiment d’Aviation, qui volait sur D1 pour la première fois. Au cours d'une séance d'acrobatie, l'avion, à la fin d'une boucle à 1000 m d'altitude, effectua deux tours de vrille et s'écrasa au sol, à la verticale, avec ses ailes repliées le long du fuselage..."

Les D1 ne furent finalement pas pris en compte par l'Armée de l'Air mais transférés à la Marine.

Merci à Michel Barrière pour ces précisions

 

DEWOITINE D1C1 de la Marine

 

Un Dewoitine D1.C1 de la Marine

 

 

 

 

 

 

 

15 juin 1925 – Garancières-en-Drouais (27)

Lieutenant-colonel JAUNEAUD, commandant du 22ème RA et capitaine MÉCHAUSSIN – Légèrement blessés

Sergent GAILLARD – Pilote - Indemne

FARMAN GOLIATH : 22ème RA

 

Il y a une très grande confusion dans ces trois articles de presse. On peut penser que le colonel Adolphe GIROD (1872/1933), président de la commission de l’Armée à la Chambre des Députés, ait fait un vol à Chartres dans la nuit du jeudi 11 au 12 juin avec le lieutenant-colonel Marcel Prosper Jean JAUNEAUD (1885/1947), commandant du 22ème RA, et que quelques jours plus tard, au cours d’un nouveau vol dans la nuit du lundi 15 au 16 juin, ce même lieutenant-colonel JAUNEAUD, le capitaine MÉCHAUSSIN et leur pilote, le sergent GAILLARD, aient été victimes de l’accident évoqué ci-dessus. A noter que le lt/c JAUNEAUD n’est pas signalé comme ayant été blessé dans ces articles de presse ; c’est dans l’examen son dossier militaire (fiche matricule) qu’on a pu le découvrir (2 mois d’hôpital et 1 mois de convalescence, puis admis en congé du personnel navigant).

 

Lire une biographie du Général Adolphe Girod

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

15 octobre 1925 – Cimetière de Saint-Chéron (28)

Caporal ESNOUF - Indemne

FARMAN GOLIATH : 22ème RA

 

Lien pour voir d’autres photographies de cet accident (contribution Barthe)

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

29 juin 1926 - Malesherbes (Loiret)

Équipage non identifié – 1 blessé

FARMAN GOLIATH - 22ème RA

 

 

 

 

 

Coupure de jounal BA 122

 

27 septembre 1926 – Bonneval (28)

(+) Lieutenant Jules GINDRE – Sergents navigateur Pierre PACAUD et Roger DUCHATELLE – Sergent mécanicien Raymond RIGAULT - Soldat radio Jean FRÉMONT

FARMAN GOLIATH Bn4 codé « A5 »: 22ème RA - 3ème Escadrille (VB 101)

 

 

Coupure de journal BA 122

 

 

Lien vers : « Articles du journal local de Bonneval « le Messager » consacrés à cet accident »

 

 

 

 

 

 

20 avril 1927 – Saint-Michel de la Forêt (61)

2 sous-officiers et deux soldats (indemnes)

FARMAN GOLIATH Bn2 codé « 12 » : 22ème RA - 2ème Escadrille (VB 125)

Atterrissage en campagne dans la propriété des Bois-Heux du « Comte d’Arrère »

 

 

Lien vers : « Informations et photographies provenant des Associations d’Histoire locale de Saint-Michel Thubeuf et de l’Aigle »

 

 

 

 

 

 

 

Farman Goliath   Farman Goliath

 

11 mai 1927 – Champrond en Perchet (28)

FARMAN GOLIATH F.60 Bn2 : 22ème RA - 2ème Escadrille (VB 125)

Sergent MINARD (Pilote)

Atterrissage en campagne entre deux pommiers – Légers dégâts

Extrait de : « Ballons et Avions dans le Perche » de Claude et Gwénaëlle Hamelin – Fédération des amis du Perche

 

 

 

 

 

 

 

Farman Goliath     Farman Goliath

 

18 mai 1927 – Masle (61)

FARMAN GOLIATH F.60 Bn4 n°25 : 22ème RA - 3ème Escadrille (VB 101)

Atterrissage brutal en campagne – Importants dégâts

Extrait de : « Ballons et Avions dans le Perche » de Claude et Gwénaëlle Hamelin – Fédération des amis du Perche

 

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

27 mai 1927 – Voves (28)

(+) Capitaine Adrien HIOLLE

BREGUET 19 :11ème RA de Metz

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

13 juillet 1927 – Foucarmont (76)

FARMAN GOLIATH F.63 BN4 : 22ème RABN – 6ème Escadrille

 

13 juillet 1927 – Campneuseville (76)

(+) Lieutenant pilote Jacques GAYMARD

FARMAN GOLIATH F.63 Bn4 : 22ème RABN - 6ème Escadrille

 

 

 

 

UN LIEUTENANT TUÉ EN SEINE-INFÉRIEURE

Une Escadrille de trois appareils du 22ème Régiment d’Aviation, partie de Chartres pour Saint-Inglevert, fut forcée hier soir, par suite du brouillard, d'atterrir à Foucarmont el près de Campneuseville, en Seine-Inférieure.

Vers 19 heures, l'un des avions, qui avait atterri dans un champ près de Campneuseville, décida de repartir. L'envol se fit sans difficulté, mais, les conditions atmosphériques étant par trop défavorables, le pilote chercha à nouveau un terrain d'atterrissage. Il vit un vaste champ à proximité au hameau de la Grange et décida de s'y poser.

Malheureusement, au moment où il touchait terre, l'appareil tomba dans un fossé et capota. Quatre hommes de l'équipage se dégagèrent indemnes des débris du bimoteur. Le pilote, le lieutenant Gaymard, gisait sous la carlingue effondrée. Ses camarades s'empressèrent de lui porter secours. Le blessé fut transporté à la mairie, mais son état s'aggrava, et le malheureux pilote ne tarda pas à succomber.

Le commandant Berthelon, chef de l'Escadrille, qui se trouvait à bord de l'avion qui avait atterri à Foucarmont, arriva bientôt sur les lieux dans une automobile mise à sa disposition par M. Desjonquère, maire de Foucarmont. Avec l'aide du commandant Le Gond et du capitaine Monnier, qui faisaient partie de l'Escadrille, il prit immédiatement toutes les dispositions nécessaires pour la garde de l'appareil détruit.

Le corps du malheureux pilote Gaymard fut veillé toute la nuit par ses camarades du centre d'aviation de Saint-Cyr et de Chartres.

Le Petit Parisien – 15 juillet 1927

 

Recherches sur Jacques Gaymard -Quelques éléments de biographie

 

 

 

 

 

Publié dans « LES AILES » du 25 août 1927

 

Signalez les terrains !

 

Dans la nuit du 4 au 5 août vers minuit et demie, un avion de bombardement du 22ème Régiment d’Aviation, venant de Chartres et se rendant dans l’Oise, se trouva dans la nécessité d’atterrir alors qu’il survolait la ville d’Evreux. Après avoir tourné quelque temps à une altitude de plus en plus faible, le pilote décida de descendre dans un champ à 1.500 mètres de la ville, au bord du plateau. Lâché par son éclairage, il ne se rendit pas compte que le champ était planté de pommiers et, en se posant, en arracha trois. Heureusement il n’y eut que quelques dégâts matériels, le pilote et ses quatre passagers s’en tirant sans blessure.

Et cependant, à 1 kilomètre de là, il y avait le terrain de la station Bellenger, bon et suffisant puisqu’il est utilisé couramment par les élèves de Blériot et Farman. Les pilotes du concours des avions de tourisme y firent escale le 4 octobre 1925 et le regretté Casale s’y arrêta également avec son gros Schneider métallique.

Malheureusement, personne ne s’y intéresse suffisamment pour donner au gardien une consigne et du matériel lui permettant de signaler son terrain.

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

8 octobre 1927 - Euvy (51)

Capitaine ROUSSIN, lieutenant CRESTEY, sergent HUNEL, mécanicien DRIDÉ et radiotélégraphiste VALET (indemnes)

FARMAN GOLIATH ? : 22ème RABN

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

5 mai 1928 – Voves (28)

Soldat DELPORTE (blessé)

SPAD ? : 34ème RA du Bourget

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

8 juin 1928 – Saint-Drézéry (34)

Lieutenant MAUFFREY, pilote, sous-lieutenant LOIR, observateur, sergents-majors MARC, mitrailleur, et SABUCO, mécanicien (indemnes)

FARMAN GOLIATH : 22ème RA Chartres

 

8 juin 1928 – Puits-Armand à Angevillers (57)

Sous-lieutenant Albert ORPHÉE, sous-lieutenant Jean CRESTEY (blessés) et deux sous-officiers (contusionnés)

FARMAN GOLIATH : 22ème RA Chartres

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

 

Profil GOourdou Lesseurre LGL.32 - 3ème RAC Châteauroux

 

Gourdon Lesseure LGL.32 du 3ème Régiment d’Aviation de Châteauroux

aux couleurs de la 2ème Escadrille – SPA 97

 

 

12 juillet 1928 – Chartres

(+) Sergent-chef Louis SEMUR - Sergent BOILLOT (blessé)

2 Gourdou Lesseure LGL.32 – 3ème RAC - Châteauroux – Escadrille inconnue

voir également plus bas : accident du 13 juillet 1928

 

Série de trois photographies documentées au dos - On reconnaît au fond les 6 anciens hangars « de la route d’Ablis » dans l’angle sud-est du terrain d’aviation de Chartres.

 

 

Trois autres photographies de la même série

 

Morane Saulnier 191 - Chartres - Février 1929

 

Février 1929 - Morane-Saulnier 191 « F-AIUB » de la Cie Française d'Aviation – Basé à Angers – Mis en service le 26/09/1928

 

 

 

Mars 1929 - Farman F-63 n°21 du 22ème  RABN de Chartres mis « en pylône » à l’atterrissage

 

 

Deux autres photographies de cet accident (autres sources)

 

 

Collection Jouquant – Droits réservés

 

 

 

Collection Guilleux – Droit réservés

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

13 juillet 1928 – Chartres – Rue Saint-Chéron (28)

(+) M. Alexandre Félix MANCEAU (civil)

FARMAN GOLIATH F.63 Bn4 : 22ème RABN – Pilote : sergent LE BAIL

 

 

Lien pour voir d’autres photographies de cet accident (contribution Claude Warconsin)

 

 

 

Les débris de l'appareil dans le jardin où il tomba après avoir défoncé le toit

de la maison que l’on voit dans le fond

Le Petit Journal

 

Ce Goliath avait quitté Châteauroux le 13 juillet en emportant un passager bien particulier : le frère du Sergent BOILLOT se trouvait justement au camp de la Martinerie la veille en soirée quand fut annoncée la chute du Gourdou de son frère, pilote au 3ème RAC, sur le terrain de Chartres (voir accident précédent). Pour lui permettre de se rendre à Chartres auprès du pilote, on lui proposa de monter dans le Goliath du 22ème RA qui devait regagner le lendemain 13 juillet sa base de départ. A ce moment, le Sergent BOILLOT était considéré comme mort, mais on le cacha à son frère. La presse de l’Indre commis l’erreur dans son édition du 14 d’annoncer à la fois la mort du Sergent Boillot (fausse nouvelle) et l’accident tragique du Goliath qui avait transporté son frère à Chartres, accident dont il sortit indemne comme le reste l’équipage, mais qui tua un civil à terre. Ce n’est que dans son édition du 15 juillet que la presse rectifia son erreur en annonçant que finalement, le sergent BOILLOT, bien que très gravement blessé, pourrait survivre après avoir subi d’urgence une trépanation. Dès le 14, sa mère et ses deux frères étaient d’ailleurs à son chevet à l’hôpital de Chartres.

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

5 août 1928 – Avord (18)

Pilote : sergent LAUTHIER (indemne)

FARMAN GOLIATH F.63 Bn4 : 22ème RABN – 3ème Groupe - 5ème Escadrille

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

 

 

Remerciements à Jean Christophe Sandré pour l’autorisation de publier ces deux photographies exceptionnelles – Droits réservés

 

7 août 1928 – Luzy (58)

(+) Capitaine pilote Raymond Pol LABBÉ – Adjudant-chef Louis LE BOURHIS - Sergent Henri BODIN – Sergent Marcel PICARD

FARMAN GOLIATH F.63 Bn4 : 22ème RABN

Un appareil de même type de la 1ère Escadrille sera baptisé « LE BOURHIS » en hommage au pilote disparu

 

 

Lien pour voir d’autres photographies de cette accident (collection Bourguignon)

 

Voir les 8 documents d’archives du dossier de Louis LE BOURHIS aux Archives de l’Ordre de la Légion d’Honneur

 

 

 

 

 

 

Remerciements à Gilles Collaveri pour l’autorisation de publier ce document – Droits réservés

 

24 août 1928 – Chartres (28)

Équipage indéterminé

FARMAN GOLIATH F.63 Bn4 : 22ème RABN

 

Photographie légendée : « Souvenir de la plus belle bûche ramassée au 22ème

X Endroit où je me trouvai.... après la bûche »

Au fond à gauche, on distingue le clocher de l’église de Champhol détruite par le bombardement du 2 mars 1944

 

 

 

 

 

 

21 mars 1929 – Rugles (27)

Adjudant-chef GUILBAUD (vainqueur de la coupe « military-Zenith », déjà cité plus haut), un sous-lieutenant, un sergent-chef, un caporal (indemnes)

Appareil indéterminé

 

 

 

 

 

 

8 mai 1929

Alphonse GUÉRIN, pilote, et 4 autres militaires (indemnes)

FARMAN GOLIATH F.63 Bn4 : 22ème RABN

 

 

Remerciements à M. GUILLEUX pour l’autorisation de publier ce document – Droits réservés

Sans certitude absolue que cette photographie corresponde à l’information ci-dessus

 

 

Ce matin, vers 9h 45, un avion de bombardement du 22ème Régiment d'Aviation, piloté par le sergent Alphonse Guérin et dans lequel avaient pris place quatre autres militaires, survolait le hameau de La Mihoue à faible altitude. A la suite d'une panne de moteur le pilote se vit dans la nécessité d'atterrir. Dans l'impossibilité de mieux faire, il avisa un verger situé derrière la ferme de M. Ouellard. Une dizaine de pommiers furent fauchés par le lourd appareil, mais, par bonheur, les branchages freinèrent la chute et les cinq aviateurs en furent quittes pour une émotion bien compréhensible et quelques contusions sans gravité.

L'avion a été complètement détruit.

Ajoutons que les communications téléphoniques avec Champhol sont interrompues, du fait que l'appareil a brisé dans sa chute les fils téléphoniques près de la cabine tenue par M. Hippolyte.

L’Indépendant d’Eure et Loir, 9 juin 1929

 

 

Un avion du 22ème Régiment de Bombardement, en panne de moteur, atterrit dans un verger près de Chartres le 10 mai. L’appareil est détruit, mais les passagers s’en tirent avec de simples contusions.

Les Ailes, 16 mai 1929

 

 

 

 

 

Insigne Service Médical BA 122

 

Insigne du Service Médical de la BA 122 de Chartres

 

 

 

19 juin1929 – Alençon (61)

Sgt BRIDONNEAU, sgt/c VACHER, sgt de CANNET, sgt CLÉMENT (légèrement blessés ?)

FARMAN GOLIATH F.63 Bn4 n°443 : 22ème RABN

 

Remerciements à Jean-Paul Bonora pour ce magnifique document – Droits réservés

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   

 

17 juillet 1929 – Chartres (28)

(+) Sergent radio Marcel RIOTTE – Lieutenant CLAUSS, sergents LEMOINE et FAGE (indemnes)

FARMAN GOLIATH F.63 Bn4 : 22ème RABN

 

 

 

 

 

 

23 août 1929 – Chartres (28)

1 lieutenant de réserve et un sous-officier (indemnes)

Appareil non identifié : 22ème RA Chartres

 

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

13 septembre 1929– Courville-Fruncé (28)

(+) Caporal pilote Jacques GUENOT – Sous-lieutenant navigateur Henri SPACH – Sergent mitrailleur Adolphe PICRY – Soldat radio André COMBOURIEUX

FARMAN GOLIATH F.63 Bn4 : 22ème RABN

 

 

    Monument de Courville-Fruncé    

 

Les restes du Farman tombé et incendié au sud de Courville sur Eure, près de Fruncé et le monument érigé en 1930 à la mémoire des aviateurs de 22ème RABN

Voir localisation : 48° 25' 22.57" N 1° 13' 27.98" E

 

La manœuvre consistait à effectuer le parcours Chartres – Courville – Illiers - Brou – Bonneval et à se diriger enfin sur la gare de Lucé que les projecteurs de DCA défendaient

 

 

Publié dans « LA DÉPÊCHE D’EURE ET LOIR » n°9690 des 14 et 15 septembre 1929 :

 

PROPOS  DU  JOUR

L’aviation tragique

par Adrien Berthelon.

 

C’est presque quotidiennement que notre aviation militaire ou civile est endeuillée par des morts tragiques où succombent des hommes audacieux, aux exploits déjà renommés, honneur de la race ou des jeunes gens qui accomplissent leur service dans cette arme nouvelle qui a déjà pris parmi les autres une place capitale.

Le terrible drame qui s’est déroulé cette nuit près de COURVILLE, et dont on lira d’autre part le récit, met une fois de plus nos cœurs en grande peine et nos esprits en grande inquiétude.

Il est désolant de voir mourir tant d’hommes plein de santé et d’avenir, réserves précieuses de la nation. Il est non moins affligeant d’en être réduit à se demander pourquoi en France, les accidents sont si fréquents, pourquoi depuis des années, notre aviation semble traverser une série noire de malchances et de malheurs.

Sans doute l’aviation est un sport dangereux, sans doute plus elle se développe, plus les risques augmentent.

Mais regardons chez les autres peuples ! Les avions y sont construits en plus grandes quantités encore. L’Italie, l’Angleterre, les Etats-Unis ont une aviation puissante.

Quant à l’aviation allemande, elle a pris un essor formidable. Ce ne sont pas quelques lignes commerciales qui sillonnent le Reich ; c’est un réseau dense, une vraie toile d’araignée qui le couvre tout entier. Et ce n’est pas sans angoisse que l’on regarde une carte des services aériens allemands, lorsqu’on songe que ces milliers d’appareils de commerce pourraient être, en quelques heures, transformés en avions de combat.

Et à leur aviation dans le domaine de la conquête des airs, nos voisins d’Outre-Rhin ajoutent le ballon Zeppelin dont un modèle nouveau et perfectionné vient de faire le tour du monde, pour la gloire, il faut bien le reconnaître de la plus grande Allemagne.

Pourquoi tant de chance, de réussite à coté de nous ? et pourquoi chez nous tant de déveine, tant de raids avortés, tant de catastrophes, tant de deuils ?

L’aviateur français, en valeur, en intelligence, en courage, en esprit d’aventure, en intrépidité, ne craint la concurrence de personne. Il a fait ses preuves magnifiques pendant la guerre et depuis la paix.

Ce ne sont pas les hommes qu’il faut incriminer, oh non !

Mais alors, les appareils ! Sont-ce ceux qui les construisent ou ceux qui les commandent aux constructeurs ?

Est-ce dans l’organisation nationale de notre aviation dans sa haute direction, que sont les responsables de cette situation navrante, qui finit par émouvoir à bon droit le pays ?

Il est certainement un défaut et des responsables quelque part. Il faut découvrir l’un et les autres.

Car, en attentant que le remède nécessaire et urgent soit apporté à un état de chose qui ne saurait durer plus longtemps, ce sont des braves, bons et jeunes français qui paient de leur vie et de leur sang les fautes d’en haut.

Saluant avec émotion et respect, après tant et trop d’autres, les malheureuses victimes de la catastrophe de cette nuit, nous crions : assez de tombes prématurément ouvertes ! assez de familles en pleurs ! que les pouvoirs publics enquêtent et agissent !

 

 

 

 

 

Deux accidents concernant des appareils d’une des deux Escadrilles de la « Division d’Entraînement du Bourget »

 

Dates indéterminées – Pilotes inconnus

Accidents n’ayant pas donné matière à un communiqué de presse

 

 

Insigne SPA 87

 

Insigne SPA 87

 

 

POtez 25 - Division d'Entraînement du Bourget - Chartres   Breguet 14 - Division d'Entraînement du Bourget - Chartres

 

A gauche un Potez 25 – A droite un Breguet 14

 

 

L'insigne de l'Escadrille SPA 87 qui avait été dissoute le 4 août 1919 (chat faisant le gros dos à collier rouge, tourné vers la gauche), a été repris au milieu des années 1920 (chat noir au dos rond, tourné à gauche ou à droite sur l’insigne métallique) par une des deux Escadrilles de la « Division d’Entraînement » du Bourget-Dugny, d’ailleurs indépendantes du 34ème Régiment de Chasse basé alors au Bourget, qui possédait lui-même sa propre Escadrille d'entraînement et dont l'insigne était un oiseau les yeux bandés se posant sur un branche. L’insigne de la SPA 87 ne doit pas être confondu avec celui de la SAL 74 puis BR 29 (chat assis).

Ces avions ont été accidentés à Chartres, soit au cours d’un vol d’entraînement, soit aussi au cours d’un vol de liaison, car ils étaient souvent utilisés pour transporter des « officiers » ou « officiels » devant se déplacer de la capitale vers la province, comme le démontre cet accident de 1934 près de Cahors, sans doute dans le cadre d’un déplacement à caractère privé...

 

 

Poez 25 - Division Entraînement du Bourget - Cahors - STEHLIN

 

Dans la soirée du dimanche 23 juin 1934, le lieutenant STEHLIN, originaire de Metz, qui faisait partie des services du Ministère de l’Air, se rendait de Paris à Toulouse avec le lieutenant de vaisseau GUICHARD à bord de ce Potez 25. A 7 kilomètres environ de Cahors, l’avion aurait eu des problèmes de moteur, et le pilote cherchant à se poser, percuta une maison abandonnée.

Le lieutenant STHELIN s’est fracturé l’articulation du genou droit et eu diverses blessures à la tête. Le lieutenant de vaisseau GUICHARD eut plusieurs côtes brisées, des plaies au visage et la jambe gauche fracturée. Ils furent transportés à Cahors à la clinique du docteur de Nazaris, un ami du Lieutenant de Vaisseau.

Nota : Paul STEHLIN, futur commandant du GC III/6 en mai 1940, général d’armée aérienne, chef d’État-major de l’Armée de l’Air de 1960 à 1963, député... qui termina sa carrière de triste manière...

 

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

16 mai 1930 – Saint-Clément sous-Valsonne (69)

Sergents Paul DEVOS – Louis DELHOMME – Hilarion André CARISTAN (blessé)

FARMAN GOLIATH F.63 Bn4 : 22ème RABN

 

Cet accident spectaculaire a soulevé à l’époque une grande polémique car le pilote, Marcel Paul DEVOS, fut plus ou moins directement accusé d’avoir commis une erreur de pilotage et d’avoir évacué son avion sans s’être préoccupé du sort de son mécanicien, Hilarion André CARISTAN. Tous les deux se sont exprimés exactement 50 ans plus tard sur ce sujet par l’intermédiaire du bulletin de « l’Amicale des Anciens Aviateurs Militaires de la Base Aérienne de Chartres » (numéros 54 et 55)

 

Lien vers : « Deux récits contradictoires de cet accident »

 

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

Fains-La-Folie – Ferme POYAU – 13, rue du Bourg-neuf

Adjudant-chef CROIZIER (grièvement blessé)

Sgt/c ALBERTINI, pilote – sgt REBILLART, mitrailleur – sgt GARNIER, radio (indemnes)

Lioré et Olivier LeO 20 n°133 - 22ème RABN

Il s’agit d’un des tous premiers vols des nouveaux LeO 20 à Chartres – L’appareil sortait quasiment d’usine !

 

 

 

     

Remerciements à M. Claude POYAU qui a mis ces trois magnifiques documents personnels à disposition

 

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

23 juin 1930 – Chartres (28)

(+) Capitaine pilote Louis de MURARD de SAINT-ROMAIN (1) – Sergent mitrailleur André HELD

FARMAN GOLIATH F.63 Bn4 - 22ème RABN - 2ème Groupe - 3ème Escadrille - VB 101 « Tête de hibou ».

 

(1) Romain, né le 30 juillet 1887 à Bresse sur Grosne (71) marié le 18 octobre 1911 avec Elisabeth.d’Andigné, fille de Geoffroy d’Andigné

Fils de Marie Alexandre « Henry » de Murard de Saint-Romain (1842) et de Maie Justine « Antoinette » de Pérusse des Cars (1851)

 

 

 

Le Farman Goliath F.63 Bn4 du 22ème Régiment d’Aviation de Chartres accidenté le 23 juin 1930

On reconnaît bien l’insigne de la 3ème Escadrille du 2ème Groupe : tradition VB 101 « Tête de hibou »

La photo précise : Appareil de l’Escadrille « Castelain » n°29 « Revenir ? »

 

 

Lien vers beaucoup d’autres photographies et de détails sur cet accident

 

 

 

 

 

AUTRES ACCIDENTS DE FARMAN GOLIATH DES ESCADRILLES DE CHARTRES

Non identifiés

 

 

 

A Chartres – Appareil codé « A V » - Farman F.60 BN4 à moteurs SALMSON

 

 

A Chartres – Appareil codé « A V » - Farman F.63 BN4 à moteurs GNOME & RHÔNE JUPITER

On distingue à l’avant l’insigne BR 113 -4ème Escadrille du 2ème Groupe

 

   

 

A Chartres – Appareil codé « 5 »

 

   

 

A Chartres – Appareil codé « 25 » de la 3ème Escadrille (VB 101) - Vers 1930

A noter qu’un appareil de cette Escadrille portant le même code a déjà été détruit le 18 mai 1927 à Masle (voir plus haut)

 

 

A Avord – Appareil codé « 14 »

 

 

 

 

 

 

30 juin1930 – Chartres (28)

(+) Capitaine pilote Emile JOUANNIC – Capitaine pilote Joseph TIGNOLET (commandant du Parc)

Caudron C.59 biplace : 22ème RA - Section d’entraînement

 

 

 

 

Publié dans « LA DÉPÊCHE D'EURE-ET-LOIR » (n° 9852) du 2 et 3 Juillet 1930

 

A CHARTRES - UN AVION DU 22ème SÉCRASE SUR LE SOL PRÈS DES BOIS DE OISÈME

 

La fatalité éprouve durement le 22e Régiment d’Aviation. Deux accidents en 8 jours. Quatre victimes.

La semaine dernière sur le terrain de l'Unité, un avion de bombardement capotait à l'atterrissage. Deux des occupants, le Capitaine de réserve DE MURARD DE SAINT ROMAIN et le Sergent - mitrailleur d'active André HELD étaient tués sur le coup. Leurs obsèques furent célébrées jeudi en présence d'une affluence recueillie.

Lundi soir nous apprenions qu'un appareil venait de faire une chute près des bois de Oisème et que deux officiers avaient été écrasés.

Cette chute s'est produite dans les circonstances suivantes :

Lundi vers 17 heures le Capitaine JOUANNIC, commandant la Section d'Entraînement du régiment, s'apprêtait à monter dans un Caudron C.59 biplace. Le Capitaine Joseph TIGNOLET commandant le Parc qui revenait d'Étampes dans un autre appareil, lui demanda de prendre place, comme passager pour effectuer une mission dans les environs de CHARTRES.

Le Capitaine JOUANNIC accepta.

Le Caudron prit normalement le départ et s'éleva sans difficulté. Mais pour une cause indéterminée et qu'il sera vraisemblablement impossible d'établir, il perdit sa stabilité alors qu'il se trouvait à 100 mètres de hauteur.

Il vira à gauche, en perte de vitesse, tomba en ville à la verticale et s'écrasa sur le sol près des bois de Oisème.

De loin le Colonel GARDE, le Commandant DE LAGOERIE et plusieurs autres officiers avaient assisté au drame. Ils se porteront aussitôt sur les lieux.

Hélas, tout secours était inutile. Les deux capitaines avaient été tués nets. Ils avaient les os brisés. On eut beaucoup de peine à dégager leurs corps qui furent ensuite transportés à l'hôpital où ils furent veillés dans une chapelle ardente, par une garde d'honneur.

Le capitaine Emile JOUANNIC, âgé de 34 ans, originaire de Lorient, demeurait rue de Sours. Excellent pilote, on lui avait confié la direction de la section d'Entraînement, Il était Chevalier de la Légion d'Honneur. Son fils, un charmant enfant de 10 ans, est élève au lycée Marceau et ses professeurs voient en lui un sujet d'avenir. Spontanément ses camarades se sont cotisés pour offrir une couronne.

Le Capitaine Joseph TIGNOLET, 46 ans, originaire de Rainans (Jura), n'était affecté au dépôt du 22e que depuis trois semaines. Il revenait du Maroc où il s'était distingué pendant quatre ans comme chef d'Escadrille. La rosette de la Légion d'Honneur lui avait été conférée. Marié et père d'une délicieuse fillette dont il parlait sans cesse, il était heureux d'être revenu en France et faisait des projets. Il avait loué une maison rue d'Amilly, et voulait l'aménager coquettement pour y recevoir les siens, qui se trouvaient dans une station thermale. À ses amis, il confiait ses joies de père de famille ; ne réservait-il pas une surprise à sa fillette : le petit chevreau qu'elle désirait tant.

Hier, mardi, et aujourd'hui, les officiers, sous-officiers et soldats, se sont succédés à l'hôpital pour s'incliner devant les cercueils.

Les dépouilles mortelles des victimes ont également été saluées par M. STIRN, Préfet d'Eure-et-Loir et par M. Raymond DEBARGUE, Maire de CHARTRES.

Aux familles éprouvées nous adressons avec émotion nos respectueuses condoléances.

 

LES OBSÈQUES

Les obsèques des victimes seront célébrées jeudi matin à 10 heures dans la chapelle de l'Hôtel Dieu. Après le service religieux, le cortège se rendra à la gare. Le corps du Capitaine JOUANNIC sera dirigé sur LORIENT - Celui du Capitaine TIGNOLET sur ALGER.

 

DISCOURS DU COLONEL GARDE :

« Nous voici encore réunis comme il y a huit jours, pour conduire deux braves camarades à leur der­nière demeure.

L'avion qui lundi dernier emportait plein de confiance le Capitaine TIGNOLET et le Capitaine JOUANNIC, s'abattit bien peu de temps après son essor et la mort traîtresse fit brutalement son œuvre.

...Nous restons plein d'angoisse et de douleurs devant ces tombes prématurément ouvertes.

Le Capitaine Joseph TIGNOLET était né à RAINANS dans le Jura le 12/8/1883. Militaire de carrière dans l'Artillerie, il fait preuve dans cette arme au début de la guerre d'un courage et d'un sang-froid qui lui valent une élogieuse citation. Sous-Lieutenant en 1916 il passe dans l'aviation comme observateur. Sa conscience, son énergie, sa bravoure, son esprit du travail et de conscience lui valent trois autres citations et lorsque l'aube de la vic­toire a eu lui, il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur. Breveté pilote en 1920, il est affecté à l'aviation d'Algérie et est nommé capitaine en 1924 ; part au Maroc au moment où un ennemi audacieux essaye d'y ébranler notre domination, il y commande une Escadrille, y donne l'exemple du dévouement au service du pays, est de nouveau cité à l'Ordre de l'Armée et fait Officier de la Légion d'Honneur en 1927.

Après une autre année passée en France, il revient au Maroc en 1929. Enfin, au début de cette année, résolu à passer quelques temps dans la Métropole, il est affecté sur sa demande au 22e Régiment d’Aviation.

Je l'avais vu arriver avec joie, tout de suite j'ai été séduit par cette belle figure de soldat dont les yeux brillaient de franchise et dont on sentait dès le premier abord l'esprit de dévouement, la modestie, la conscience, le goût de bien servir.

En peu de temps, il s'était créé parmi nous un cercle d'amis et ses supérieurs comme ses subordonnés avaient pu apprécier sa bonté, sa conscience, sa façon exemplaire de comprendre son devoir.

Hélas, pourquoi faut-il qu'un banal accident nous rappelant avec brutalité que l'air a des traîtrises qu'il nous faut redouter, vienne nous priver d'un tel camarade ; pourquoi faut-il que cet époux, ce père modèle soit ravi à l'affection des siens, laissant désemparés les êtres qui lui étaient chers.

Madame, de tous côtés, je reçois des messages n'exprimant que tristesse d'avoir vu disparaître celui que vous aimiez. Que cette atmosphère de chaude sympathie dont était entouré votre cher mari vous soit un adou­cissement dans votre détresse. Comptez sur nous, nous ferons ce qu'il faudra pour vous aider et vous protéger nous agirons comme notre cher disparu aurait voulu que nous agissions.

Le Capitaine Emile JOUANNIC était né à Lorient te 31 Juillet 1896. Engagé volontaire pour la durée de la guerre en novembre 1914, il est nommé aspirant, puis sous-lieutenant en 1915.

Pendant les trois premières années de la guerre, servant dans notre héroïque infanterie, il entraîne ses poilus par sa vaillance, se distingue par son énergie et son audace et conquiert trois brillantes citations. Passé dans l'aviation à la fin de 1917, il termine son apprentissage de pilote à la fin de la guerre et il est affecté à un Groupe de combat peu avant l'Armistice.

Après avoir servi dans diverses formations, il rejoint le 22* Régiment d’Aviation en février 1923 Intelligent, faisant preuve de zèle, bon pilote, ayant des connaissances pratiques bien développées il est particulièrement bien apprécié et reçoit la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur en 1925.

A mon arrivée au Régiment en 1928, je lui donnai le commandement de la section d'entraînement Il y fit régner l'ordre, réalisa avec des moyens faibles les missions qui lui étaient demandées et fit preuve en toutes occasions d'une haute conscience particulièrement nécessaire dans ce poste qu'il occupait.

Comment ce pilote bien entraîné a-t-il pu avoir une défaillance !!! Cette question reste hélas à peu près sans réponse, mais ce tragique accident nous prouve qu'il faut toujours veiller, toujours se perfectionner toujours se méfier de soi-même.

Madame, étant un des anciens du 22e, nous pleurons en lui un aimable camarade et un dévoué collaborateur. Que votre fils qui a dû souvent admirer son père, marche sur ses traces, élevez-le dans te respect de l'admiration de votre cher disparu et qu'il devienne un homme comme était son père. Nous nous inclinons pieusement devant votre douleur et nous garderons fidèlement le souvenir du Capitaine JOUANNIC.

Mesdames, vos maris qui étaient des soldats braves parmi les braves, sont tombés au champ d'honneur, réprimez votre douleur, songez à vos enfants qui sont la continuation de leur père. Vivez pour eux élevez-les dans l'amour de leur père, faites-en des hommes, des femmes dignes d'eux. Vous trouverez dans cette tâche sacrée la grande consolation dont vous avez besoin et vous rendrez le plus bel hommage à la mémoire de ceux qui ne sont plus.

Ayez du courage, comptez sur nous en toutes circonstances.

Capitaine TIGNOLET

Capitaine JOUANNIC

Nous n'oublierons pas ceux que vous nous laissez.

Braves camarades, reposez en paix.

Au nom de notre Régiment, devant les familles éprouvées, nous nous inclinons avec respect. »

 

 

 

 

 

   

 

Sans doute en Juillet 1932 – Rambouillet

Equipage indéterminé

Lioré et Olivier LeO20 (de Chartres ?)

 

 

Deux cartes postales, écrites de Chartres le 5 août 1930 à ses parents et à son frère par « Martial », sur lesquelles on peut lire au dos :

- sur la première « l’avion que j’ai été voir le jour où je suis allé à Nanterre »

- sur la seconde : « Je t’envoie une photo de Rambouillet où il y a eu accident »

Les recherches faites dans la presse accessible sur internet n’ont pas abouti, mais il est fort probable que le dénommé « Martial » était militaire à Chartres et que l’avion appartenait au 22ème RA.

 

 

 

 

 

   

 

22 août 1930 – Terrain d’aviation de Chartres

Lioré et Olivier LeO20 codé « BVI » - 2ème Groupe du 22ème RABN

 

Au dos des photographies : « Lioré et Olivier brûlé le 22 août 1930 »

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

Farman F63BN4 tombé à Chavannes   Farman F63BN4 tombé à Chavannes

 

   

 

26 août 1930 – Route de Chavannes à Lèves (28)

(+) Sous-lieutenants Pierre HERMANN (observateur) et Guido SAVELLI (navigateur)

Sergents Georges MERLET (mitrailleur), Albert SIREY (mitrailleur), René HASPE (mitrailleur) et Bernard TURGIS (pilote)

FARMAN F.63 Bn4 : 22ème RABN - 3ème Escadrille (VB 101)

 

26 août 1930 – Corcelles-les Monts (40)

(+) Adjudant mitrailleur André MAILLEFAUD, adjudant-chef pilote Marcel REINICHE, adjudant mécanicien PECATTE, sergent radio VIEILLOT

FARMAN F.140/141 « SUPER-GOLIATH » quadrimoteurs : 22ème RABN - 6ème Escadrille (CAP 115)

 

26 août 1930 – Chartres (28)

Commandant EUDES (blessé)

LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3 : 22ème RABN

 

 

 

Les photographies de neuf des victimes de Chavannes et de Corcelles-les-monts dans « l’Echo de Paris » : REINICHE, EHRMANN, SIREY, TURGIS, MERLET, HASPE, VIEILLOT, PECATTE et MAILLEFAUD

 

Coupure de journal BA 122

 

 

 

Un des FARMAN F.140/141 « SUPER-GOLIATH » quadrimoteurs du 22ème RABN de Chartres en 1930

 

D'après Jean Liron, « Les avions Farman » - Editions Larivière - 1984, seuls trois Farman F.140 (dont deux à avant allongé, numérotés 1bis et 2bis) et 6 F.141, quadrimoteurs à moteurs Farman 12We de 500CV en tandem, dérivés de la série des antiques F.60, furent construits à partir de 1923 et expérimentés au sein de la 6ème Escadrille du 22ème RABN de Chartres sous le nom de « Super-Goliath ». Mais les cellules s’avérèrent finalement trop faibles pour cette motorisation

 

FARMAN F.140 Super-Goliath

 

FARMAN F.140 « SUPER-GOLIATH »

 

 

Corcelles-les-Monts - Crash Farman Super-Goliath du 22ème RABN de Chartres - 26 août 1930

 

Le lieu du crash du FARMAN F.140/141 « SUPER-GOLIATH » du 22ème RABN de Chartres – Le 26 août 1930, au nord de Corcelles-les-Monts (40)

Merci à Daniel Gilberti pour ces photographies prises en octobre 2010

 

 

   

 

Le LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3 du Commandant EUDES après son accident nocturne dans un hangar « BÉNÉZIT »

Photographie du 28 août 1930 au matin, terrain d’aviation de Chartres

Merci à M. Guilleux pour la communication de ce document

 

 

Outre les deux accidents mortels ayant fait 10 victimes et l’accident du commandant EUDES qui ne fut heureusement que blessé en détruisant son Lioré et Olivier LeO 20 au décollage contre un hangar de l’aérodrome de Chartres (photographie ci-dessus), un autre FARMAN GOLIATH du 22ème RABN fut détruit par le feu la même nuit, au moment où l’on procédait au plein d’essence de ses réservoirs. La presse entière se déchaîna contre le Ministre de l’Air et « l’Aviation Militaire » en général, la mauvaise qualité et la vétusté de son matériel ainsi que les défaillances de sa maintenance en particulier...

 

 

Lire par exemple ce que dit des accidents des bombardiers de nuit français de 1929 et 1930 dans : cliquez sur les liens ci-dessous :

 

« le FIGARO », les 26, 27 et 28 août 1930 :

« Plaidoyer pour la création d’un Corps d’Officiers Mécaniciens de l’Armée de l’Air »

 

« le POPULAIRE » du 23 septembre 1930 -Publication  du parti socialiste de Jean Jaurès

« La main d’œuvre ouvrière n’a aucune responsabilité... »

 

« le MUTILÉ de l’ALGÉRIE » du 4 janvier 1931 – Copie d’un article de « L’AMI du PEUPLE »

« Sous le régime des pots de vin »

 

 

Publié aussi dans « LE FIGARO » le 23 septembre 1930 :

 

LE SCANDALE DE L'AVIATION

DEUX TÉMOIGNAGES

 

M. Laurent-Eynac s'est permis, à la fête commémorative de Clément Ader, de qualifier les documents publiés par L’AMI DU PEUPLE pour éclairer les Français, de « campagnes d'intimidation et de chantage ». Notre confrère a publié hier matin deux lettres, dont l’une, écrite par un père éploré sur une tombe encore fraîche, repousse avec une force singulière l'accusation calomnieuse du ministre, tandis que la seconde rend vain l'espoir que nourrissent les destructeurs de notre aviation militaire d'échapper à leurs terribles responsabilités.

« Que M. Laurent-Eynac perde son portefeuille dans la bagarre, et puis après ? » remarque notre confrère du matin, qui, fort étranger aux questions personnelles ou aux combinaisons politiques, ne songe pas à .substituer à un pantin disloqué un pantin tout neuf, ni à offrir des chances à quelques politiciens candidats au portefeuille ministériel, mais à faire gagner par l'aviation ce que doit perdre la politique.

On ne lira pas sans une profonde émotion la lettre qu'a adressée de Montabard (Orne) à L'AMI DU PEUPLE, M. Florentin VIEILLOT :

 

Montabard (Orne), le 8 septembre 1930. 
Direction de L'AMI DU PEUPLE, 
2, rue Drouot, Paris. 
 

« Courbé sous le poids de la douleur et du chagrin, je rentre de Dijon et de Chartres, reconnaître et accompagner les restes de mon malheureux enfant, tué si tragiquement à Courcelles-lès-lens. C'est vous dire si je suis attentivement tout ce que L’AMI DU PEUPLE peut dire et dévoiler concernant les épouvantables catastrophes.

Ainsi qu'on semble en avoir la certitude aujourd'hui, l'avion s'est brisé et disloqué par temps superbe et sans avoir à lutter contre les éléments donc, ou il y a sabotage ou malfaçon dans ces conditions, il y a des responsables qu'on les trouve et qu'on les châtie comme ils le méritent.

Il n'est pas admissible que l'on sacrifie ainsi les vies de nos enfants sans contrôler d'une façon sérieuse les avions sur lesquels on les fait monter.

D'un autre côté, et c'est une suggestion qui me hante depuis l'accident, et que je viens soumettre à L'AMI DU PEUPLE, j'estime que c'est un crime encore, après la catastrophe de Chavannes, comme avant leur départ, des malheureux qui devaient partir à 21 heures de les avoir obligés à partir. N'aurait-on pas dû surseoir à l'accomplissement de ce vol réglementaire (nous ne sommes plus en guerre), lequel aurait pu avoir lieu quelques jours plus tard, qui aurait dû inciter les responsables à prendre d'autres précautions et à vérifier d'une façon plus méticuleuse cet appareil déjà considéré, par les malheureux comme défectueux, avant de tenter un autre vol et d'exposer de nouvelles victimes ?

Merci à L’AMI DU PEUPLE de tout ce qu'il fait pour dévoiler et faire la lumière sur tout ce qui se passe cela ne me redonnera rien, mais si seulement cela pouvait servir à éviter d'autres catastrophes et préserver d'autres vies, ce serait déjà beaucoup.

Agréez, je vous prie, mes civilités empressées.

VIEILLOT. »

 
Telle est la satisfaction que demande un père en deuil : que les responsables de pareilles catastrophes soient connus et nommés.
Une seconde lettre reçue par L'AMI DU PEUPLE et choisie entre des centaines, y contribue puissamment. Qu'on en juge :
 
Monsieur le rédacteur en chef
de l’AMI DU PEUPLE, Paris 
 

« Les terribles accidents d'aviation qui endeuillèrent tout récemment notre aviation militaire sont encore présents à la mémoire de tous et chacun sait que le plus terrible fut celui de Chavannes, où un des nôtres, notre camarade, notre ami Bernard Turgis trouva une mort atroce avec cinq de ses compagnons.

Ami intime de Bernard Turgis, je connaissais sa science du pilotage, son calme, son sang-froid, sa prudence, et je ne pouvais concevoir que l'accident puisse être imputé à une perte de vitesse engendrée, d'après le communiqué officiel, par l'arrêt d'un des moteurs de l'appareil, car avec un seul moteur Bernard était trop bon pilote pour ne pas s'en être tiré.

Aussi je suis allé sur place, j'ai fait une enquête, absolument libre, sans aucun parti pris, j'ai interrogé les personnes qui ont vu, qui ont assisté à ce formidable drame de l'air, et de ces précieux témoignages les causes de l'accident apparaissent avec une précision surprenante.

Je me dois ici de remercier bien sincèrement les personnes qui ont pu me documenter d'une façon précise.

Ces causes, que beaucoup connaissent déjà, ne peuvent être admises par l'enquête officielle, car elles posent d'une façon impérative la grave question des responsabilités dans tous, les domaines.

Je vous les livre telles que je les ai apprises, sans rien y ajouter de personnel, et vous serez comme moi, étonné de l’insistante audace que l’on met à vouloir les ignorer.

L'équipage, revenant de Dieppe, se disposait à atterrir sur son terrain et le pilote diminuait constamment son altitude, tout en conservant une vitesse très suffisante pour sa prise de terrain, lorsque brutalement, à environ 100 mètres de hauteur, un mât de cabane s'arrache, déchiquetant un côté du fuselage, déchirant l'entoilage d'une aile, l'aile inférieure gauche se replie, et aussitôt c'est la chute presque verticale de l'avion, que tous les efforts du pilote ne peuvent parvenir à redresser.

Avec un sang-froid remarquable, et que nous pouvons citer très haut en exemple, le pilote Turgis, se rendant compte de l'épouvantable catastrophe, essaie de limiter la casse, coupe l'allumage des moteurs et ferme les robinets d'essence.

Cette précaution sauva le village de Chavannes d'un horrible incendie et la population entière de ce petit village est profondément reconnaissante à notre ami de son courage et lui en fait toute son admiration.

Les traces d'essence sont encore visibles sur trois maisons voisines du lieu de la chute.

Mais, de grâce, que l'enquête officielle ne vienne pas nous raconter qu’un des deux moteurs n’a pas repris, c'est un mensonge, une duperie, et tous les témoignages sont unanimes à affirmer que les deux moteurs tournaient normalement, sans aucun raté, au moment où le pilote se disposait à atterrir.

De plus, le mât de cabane, qui a été vu projeté de l'avion, a été retrouvé fiché dans le toit en chaume d'une maison, et les morceaux de contre-plaqué et de toile ont été retrouvés par l'autorité militaire, bien loin du lieu de l'accident.

Un brave homme de paysan nous disait que tout allait bien, « puisque les aviateurs lançaient des drapeaux ». Hélas, ils ne se doutaient pas de ce qui allait se passer.

Et si l'on veut une plus grande précision, je dirai que l'examen de certains débris de l'appareil, qui ont été ramassés, permet à un technicien averti et absolument libre de conclure formellement.

D'ailleurs, des enquêtes de maisons sérieuses, fournisseurs d'une partie du matériel, confirment en tous points les résultats de mon enquête.

L'accident est bel et bien dû à un mauvais matériel, et la preuve en est trop flagrante pour qu'on veuille en convenir en haut lieu, et tout en sauvant le matériel il faut couvrir les responsables.

Car ces responsables existent et ne sont guère tranquilles ; voici un point qui pose la question des responsabilités.

Le syndicat des ouvriers civils et militaires du 22ème d'aviation, dans une lettre, reconnaît que l'appareil meurtrier avait été réparé à la suite d'un mauvais atterrissage il y a quelque temps, puis réglé et réceptionné.

Mais, est-il permis de demander qui a donné l'ordre de cette réparation et qui a donné l'autorisation de vol à cet appareil ?

Eh bien cet appareil tragique, « qui avait fait un mauvais atterrissage il y a quelque temps », n'est autre que celui qui s'écrasait le 23 juin dernier, sur le terrain de Chartres, tuant le capitaine Murard de Saint-Romain et le sergent André Held, alors que les deux autres passagers n'étaient que blessés.

Voilà comment un appareil démoli (nous en possédons des photographies) est rafistolé, pourvu d'un équipage réglementaire et prêt à ses fonctions de massacre.

Le résultat ne s'est pas fait attendre, et à une de ses premières sorties cet engin de mort faisait d'un coup six nouvelles victimes.

Que penser de pareils faits ? Ils sont à un point écœurants que l'on ne peut les qualifier ; mais pourquoi nous cache-t-on la vérité, en déformant systématiquement les faits ?

L'opinion publique attend de ses élus le devoir qui s'impose en pareils cas, et nous comptons sur eux pour provoquer des mesures énergiques capables de sauvegarder la vie de nos aviateurs. »

 
L'AMI DU PEUPLE éclaire le sens de sa campagne par ce commentaire : « M. Laurent-Eynac, en vérité, n'est qu'un maillon de la lourde chaîne qui rive au sol notre aviation. C'est la chaîne qui doit disparaître et le maillon nous importe peu. »

 

 

Publié encore dans « le FIGARO » du 27 septembre 1930 :

 

REVUE DE PRESSE

LE SCANDALE DE L'AVIATION

 

L’AMI DU PEUPLE publie trois lettres bien propres à troubler la tranquille assurance du ministre de l’air devant des tombes dont le nombre ne cesse de s'accroître

La première, fort émouvante, est adressée à notre confrère par Mme Ehrmann, veuve du colonel Ehrmann et mère du sous-lieutenant victime avec cinq de ses soldats, de l'accident de Chavannes. Mme Ehrmann écrit :

 

« Mon fils, sous-lieutenant Ehrmann, était chef de bord de l'avion piloté par Turgis. J'ai aussi été sur les lieux de la catastrophe, je me suis renseignée et j'ai la certitude absolue qu'elle n'a pu arriver qu'à cause d'une insuffisance ou une défectuosité de l'appareil.

Les autres passagers s'étaient confiés au pilote et au chef de bord, et j'estime que j'ai le devoir de défendre leur mémoire.

Lorsque le pays a en face de lui une famille de sept fils, il lui doit beaucoup. Celui tué à Chavannes était mon cinquième fils. L'Etat a la responsabilité des vies qu'on lui confie. Il ne doit pas les sacrifier par négligence. J'affirme que c'est ce qu'il a fait en faisant voler des jeunes gens pleins de confiance, de compétence et de cran sur un appareil, celui de Chavannes, qui a déjà eu un accident peu avant la catastrophe.

L'avion, en effet, s'était endommagé le 12 août, au cours d'un atterrissage : fuselage tordu et empennage atteint.

L'appareil, très endommagé, n'avait pas volé depuis cet accident, et c'est à sa première sortie après les réparations qu'il se brisa en l'air au-dessus de Chavannes.

On ne comprend pas pourquoi il n'avait pas été désaffecté immédiatement, puisqu'il aurait dû, quatre jours après l'accident, être remplacé par un avion neuf.

Bilan six morts... »

 

Le père d'un des aviateurs du même équipage, M. Victor Merlet, élève une protestation bien fondée :

 

« Monsieur le Directeur,

Etant un des lecteurs de votre journal depuis sa fondation et ayant suivi votre campagne au sujet du scandale de l'aviation militaire, je viens appuyer les témoignages que vous recevez et que vous avez recueillis, en tant que père d'un des aviateurs tués dans l'accident de Chavannes. Mon fils était le sergent mitrailleur Merlet, et l'enquête que vous avez faite sur les lieux correspond exactement à celle que je fis le 29 août. Apres les obsèques des six malheureux, les gens témoins de l'accident ont déclaré que, s'il y avait eu un manque de sang-froid de la part du pilote, le village aurait été incendié et, d'autre part. qu'il avait fait tout son possible pour atterrir dans le champ qui se trouvait environ à 300 mètres. Donc, comme vous le dites, aucune faute ne peut être imputée à cette pauvre jeunesse, la faute est purement due à un matériel défectueux et cela est pénible de constater que l'on joue avec la vie de jeunes gens qui sont pleins de dévouement pour la grandeur de notre aviation.

Nous comptons sur L'AMI DU PEUPLE pour mener à bien la campagne qu'il a entreprise et que les responsables soient mis au pilori. Evidemment, cela ne nous ramènera pas nos enfants (pères de famille), mais ce que nous désirons, c'est, que cela serve d'exemple pour que d'autres jeunesses soient épargnées, car la grande guerre a suffisamment fait de morts et la France a besoin de ses enfants. »

 

La troisième lettre accusatrice est d'un aviateur militaire :

 

« Je fais partie d'une Escadrille de chasse n°... (Permettez-moi de garder ce numéro), avec cinq autres camarades, et la chose est triste à dire, pour six nous n'avons que deux appareils, et encore sont-ils dans un état déplorable. D’ailleurs, jugez-en par les caractéristiques ci-dessous :

Avion Spad, moteur 280 chevaux Jupiter : pour le moteur, rien à dire.

Entoilage de l'appareil très mauvais, ailerons à moitié fêlés, « manche à balai » branlant dans toutes les positions, ce qui fait que si nous voulons fumer une cigarette, on ne peut lâcher ledit «manche à balai», et enfin tous les autres accessoires d'un appareil qui sont plus ou moins bons.

Question parachute, nous en avons un pour six, peut-être est-ce parce que nous sommes des bleus ?

Mais j'avoue franchement que de ce régime j'en suis dégoûté, et pourtant Dieu sait si j'aime bien mon métier.

Mes camarades et moi, monsieur, nous comptons sur vous pour faire cesser ce scandale et cette incurie complète qui règnent chez les personnages compétents.

J'ai déjà vu quatre de mes camarades se tuer...

Je vous remercie, au nom de mes camarades, pour toute la peine que vous vous donnez afin d'adoucir notre condition, et je vous prie d'agréer, monsieur, l'assurance de mon profond respect. »

 

 

Publié encore à la une du « FIGARO »du 6 octobre 1930 :

 

POUR  SAUVER  L'AVIATION  FRANÇAISE

 

Les accidents terribles survenus, à divers avions de bombardement de nuit ont prouvé l'effroyable incurie du service technique de l'aéronautique (S.T.Aé). À nouveau L’AMI DU PEUPLE d'hier matin attirait fort judicieusement l'attention sur ce point.

Les communiqués officiels du ministère de l'air signalent que tout vol est interdit sur avions Goliath et Super-Goliath, du type de ceux qui ont été « accidentés » à Chartres et à Dijon. Cette décision relative à des appareils dangereux dans leur état actuel, ne doit pas faire oublier la longue série de fautes du service technique de l'aéronautique.

De longues années durant, celui-ci a laissé augmenter la puissance du « Goliath » au détriment de la sécurité, la structure restant stationnaire.

La responsabilité du S.T.Aé. dans les accidents de Chartres est aggravée du fait que ce service a permis le montage sur ces avions de moteurs à air de grosse puissance, soit à réducteur, soit à haute compression. On sait, en effet, que le moteur à air de gros alésage favorise l'auto-allumage, ce qui augmente les vibrations.

Il y a près de 18 mois, une enquête officielle avait permis d'établir que tous les longerons d'ailes des « Goliath » étaient fissurés. De même, les vibrations des moteurs « Jupiter », sur « Lioré », ont provoqué des fissures, des déréglages de bâtis-moteurs et de cellules, des ruptures de pipes d'admission et, par voie de conséquence, des incendies en vol.

On a décidé, pour remédier à l'auto-allumage, de marcher à l'essence benzolée 50 %, puis de marcher de nouveau à l'essence et de baisser la compression. 250 moteurs sont actuellement transformés, 450 vont l'être. Les dépenses afférentes à l'équipement des avions de bombardement avec des moteurs d'avions de chasse atteindront environ 25 millions.

Par un curieux paradoxe, les Etats étrangers utilisent le meilleur matériel français de bombardement, tandis que nos formations emploient le pire.

Exemple l'aéronautique brésilienne a reçu, à son entière satisfaction, une Escadrille complète de « Lioré » bi-moteurs, type 25, à moteurs Hispano 500 CV, à réducteur.

Décidément, le service technique de l'aéronautique a donné la mesure de son incapacité.

 

 

Coupure de journal - BA 122

 

 

Lien vers le site « Aérostèles » : photographies du monument commémoratif à Lèves »

Lien vers l’article de « L’Indépendant d’Eure et Loir » du 2 juin 1931 relatant l’inauguration de la plaque

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

15 octobre 1930 – Gasville (28)

(+) Sergent Frédéric FEIDEL – Capitaine DONATY (blessé)

HANRIOT-DUPONT Biplace : 34ème RA du Bourget

 

 

   

Meri à Frédéric HALLOUIN pour la transmission de ces documents

 

L’appareil participait aux manœuvres régionales de cavalerie qui avaient lieu dans la région de Chartres. Il décolla près d’un bois et ne put prendre assez de hauteur avant de le survoler. Il heurta la cime d’un arbre et s’abîma dans la forêt. Le sergent-pilote Frédéric FEIDEL est inhumée au cimetière « Miséricorde » de Nantes.

 

 

 

 

 

 

10 décembre 1930 – Lucé (28)

1 sous-officier (indemne)

Biplan indéterminé : 22ème RA Chartres

 

 

 

 

 

Publié à la une du « FIGARO » du 31 août 1931 :

 

LES RESPONSABILITÉS DES CATASTROPHES AÉRIENNES

 

L'AMI DU PEUPLE s'attache à démontrer que les responsabilités des catastrophes aériennes qui se succèdent avec une fréquence alarmante, incombent surtout aux malfaçons de nos fournisseurs de l'aéronautique.

Ce fut le fait de certains services de l'aviation depuis dix ans. Malgré de belles promesses, M. Laurent Eynac n'a rien changé à ces habitudes détestables.

Comment des avions de type ancien ont-ils pu demeurer en service, être refaits perpétuellement sous des noms nouveaux, et constamment rachetés avec avis favorable des services techniques ?

C'est l'histoire de nos déboires aériens qu'il faudrait faire en reprenant, la liste de nos deuils et de nos déceptions.

En règle générale, il fallait obtenir pour qu'un avion fût reçu, un certain nombre de performances minimum. On s'est « débrouillé ». Sur une cellule trop faible on a adapté un moteur trop puissant. En l'air, l'avion vibrait tragiquement, le pilote qui avait fait les essais redescendait pâle, et affirmait que l'appareil ne pouvait pas voler. Son rapport était transmis à ses supérieurs, disparaissait dans des cartons verts, était étouffé dans des chemises directoriales, puis une série d'appareils mauvais était commandée, Lors de la réception on se « débrouillait » encore. Il faut beaucoup d'énergie à l'officier ou au sous-officier qui procède aux essais d'un appareil pour s'opposer aux revendications et affirmations hautaines du représentant de la maison X. qui arrive dans une auto grand format et serre la main des grands chefs.

Tout récemment un appareil médiocre réalisait des performances si étonnantes que le réceptionnaire étonné fit amener l'avion sur la bascule. Réglementairement l'appareil devait être chargé d'une certaine quantité de lest avec la complicité du pilote une partie avait été jetée par-dessus bord. Quand l'appareil fut lesté, il redevint le lamentable coucou que le réceptionnaire avait deviné. Néanmoins les avions furent pris en compte par l'armée.

Et accentuant ses accusations d'incurie de certains services administratifs du ministère de l'air, L’AMI DU PEUPLE poursuit :

Elles sont innombrables ces séries d'appareils qui, à Chartres, Versailles, Dijon ne peuvent sortir des hangars. Un beau jour, à la suite d'une catastrophe, un ordre vient analogue à celui qui a été donné hier « Ne plus voler sur les appareils de tel modèle. » Puis le temps passe, quelques mois, on oublie. Alors les appareils sont remis à l'industrie privée pour modifications. Il vaut mieux ne pas parler des factures qui sont payées pour ces modifications d'appareils. Il n'est pas rare que le montant atteigne vingt et trente fois ce que l'Etat aurait payé chez le mécanicien du coin. Les appareils reviennent en service. Sont-ils meilleurs ? Certainement non.

Un appareil est un tout, un organe renforcé ne peut travailler qu'aux dépens des autres plus faibles. Une nouvelle catastrophe se produit. Nouvelle réparation, nouvelle note. 0n voit la suite. Tout ceci, nous l'avons dit, provient du manque d'initiative volontaire de certaines grandes maisons. Ce laisser aller doit être imputé directement aux services de l'aviation et au ministère de l'Air,

La preuve vient d'en être faite : une maison qui avait fourni à l'aviation française des appareils défectueux, vient de procurer à des gouvernements étrangers qui avaient ouvert un concours un appareil de premier ordre.

 

 

 

 

 

 

10 juin 1931 – Luxeuil (70)

Équipage indéterminé (indemne)

LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3 : 22ème RABN

 

 

 

 

 

 

14 mai 1932 – Briançon (05)

Équipage indéterminé (indemne)

Appareil indéterminé : 22ème RABN

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

8 juin 1932 – Chartres (28)

Soldat LEDUC (blessé)

Appareil indéterminé

 

 

 

 

 

 

4 juillet 1932 – Chartres (28)05)

Sergent-pilote Paul DEVOS, capitaine Marcel GRIOLET (contusionnés), lieutenant René ÉTÉ (blessé)

Lioré et Olivier LeO20 : 22ème RABN

 

 

 

 

 

 

18 août 1932 – Tahure (51)

(+) s/lieutenant observateur Du BOUCHER, Lieutenant DAUVERGNE et Sergent pilote Pierre CACHEUR – Sergent-chef Charles DUBUC (blessé)

Appareil indéterminé : 22ème RABN

 

Coupure de journal BA 122

 

La veuve du lieutenant Du BOUCHER recevra la croix de son époux des mains du Général De Goys (1), le 16 octobre 1933, au cours d’une émouvante prise d’armes, sur le terrain de la 22ème Escadre de Chartres (voir plus bas).

 

(1) Louis de Goÿs de Meyzerac (1876-1967), général d'armée aérienne – Brevet 354 de février 1911 – Chef d’Etat Major du Ministre de l’Air

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

24 août 1932 – Lèves (28)

(+) Capitaine Marcel DELMAS - Lieutenant Jacques FAUCHEUX

Appareil indéterminé : 1er Groupe d’Aérostiers de Compiègne en subsistance au Bourget

 

Coupure de journal BA 122

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

1er septembre 1932 – Patay/Voves (28)

(+) Adjudant René WEIGEL

LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3 : 22ème RABN - 1ère Escadrille

Equipage : Capitaine Martial VALIN (pilote), lieutenant Vincent SAUBESTRE et sergent-chef Henri GUIVARCH (mitrailleur)

 

 

Lien vers : « Martial VALIN et Vincent SAUBESTRE, tous deux Général d’Armée Aérienne et Inspecteur Général de l’Armée de l’Air après la guerre 1939-1945 »

 

 

Dans « l’Intransigeant » du 3 septembre 1932

 

Après la chute mortelle de l’adjudant Weigel

 

La mort de l’adjudant Weigel, du 22ème régiment de bombardement de Chartres, est l’une des plus pénibles enregistrées dans l’aviation militaire.

Les faits sont précis : Weigel, formant équipage, à bord d’un Lioré et Olivier 20 moteur Gnome « Jupiter », avec le capitaine Valin, le lieutenant Saubestre et le sergent Guivarch, pour accomplir une mission photographique, est tombé d’une altitude de 3 500 mètres, hier, à 10 heures 30, et s’est écrasé sur le sol, à Courmainville, n’étant pas pourvu de son parachute. Cause de la chute : rupture de la cuve du mitrailleur arrière.

Est-ce que, vraiment, un accident de cette nature devrait se produire ? C’est à croire que l’on estime que les risques ordinaires de l’aviation ne sont pas assez nombreux.

La faiblesse de la construction n’est pas à envisager. Entretien insuffisant du matériel ? C’est possible.

De plus, nous retiendrons, une fois de plus, qu’un aviateur militaire n’avait pas fixé son parachute sur lui. Trop souvent nous avons signalé l’impossibilité de porter le parachute, trop lourd et trop encombrant, dans, l’accomplissement de certaines missions. Les militaires, soucieux d’effectuer leur travail, négligent leur mise en état de sécurité constant.

Le dernier concours de parachutes, nous le répétons depuis dix-huit mois, a été irrégulier, irrégulier au point que, samedi, nous avons annoncé que M. Portant, inspecteur général technique, venait de signer l’ordre impératif de ne plus laisser en service de parachutes garni d’une boucle de ceinture se détachant sous l’effet de la moindre pression, ce que nous avons expérimenté personnellement.

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

5 novembre 1932 – Digny (28)

Lieutenant de GAILLARD, chef de bord – Sergents-chefs pilote CHAUME et VASSIEU (blessé) – Adjudant-chef mécanicien BOULANGER (blessé)

Lioré et OLivier LeO 20 – 22ème RABN – 2ème Escadrille

 

 

 

 

 

 

8 mars 1933 – Chartres (28) ?

Colonel Franck DELANNEY (Grièvement blessé)

Appareil indéterminé : 22ème RABN

 

 

Le Colonel Franck DELANNEY, qui était alors en congé du personnel navigant, avait été pendant de longues années le Commandant en second du 22ème Régiment d’Aviation de Chartres. Pilote breveté n°1184, brevet militaire n°288, alors capitaine, il avait été nommé le 22 mars 1915 commandant l'Escadrille C42 lors de sa création au dépôt du 2ème Groupe d'aviation sur le terrain de Lyon-Bron, puis commandant de l’Escadrille C89S rassemblée également à Bron le 11 octobre 1915. Il se dirigeait vers Tours et était seul à bord d’un avion biplace : suite à des ennuis de moteur, il essaya de revenir se poser à Chartres, mais il heurta des fils télégraphiques de la voie ferrée Chartres-Gallardon et s’écrasa à 30 mètres du pont de la Crosnière. Il fut transporté dans le coma à l’hôpital de Chartres où l’on diagnostiqua de multiples fractures à la base du crâne. Il totalisait plus de 32 ans de service dont près de 6 ans de campagne : 4 blessures et 1 citation, il avait été fait officier de la Légion d’Honneur le 9 juillet 1924. Le colonel Franck DELANNEY, fait Grand-Officier de la Légion d’Honneur en 1949, grand mutilé, est décédé le 24 novembre 1959 à l’âge de 80 ans.

 

 

 

Publié dans « LES AILES » du 26 octobre 1933

 

UNE CÉRÉMONIE ÉMOUVANTE À LA 22ème ESCADRE

 

Une cérémonie particulièrement émouvante a eu lieu le 16 octobre sur le terrain de la22ème Escadre de Chartres. Devant les hangars, les avions sont alignés. Sur leur front, le drapeau et les troupes viennent se ranger. Ordre et tenue impeccables. Un officier guidé par un lieutenant, une femme en grand deuil s’avancent. C’est le colonel Delanney et Mme Du Boucher. Les clairons ouvrent le ban. Le Général de Göys attache la cravate de commandeur de la Légion d’Honneur au cou du colonel aveugle, remet à la jeune veuve la croix de son mari tué en service commandé. Des fanions sont distribués aux Escadrilles, des médailles militaires épinglés sur la poitrine de sous-officiers, des prix de tir décernés. Les clairons ferment le ban. Et le silence de la foule présent à peine à se rompre, tant sont poignantes ces deux images immobiles que le destin a touchées : le grand mutilé, la veuve. Cérémonie simple, mais émouvante comme un acte de foi qui exalte l’esprit de sacrifice jusqu’à sa plus haute élévation : le don de sa propre vie au devoir envers la patrie.

 

 

Chartres - 16 octobre 1933 – Remise de la Légion d’Honneur au colonel DELANNEY, blessé à Chartres de 8 mars 1933,

et à Madame Lysiane DUBOUCHER (née LEGUILLETTE), veuve du lieutenant Marie Joseph Etienne Henry DU BOUCHER tué à Tahure le 18 août 1932

Photographie de la collection de Vasselot de Régné

 

 

Lien vers : « Un jour, une histoire – 16 octobre 1933 à Chartres »

 

Lien vers 28 documents d’archives du dossier de Franck DELANNEY aux Archives de l’Ordre de la Légion d’Honneur

 

 

 

 

 

Haut de page

 

Ludovic ARRACHART    Ludovic ARRACHART

 

23 mai 1933 – Maisons (28)

(+) Capitaine Ludovic ARRACHART

CAUDRON C-360

 

 

L’épave du Caudron C-360 d’Arrachart à Maisons

 

 

Publié dans « L’OUEST ECLAIR » du 24 mai 1933 :

 

LE VALEUREUX PILOTE ARRACHART SE TUE DANS UN ACCIDENT D'AVION PRÈS DE CHARTRES

Il s’entraînait pour la coupe Deutsch de la Meurthe.

 

ETAMPES, 23 mai. — Un avion civil du centre d'Etampes, piloté par le capitaine Arrachart, s'est écrasé au sol, ce matin, à 10h45, à proximité du passage à. niveau de la ligne d'Auneau à Etampes, sur le territoire de la commune de Maisons.

Le capitaine Arrachart a été tué. Les services du 22ème d'aviation de Chartres ont été prévenus par les soins de la gendarmerie d'Auneau.

Ludovic Arrachart, qui vient de se tuer, était né à Besançon, le 15 août 1897.

 

Les circonstances de l'accident

 

CHARTRES. 23 mai. — L'aviateur Ludovic Arrachart, qui s'est tué ce matin, était engagé dans la Coupe Deutsch de la Meurthe qui doit être disputée dimanche prochain à Etampes. On sait que cette épreuve est ouverte aux avions monoplaces, munis d'un moteur n'excédant pas 8 litres de cylindrée. Les constructeurs ont à cet effet, sorti des avions et des moteurs spéciaux absolument nouveaux. C'est donc sur un de ces petits appareils, pouvant atteindre une vitesse de 400 km à l'heure, que Ludovic Arrachart s'était envolé ce matin, à 6h 40 de l'aérodrome de Mondésir, près d'Etampes, dans le but de s'entraîner et d'essayer son appareil. On ne devait plus le revoir.

Parti dans la direction de Chartres, sur le circuit même de la coupe, l'avion volait à 200 mètres d'altitude environ, lorsque, suivant un cultivateur qui, d'un champ voisin, suivait la marche de l'appareil, le moteur s'arrêta.

D'après un deuxième témoin, le moteur cessa bien de fonctionner, mais reprit sa marche quelques secondes plus tard. Quoi qu'il en soit, l'avion sembla amorcer un virage plus s'abattit brusquement sur le passage à niveau de Maisons, sur la ligne de chemin de fer de Chartres à Orléans, à proximité d'Auneau.

Lorsque les secours arrivèrent, il était trop tard, et ce ne fut qu'un cadavre qu'on retira des débris de l'appareil.

Mandée aussitôt, une ambulance automobile transporta le corps à l'hôpital d'Etampes, tandis qu'arrivaient sur les lieux le colonel Gon et le lieutenant Gardy du 22ème Régiment d’Aviation de Chartres, chargés de l'enquête sur les causes de l'accident qui a provoqué une profonde émotion dans les milieux aéronautiques.

 

Un mauvais fonctionnement du moteur ?

 

Chartres, 23 mai. — Il semble que l'accident survenu à l'avion d'Arrachart soit dû à une perte de vitesse consécutive à un mauvais fonctionnement du moteur. Plusieurs habitants de Sainville, petite commune voisine, avaient observé, en effet, lors du passage de l'appareil que le moteur donnait des signes de faiblesse. »

 

 

Publié dans « LES AILES » du 26 mai 1933 :

 

A la toute dernière minute, nous arrive l’affreuse nouvelle de la mort de Ludovic ARRACHART, tué mardi matin dans la chute de l’avion avec lequel il devait disputer dimanche la Coupe Deutsch. Nous ignorons encore les causes de cette chute qui enlève à l’aviation un de ses pilotes les plus remarquables, les plus sympathiques. C’est une très grande perte, une perte que rien ne saurait combler.

Ludovic ARRACHART était encore étudiant lorsque la guerre éclata. Né à Besançon le 15août 1897, il s’engagea à 17 ans, en octobre 1914, au 35° régiment d’infanterie et participa aux attaques de Champagne en octobre 1915 et 1916. Il fut blessé à Verdun alors qu’il était sergent. Après sa convalescence, il fut appelé à suivre les cours de Saint-Cyr d’où il sortit aspirant en janvier 1917. Sous-lieutenant en février 1917, il fut blessé à nouveau dans les combats de la Meuse, et déclaré inapte à l’infanterie. Sur sa demande il entra alors dans l’aviation le 1° juillet 1917 et devint observateur à la MF-60. Il passa ensuite à la MF-40, où il effectua en plus de l’observation et du réglage de tir, des liaisons d’infanterie à très basse altitude. À l’armistice, il pilotait le biplace Spad. À la fin de la guerre, il fut nommé officier d’armement de la 4ème armée. Passé à l’armée du Levant, où il séjourna vingt mois, il commanda comme lieutenant, l’Escadrille d’Alexandrette. À son retour à la métropole, il fut affecté au 11° corps à Nantes et fit partie de la commission des Essais Pratiques de 1923 à 1925.

Ludovic ARRACHART était titulaire du brevet civil n°17.601 et du brevet militaire n°18.148. Officier de la Légion d’honneur, il reçut la grande médaille d’or de l’Aéroclub de France. Ses raids nombreux firent de lui un pilote de grande classe. Il remporta la Coupe Michelin 1923-1924, et en compagnie de Henri LEMAÎTRE, exécuta du 3 février au 24 mars 1925, le voyage Paris-Dakar-Tombouctou-Paris en 90 heures de vol, établissant le record de la plus longue distance en ligne droite sur le parcours Paris-Villa Cisneros, soit 3 166 kilomètres 300.

 

« LE MIROIR des SPORTS » du 9 février 1925

 

« PARIS – DAKAR – TOMBOUCTOU – ALGER – CASABLANCA – PARIS : Quelques impressions de route... » par le capitaine ARRACHART

 

« De PARIS à PARIS, via DAKAR et TOMBOUCTOU » par Henri LEMAÎTRE – PDF imprimable de 108 pages

 

Les 26 et 27 juin 1926, en compagnie de son frère, ARRACHART battit le nouveau record distance en ligne droite en volant de Paris à Bassora, soit 4 305 km. En 1929, du 24 mai au 22 août, Ludovic ARRACHART et le commandant RIGNOT exécutèrent un magnifique voyage de propagande en Extrême–Orient, Paris-Moukden, malgré les conditions atmosphériques particulièrement défavorables pendant la première partie du parcours. Par la suite, il devait accomplir un tour d’Europe de 12 000 km sur Breguet 27, puis le raid Paris-Madagascar en novembre-décembre 1931, avec retour rapide en 6 jours et demi de Madagascar à Marseille sur Farman 190 CV, à moteur Renault 250 CV.

Tel est le très grand pilote qui vient de trouver la mort, au cours du vol d’entraînement pour la Coupe Deutsch. On salue ici sa disparition avec une émotion intense et l’on prie sa famille de recevoir l’expression de nos condoléances les plus vives et les plus sincères.

 

Capitaine ARRACHARD - Le Bourget - 30 décembre 1931

 

Le Bourget 30 décembre 1931 - Arrivée du Capitaine ARRACHARD - Retour de son raid de Madagascar.

De gauche à droite : le mécanicien Puillet, Mr. HUGÉ administrateur des moteurs Renault, le capitaine ARRACHARD, son épouse (Paule Geneviève DELOR)

et le capitaine SAINT-ESTEBAN, représentant du Ministre de l'Air.

 

 

Capitaine Ludovic ARRACHART

 

BIOGRAPHIE :

 

Ludovic Marie René ARRACHART est né le 15 août 1897 à Besançon, fils d’Eugène Gustave Paul ARRACHART, Chef d’Escadron d’Artillerie et chevalier de la Légion d’Honneur et de Marie BOUZON. Il s'engage en octobre 1914 au 35ème d'infanterie, prend part aux combats de Champagne en 1915 et 191 : il est sergent quand il est blessé à Verdun. Après sa guérison, il est appelé à Saint-Cyr et en sort aspirant en janvier 1917. Nommé ensuite sous-lieutenant, il est blessé à nouveau dans les combats de la Meuse ; il est alors déclaré inapte dans l'infanterie.

 

Il demande à entrer dans l'Aviation et du 1er juillet 1917 à l'armistice, il demeure dans celle arme, effectuant des missions d'observation et de réglage de tir, ainsi que des liaisons à très basse altitude.

 

Affecté au 34ème Régiment d’Aviation après la guerre, il passe bientôt à l'Armée du Levant où il reste vingt mois et commande comme lieutenant l'Escadrille d'Alexandrette en Syrie de 1919 à 1922. Il est affecté ensuite au 11ème Corps à Nantes et fait partie de la Commission des essais pratiques, de 1923 à 1925.

 

Le capitaine Arrachart se fait ensuite remarquer par de nombreux raids et compétitions :

·        Il est vainqueur de la Coupe Michelin 1923-1924.

·        Il effectue ensuite, avec le capitaine Henri Lemaître, le voyage Paris-Dakar-Tombouctou-Paris en 90 heures de vol sur un Breguet 19A2, en établissant à l’aller, entre le 3 et le 4 février 1925, le premier record de la plus longue distance en ligne droite sur le parcours Etampes - Villa Cisneros, soit 3 106,3 km.

 

 

Ludovic ARRACHART et Henri LEMAÎTRE

 

Ludovic ARRACHART et Henri LEMAÎTRE

 

 

Lien vers le petit fascicule de Ludovic ARRACHART : « PARIS – DAKAR – TOMBOUCTOU – ALGER – CASABLANCA – DAKAR : Quelques impressions de route... »

Lien vers le récit complet de Henri LEMAÎTRE publié dans le journal « Le Petit Parisien »

Il réalise un tour d’Europe des capitales du 10 au 12 août 1925, accompagné de l’ingénieur Henri Carol de la Sté Lorraine-Dietrich, fabricant des moteurs d’avion Lorraine. En 39 heures de vol et trois étapes, ils parcourent 7 420 kilomètres sur un Potez 25.2 immatriculé F‑AHDC, appelé aussi Potez 25 GR (Grand Raid), biplan biplace de 14 mètres d’envergure pour 46 mètres carrés de surface portante, équipé d’un moteur Lorraine-Dietrich de 12 cylindres en W, pouvant développer une puissance de 480CV en pointe.

·        En compagnie de son frère, il accomplit Paris-Bassorah, les 26 et 27 juin 1926, battant le record de la distance avec 4.305 km.

Lien vers : « Les records de l’aviation française en 1926 »

Du 24 mai au 22 août 1929, Ludovic Arrachart et le commandant Rignot accomplissent le magnifique voyage de propagande : Paris-Moukden.

·        Puis c’est un Tour d'Europe de12 000 km.

·        Enfin Paris-Madagascar, en novembre et décembre 1931, avec retour rapide en 6 jours et demi, Madagascar-Marseille.

 

Mis en congé illimité sur sa demande, Arrachart quitte l'armée, mais il n'abandonne pas pour cela l'aviation et entre dans une des plus anciennes maisons ayant conçu et fabriqué des moteurs d'aviation, les usines Renault.

 

Ayant apprécié comme il convient ses qualités de pilote et surtout ses connaissances techniques, on lui confie la direction de l'important service « Aviation ».

 

Arrachart a une situation de tout repos, mais, désireux de prouver les qualités du matériel mis au point sous sa direction, il n'hésite pas à expérimenter lui-même les nouvelles machines. À l'occasion de la Coupe Deutsch, c'est au cours d'un vol d'entraînement qu'il trouve la mort.

 

Deux records du monde de distance - Officier de la Légion d’Honneur le 21 décembre 1926 - Croix de guerre 5 citations - Croix des TOE.

 

 

Raid Etampes-Dakar - LEMAITRE et ARRACHARD     Raid Etampes - Dakar - LEMAITRE - ARRACHARD

 

Raid Etampes-Dakar - Henri LEMAÎTRE et Ludovic ARRACHART - 1925

 

 

Breguet 19 A2   Les frères ARRACHART   Potez 28

 

BREGUET 19 et POTEZ 28

 

 

Caudron C-360 ou C-362 - 1933 - Coupe Deutsch de la Meurthe

 

CAUDRON C-360 – Coupe Deutsch de la Meurthe 1933

 

 

Coupure de journal BA 122

 

Maisons (Eure et Loir) - Monument Ludovic ARRACHART - 1936

 

1936 – Monument élevé à Maisons à la mémoire de Ludovic ARRACHART

Une sortie dominicale du personnel de la préfecture de Chartres

Julienne CHÉDEVILLE (1914/en vie en 2013) et sa jeune demi-sœur Lucie LAGRANGE (1922/2012)

Photographie provenant des albums familiaux de la famille Bibert-Chédeville

 

Lien vers le site « Aérostèles » : Photographies plus récentes du monument commémoratif à Maisons

 

Lien vers 8 documents d’archives du dossier de Ludovic ARRACHART aux Archives de l’Ordre de la Légion d’Honneur

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

24 janvier 1934 – Mantes (78)

Équipage : Lieutenant SCHUR + 3 sergents (Indemmes)

Appareil indéterminé : 22ème EB

 

 

 

 

 

 

Pas d’article de presse – Photographies de la collection de Vasselot de Régné

 

29 mai 1934 – Terrain de Gaël (35)

Manœuvres de la 3ème Escadrille du 22ème EB

Premier accident

Équipage inconnu, dont sergent Gilbert Henri SCHNEIDER – Radio

LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 (B8)

 

Il semble que seul le sergent Gilbert Henri SCHNEIDER ait eu quelques bosses. L’avion s’est « vautré » à l’atterrissage suite à des turbulences...

 

 

 

 

 

Article de journal BA 122

 

31 mai 1934 – Gévezé (35)

LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3 n°107 (B13) : 22ème EB

Sergent-chef AOUACH – Sous-lieutenant BAILLARD – Sergent-chef MAROT – Sergent-chef CASTETS (indemnes)

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Carnet personnel de Julienne BIBERT   

 

11 juin 1934 – Chartres (28)

(+) Adjudant Octave SIBADE (1) - Adjudant observateur Narcisse RICHARD (2)

(1) Légion d’Honneur, (2) Médaille militaire, à titre posthume

Sergent-chef BOURDIN (légèrement blessé) – Sous-lieutenant Jean GRIMBERT (gravement blessé)

LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3 n° 212 (C13) : GB III/22 - 6ème Escadrille (CAP 115)

A droite, extrait du carnet personnel de Julienne CHÉDEVILLE :

Le C13 était l’avion sur lequel volait d’habitude son ami « Pedro » GONZALÈS, en permission à cette date

 

 

Lien vers : « L’histoire à travers la presse de l’accident du Lioré et Olivier LeO20 n°212 codé « CXIII »

 

 

 

Représentation du vol de nuit d’un bombardier LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3

 

 

 

 

 

Coupure journal BA 122

 

12 juillet 1934 – Sainte-Croix-Hague (50)

Equipage inconnu (indemne)

Appareil indéterminé

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

25 septembre 1934 – Lacanau (33)

(+) Sous-lieutenant observateur LE HUR du 22ème de Chartres en stage à Hourtin et Quartier Maître pilote Guillaume KERGADALLAN

C.A.M. d’Hourtin - Hydravion d’entraînement FBA 17 HE2

 

 

Publié dans Ouest-France du 29 septembre1934

Les obsèques des deux victimes de l'accident d'aviation d'Hourtin

BORDEAUX, 28septembre — Ce matin ont eu lieu à l'hôpital militaire de Talence la levée des corps des victimes de l'accident d'aviation survenu à Hourtin, le 25 courant, et où trouvèrent la mort le lieutenant Le Hur de la 22ème brigade aérienne de Chartres, stagiaire au camp d’Hourtin, et le quartier-maître Kergadallan, du camp d'Hourtin.

Avant que ne s'ébranle le cortège, le capitaine de frégate Daniélou a décore de la Légion d’honneur à titre posthume, le lieutenant Le Hur et de la médaille militaire le quartier-maître Kergadallan. Les honneurs militaires ont été rendus par un détachement du 57ème RA.

Le deuil était conduit pour le lieutenant Le Hur par sa veuve et pour le quartier-maître Kergadallan par son père.

De magnifiques couronnes offertes par la brigade aérienne de Chartres, les officiers et équipages du centre d'Hourtin ornaient les deux corbillards qui se sont dirigés vers l’église de Talence, salués sur leur passage par une foule émue.

Après la messe célébrée par M. le curé de la paroisse qui a donné l'absoute, les deux cercueils ont été placés sur le transept de l'église où le colonel de Vasselot a prononcé un discours célébrant l'héroïsme des victimes, dont la mort endeuille douloureusement le corps aéronautique.

« Leur nom, a-t-il dit, s'ajoute à ceux qui ont tout donné, même leur vie, pour la France et qui font partie d'une race qui a fait preuve d'un héroïsme exemplaire. »

A l'issue de la cérémonie, le corps du lieutenant Le Hur a été dirigé sur Brest et celui du quartier-maître Kergadallan sur Plouha (Côtes-du-Nord).

 

 

 

 

 

 

28 septembre 1934 – Saint-Léonard/Gemignonville (28)

Sergent-chef CATHALA, pilote et sergent VIDAL, mécanicien (blessés)

Appareil indéterminé – Ecole pratique d’Avord

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    

 

28 janvier 1935 – Chartres – Rue de Fresnay (28)

(+) Sergent-chef pilote Noël DRAPIER – Sergent-chef pilote Dominique GIRAUD-MOINE – Mme KERJEAN

Sergent navigateur Gilbert SCHNEIDER – Caporal-chef mitrailleur Maurice ALIVON (blessés)

LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3 n° 324 : GB II/22 - 3ème Escadrille (VB 101)

 

La superbe photographie ci-dessus nous a été aimablement communiquée par M. Yves FORNUNET, rédacteur en Chef de « l’ÉCHO RÉPUBLICAIN », suite à l’article :

« Des avions sur les toits de la ville » qu’il a rédigé et publié le 7 mars 2014 (ouvrir ce lien)

L’empennage de l’appareil avec l’inscription « LeO 20 Bn3 n°14 » sur la dérive (14 : code tactique de l’avion) est parfaitement visible tandis que la combustion de la toile des ailes a laissé apparaître la structure métallique de celles-ci.

 

 

Le sergent-chef GIRAUD-MOINE venant d’être muté en A.O.F., obtint de son commandant d’Escadrille, le capitaine Noir, l’autorisation de faire un dernier vol avec son LeO 20 et ses compagnons de vol habituels. Ce fut bien son dernier vol... (bulletin de l’A.A.A.M.B.A.C n°56)

 

 

Publié dans « LES AILES »(15ème année - n° 712) du 7 février 1935

 

Un bimoteur de la base de Chartres prenait le départ, le 28 janvier, un peu après 16 heures, quand un des moteurs ayant calé, il se mit en perte de vitesse et tomba sur te toit de deux pavillons contigus. Un de ses réservoirs prit feu. Malgré des secours rapides, on eut à déplorer, dans ce tragique accident, la mort des Sergents-chefs Drapier et Giraud-Moine et de Mme Kerjean, habitant l'un des pavillons. Le Sergent Schneider, radiotélégraphiste, et le Caporal-chef Alison, mitrailleur, qui avaient pu sauter de l'avion, furent seulement blessés. Le Général Denain vint aussitôt sur les lieux et prescrivit une enquête. Il décerna la médaille militaire aux Sergents Drapier et Giraud-Moine.

Les obsèques des victimes eurent lieu, le 31 janvier. Le Général Vuillemin, parti de Paris pour y assister, fut victime d'un accident d'auto près d'Ablis. Sa voiture dérapa et se jeta contre un arbre. Le Général blessé dut être ramené au Val-de-Grâce.

 

Article de journal BA 122

 

 

Publié dans « L’AÉRO » n° 1393 : 8 février 1935

 

LE RÉGIMENT « PAS DE CHANCE »

La vérité sur le dernier accident de Chartres

 

« Quel est celui qui n'a pas connu, pendant la guerre, cette bonne ville de Chartres, avec ses divisions d'entraînement logées sur le plateau, quand on s'en venait par la route d'Ablis ?

Chartres, avec son air austère de vieille ville provinciale et le labyrinthe tortueux de ses rues sans joie ; Chartres, avec les tours carrées de sa cathédrale magnifique, point de repère précieux de l'aviation depuis qu'elle est née et qu'elle adopta la Beauce.

Il y a un régiment à Chartres ; on l'a surnommé le régiment « Pas de chance ».

Les avions sont de gros bimoteurs de bombardement d'un type loin d'être récent, il faut bien en convenir ; de gros oiseaux noirs qui bourdonnent la nuit et qui faufilent parmi les étoiles les feux timides de leurs lampes de bouts d'ailes.

Le 28 janvier, à 15 h. 25, l'appareil Lioré 146, de la troisième Escadrille, décollait mais de jour cette fois - pour un vol d'entraînement. Son équipage se composait du sergent-chef Drapier, pilote et chef de bord, du sergent-chef Giraud-Moine, pilote, du sergent Schneider, radio, et du caporal-chef Allivon, mitrailleur.

Une équipe de braves petits, tous « gonflés à bloc ».

Le point fixe des deux moteurs Jupiter 9 A.B. avait été fait normalement, sans révéler le moindre indice de défaillance.

Les deux moteurs en question totalisaient environ 350 heures, dont une trentaine depuis une révision générale par le Parc n° 22.

Les conditions atmosphériques comportaient un vent nord de 50 kilomètres, soufflant irrégulièrement ; la température au sol était de moins 2°

Après le décollage, l'avion se trouvait à 30 mètres d'altitude environ, lorsque le moteur gauche - matricule 4312 - faiblit subitement, baissant brutalement de régime. L'avion vira à gauche de 90°, probablement par suite du manque de traction du moteur gauche, et la situation devint critique du fait que le gros appareil se trouvait à cet instant au-dessus de la ville, située, on le sait, à proximité de l'aérodrome.

Le pilote s'efforça donc de voler avec un seul moteur, continuant tout droit devant lui et cherchant vraisemblablement à atteindre le plateau opposé, qui se trouve de l'autre côté de Chartres et dont les terres de culture s'offraient à un atterrissage de secours.

Seulement, il perdit de la hauteur par suite : 1) de sa faible puissance motrice ; 2) du mauvais temps, et, malgré toute sa science, toute son habileté, tout son héroïsme, l'équipage ne put atteindre le plateau et l'énorme masse s'abattit sur deux maisonnettes situées 42 et 44 rue du Fresnay.

Ce fut le choc terrible, suivi de l'incendie.

Cinquante mètres de plus, l'appareil se posait sans incident.

°°°°°°

Voici donc des précisions sur cette, douloureuse catastrophe qui fut commentée si diversement qu'il importait de rétablir impartialement les faits.

On a déclaré que l'appareil, au décollage, avait heurté les maisons qui bordent l'aérodrome. C’est faux, puisque l'accident s'est produit sur le plateau opposé. On a dit et écrit encore que la défaillance du moteur était dû à une rupture de piston à sa base ; c'est inexact. L'arrêt du moteur de gauche est imputable à un manque d'alimentation dû à l'obstruction du filtre à essence par des impuretés, provenant des pompes et constatées par la commission d'enquête, après l'accident.

De ce côté, il importe qu'une Inspection plus fréquente, plus minutieuse des pompes à essence soit ordonnée dans les formations ; .il faut également une essence de qualité meilleure ; l'eau que contient l'actuel carburant fourni aux Escadrilles attaque l'aluminium à l'intérieur des pompes et forme des dépôts qui bouchent les tuyauteries.

Quant au matériel du régiment de Chartres, parfait il y a quelques années, mais vraiment vétuste en 1935, il est grand temps d'en changer.

Faut-il toutefois qu'on ne donne pas plus mal à nos vaillants équipages militaires, dont l'esprit de sacrifice et de discipline ne doit, quand même pas servir d'holocauste perpétuel à l'autel de la patrie. »

Roger LABRIC

 

Publié dans « L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » du 12 mars 1935

 

Après l'accident d'aviation de la rue de Fresnay à Chartres

 

Par décrets, parus au Journal officiel du 8 mars, la médaille militaire est conférée aux sous-officiers dont les noms suivent, victimes de l’accident du 28 janvier, à Chartres :

1° Au titre de l’armée active

(Contingent spécial)

« SCHNEIDER Gilbert-Henri, sergent à la 22ème Escadre aérienne ; 7 ans de services, 1 blessure en service aérien commandé, 7 ans de bonifications pour services aériens. Titres exceptionnels : sous-officier radio, ancien breveté de la marine, d'une compétence professionnelle exceptionnelle, passionné de son métier, ne négligeant aucune occasion de se perfectionner dans une spécialité où il a rendu les plus grands services, recherchant toutes les occasions do voler ; d'une très belle tenue militaire ; a été gravement blessé dans l'exercice de ses fonctions, au cours d'un service aérien commandé, le 28 janvier 1935. A fait l'admiration de ses chefs par son courage et sa conduite au moment de l’accident. Totalise 447 heures de vol de jour et 114 heures de vol de nuit. »

Né le 23 juillet 1909 à Gerbeviller (Meurthe-et- Moselle)

« ALIVON Maurice-Jean-Marc, caporal-chef de la 22ème Escadre aérienne ; 2 ans de service, 1 blessure en service aérien commandé, 3 ans de bonifications pour services aériens. Titres exceptionnels : jeune mitrailleur, arrivé depuis quelques mois à la 22ème demi-brigade. Plein d’entrain et d’allant, aimant son métier et se perfectionnant sans cesse. Animé du désir de voler le plus souvent possible a donné à ses chefs les plus grands espoirs d’avenir. A été blessé gravement, le 28 janvier 1935, au cours d’un vol commandé. A montré au moment de l’accident beaucoup de courage et de sang-froid. Totalise 130 heures de vol de jour et 10 heures de vol de nuit. »

Né le 23 décembre 1913 à Marseille (Bouches du Rhône)

(Pour prendre rang du 28 janvier 1935, date à laquelle ces militaires ont été décorés au titre de blessés en danger de mort)

2° A titre posthume

« GIRAUD-MOINE Dominique-François-Louis, sergent-chef de la 22ème Escadre aérienne. Pilote très confirmé de jour et de nuit, plein d’énergie et de sang-froid, toujours prêt à voler et rendant les plus grands services à l’Escadrille, possédait la confiance absolue de ses chefs. A trouvé une mort glorieuse, au cours d’un service aérien commandé, le 28 janvier 1935. Totalise 1 020 heures de vol de jour et 87 heures de vol de nuit. »

« DRAPIER Noël-Jean-Baptiste, sergent-chef de la 22ème Escadre aérienne : titulaire du brevet de chef de bord. Navigateur très confirmé de jour et de nuit, plein d’allant, cherchant toujours à voler pour n’importe quelle mission. Sous-officier modeste, mais d’une haute valeur morale et d’une remarquable conscience professionnelle, digne d’être donné en exemple aux jeunes sous-officiers pour ses hautes qualités de connaissance du vol, de cou­rage et de dévouement. A trouvé une mort glorieuse dans l'accomplissement de ses fonctions de chef de bord au cours d'un vol commandé, le 28 janvier 1935. Totalise 577 heures de vol de jour et 160 heures de vol de nuit. »

 

 

 

 

 

Coupure de Journal BA 122

 

4 mars 1935 – Chartres

Capitaine Louis de FONDS LAMOTHE, commandant le GC I/6 (grièvement blessé)

Appareil : LIORÉ ET OLIVER LeO 20 Bn3- NIEUPORT 62 – GC I/6

 

   

 

Commandant de FONDS LAMOTHE – Le Lioré et Olivier LeO20 du commandant de CASTET, garé après l’accident dans un hangar de Chartres

 

 

Le capitaine Louis de FONDS LAMOTHE, commandant du Groupe de Chasse GC I/6, se vit attribuer une citation à l’ordre de l’Armée de l'Air, dont voici le texte publié le 27 juin dans « L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » :

 « De FONDS LAMOTHE (Louis), capitaine de la 6ème Escadre aérienne : pilote de grande valeur dont les brillantes qualités professionnelles ont été particulièrement appréciées au cours des essais des avions de chasse (1). Grièvement blessé dans un accident en service aérien commandé, le 4 mars 1935, a fait l'admiration de tous en montrant les plus beaux sentiments de courage et d'abnégation. Officier de la Légion d’Honneur du 20 juin 1930, 3 citations, 2 blessures, 2 030 heures de vol dont 115 heures de nuit. »

(1) La commande du prototype Dewoitine D.500 (n°01), conçu par l'ingénieur Émile Dewoitine, a été passée le 7 mars 1932. La construction de l'avion se fit à l'atelier « Pasteur » et l’assemblage final dans un hangar de Francazal à Toulouse. Le prototype a volé pour la première fois à Francazal le 18 juin, 1932 aux mains du pilote d'essai MARCEL DORET. En octobre, le Service Technique de l'Aéronautique (STAE) le prit en charge pour mener à bien les essais officiels avec les pilotes LOUIS DE FONDS-LAMOTHE et JACQUES LECARME. Au cours de ces essais qui durèrent plusieurs mois, l'avion atteignit la vitesse de pointe de 372 km/h à 4 750 m.

 

Lien vers : « Le capitaine de FONDS LAMOTHE, sur Nieuport 62, à Vincennes en 1928 »

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

4 avril 1935 – Dancy (Bonneval)

Sergent-chef DUFOUR (légèrement blessé)

NIEUPORT-DELAGE Nid 629 : 6ème EC

 

 

Publié dans « L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » du 5 avril 1935

 

A DANCY

 

Un avion de chasse prend feu à 1 500 mètres d’altitude

 

Le pilote réussit à atterrir avec son parachute

 

Un avion de chasse Nieuport de la base aérienne de Chartres participait jeudi matin à des exercices de tir photographique en compagnie de trois autres appareils. Alors qu’il évoluait à 1 500 mètres d’altitude, au-dessus de la commune de Dancy, près de Bonneval, l’appareil prit feu.

Le pilote, le sergent Maurice DUFOUR, 23 ans, dont la famille habite Chartres, sauta dans le vide avec son parachute et pu atterrir un peu rudement, près du hameau de Gérainville, commune de Pré-Saint-Evroult.

L’avion alla s’écraser à proximité de Massuères, commune de Dancy, où il fut entièrement détruit par le feu.

Le sergent Dufour qui avait été légèrement brûlé aux sourcils et à la jambe fut en outre traîné sur le sol par son parachute ; il se plaint d’une douleur au coude.

Il a pu regagner Chartres en automobile, avec des officiers de la base aérienne de Chartres arrivés peu après l’accident.

Le capitaine de gendarmerie de Châteaudun, l’adjudant PROUTEAU de Bonneval et le gendarme DELAIR se sont rendus sur les lieux et ont recueilli la déposition du pilote.

« Je me trouvais, dit celui-ci, un peu à l’est de Bonneval, opérant un tir photographique lorsque, soudain, je sentis une brûlure au bas de ma combinaison de vol qui avait pris feu. Sans doute par suite d’une conduite d’essence, un retour de flamme avait incendié l’avion. Je quittai aussitôt l’appareil qu’on ne pouvait plus sauver. Sur le sol je fus traîné quelques dizaines de mètres par le vent très violent. L’avion, lui, dérivait vers l’est et se plaquait à terre en explosant quelques kilomètres plus loin »

Les commandants GIGUIER, LONGIN et de la NOUE, de la 22ème Escadre, ont procédé sur place, à une enquête technique. Celle-ci n’a pas permis d’établir exactement l’origine de l’accident.

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

2 mai 1935 – Morancez

(+) Sergent-chef pilote André LAMIELLE

NIEUPORT DELAGE NiD 629 : 6ème EC - GC I/6

Le sergent-chef LAMIELLE est cité comme arrivant à Chartres avec la 1ère Escadrille de Châteauroux en mars 1934 (voir plus haut)

 

 

Publié dans « L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » du 6 mai 1935

 

A CHARTRES

 

Les obsèques du sergent-chef Lamielle

 

Les obsèques du sergent-chef Lamielle qui, on le sait, s'est écrasé, avec son appareil, à Morancez jeudi, ont eu lieu samedi, à 17 heures.

Le Ministre de l’Air s'était fait représenter par le lieutenant-colonel Jeffrier. Assistaient également aux obsèques : MM. le Préfet ; le général Mouchard, commandant la 12ème brigade aérienne ; Minier, maire de Chartres ; le colonel Martin, commandant la base aérienne 122 ; de nombreux officiers, sous-officiers et soldats des corps de la garnison, ainsi qu'une délégation des brigades de gendarmerie de Chartres.

Après l'office le cortège funèbre se dirigea vers la gare, où le commandant Viguier retraça la carrière du sergent-chef et lui adressa un émouvant adieu.

Puis le corps fut chargé en direction de Belfort, où aura lieu l'inhumation.

 

 

Publié dans « L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » du 6 août 1935

 

Hommage Posthume – La médaille militaire au sergent-chef LAMIELLE

 

La médaille militaire est conférée à titre posthume, au sergent-chef André LAMIELLE qui s’écrasa le 2 mai dernier, avec son avion de chasse sur le territoire de la commune de Morancez.

Voici le texte de la citation :

« LAMIELLE (André, Edmond), sergent-chef de la 6ème Escadre aérienne : sous-officier d’élite animé du plus bel esprit de devoir et de sacrifice, pilote de chasse plein d’ardeur, alliant aux plus hautes vertus militaires des aptitudes professionnelles remarquables. Breveté pilote en 1930, il totalisait près de 600 heures de vol. A trouvé la mort en service aérien commandé au cours d’un exercice de combat le 2 mai dernier. A été cité, à titre posthume, à l’ordre de la 2ème région aérienne, par l’application des dispositions de l’instruction su 15 mars 1934 ».

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

4 mai 1935 – Chartres et Villacoublay

Sergent CAPDEVILLE, pilote – Capitaine MOGUET, chef de bord (indemnes)

LIORÉ ET OLIVIER LeO 206

 

 

NOTA 1 : L’avion abordeur était le prototype Wibault 360 Salmson 230 CV ayant à son bord les ingénieurs du corps de l'aéronautique VELLAY et DUFOUR et le mécanicien SAUVAT.

VELLAY : blessure à la face et une cheville brisée. DUFOUR : blessures profondes à la face et main droite blessée. SAUVAT : plaie à la cuisse droite.

« L’intransigeant » du 5 mai 1935

NOTA 2 : Alors adjudant au GB II/35, Gaston CAPDEVILLE trouvera la mort en 1938 en Service Aérien Commandé.

NOTA 3 : Le capitaine MOGUET fut victime d’un second accident, beaucoup plus grave, le 13 juin 1935 (voir plus loin)

NOTA 4 : « L’HUMANITÉ » orchestrait depuis plusieurs années une violente campagne pacifiste en profitant de tous les accidents d’appareils militaires pour réclamer l’arrêt des vols d’entraînement.

NOTA 5 : Pour avoir sauvé l’équipage et leur avion, les deux pilotes furent décorés, lors d’une prise d’armes qui eut lieu le 5 juin 1935 sur la base de Chartres. Voici leurs citations :

 

Publié dans « L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » le 1 juin 1935

A été nommé Officier dans l'ordre de la Légion d'Honneur, avec la citation suivante :

« M. René Moguet, capitaine de la 22ème Escadre aérienne ; 20 ans de services, 8 campagnes, 4 blessures, 1 citation, 22 ans de bonification pour services aériens. Chevalier de la Légion d’Honneur du 16 juin 1920. Titres exceptionnels : ayant eu son avion gravement endommagé à la suite d'une collision au cours d'un vol de nuit, a fait preuve comme chef de bord, de jugement, d’expérience, d’autorité et du plus grand sang-froid. Malgré toutes les difficultés d’un atterrissage délicat, a tenté la manœuvre et réussi à ramener son avion au terrain, sauvant ainsi la vie des cinq membres d’équipage et conservant un matériel précieux. »

 

A été décoré de la médaille militaire :

« M. Gaston Capdeville, sergent de la base aérienne n°122 ; 9 ans de services, 12 ans de bonifications pour services aériens. Titres exceptionnels : à la suite d’une collision au cours d’un vol de nuit, a fait preuve des plus magnifiques qualités de courage, de sang-froid et de discipline. A réussi à ramener son avion au terrain grâce à son exceptionnelle maîtrise de pilote, sauvant ainsi la vie des cinq membres d’équipage et conservant un matériel précieux. »

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

23 mai 1935 – La Chapelle-Huon (72)

Sergent-pilote DESCHODT, lieutenant FOUCHER, chef de bord, sergent mitrailleur ROBIN, sergent mécanicien CLÉMENT (indemnes)

LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3 n° 29 (C9) : GB I/22 - 1ère Escadrille (VB 109)

 

 

Publié dans « L’OUEST ECLAIR » du 24 mai 1935 :

 

PRIS DANS LA TEMPÊTE, UN AVION DE BOMBARDEMENT DE CHARTRES EST PLAQUÉ AU SOL PRÈS DE LA CHAPELLE-HUON

L'équipage est indemne

 

LA CHAPELLE-HUON, 23 mai (De notre envoyé spécial). — Un accident d'aviation, qui fort heureusement ne se termine que par des dégâts matériels, s'est produit cette nuit, vers une heure et demie, sur le territoire de la commune de la Chapelle-Huon. Voici les faits.

Trois avions Lioré, bimoteurs, 420 CV - type Jupiter, appartenant à la 1ère compagnie de la 22ème Escadre aérienne de Chartres, avaient quitté l'aérodrome de cette ville vers 17 heures. Ils devaient effectuer un certain nombre d'heures de vol de nuit, sur le parcours Chartres-Tours et Chartres.

A 22h 30 les trois avions se posaient à l'aérodrome de Tours. Ils devaient repartir peu après, pour survoler à nouveau Chartres.

Un peu après 22 heures, un vent très violent s'était levé et les trois appareils, pris dans la tourmente, devaient naviguer en pleine tempête, dans un temps bouché : en effet, en plus du vent, un brouillard assez épais masquait le sol.

Vers minuit, les trois avions croisaient, au-dessus de Saint-Calais, cherchant à repérer leur emplacement exact. Deux d'entre eux poursuivirent leur route vers le Nord.

Le Lioré C-9, ayant comme chef de bord le lieutenant FOUCHER, accompagné du sergent-pilote DESCHODT, le, chercha à se poser. L'équipage lança une première bombe éclairante, qui tomba dans la forêt de la Pierre, sur les terrains appartenant à M. le marquis de Pontoy sur le territoire de la commune de Couvrecieux.

Une seconde bombe fut lancée au-dessus d'Ecorpain, une troisième enfin au-dessus d'Evaillé.

Les champs situés à flanc de coteau n'offraient, malheureusement qu'un médiocre terrain d'atterrissage.

L'équipage du C-9 ne disposant plus que d'une seule bombe éclairante, et la provision d'essence diminuant, décida de jouer son va-tout.

L'appareil venait de survoler la gare de Bessé-sur-Braye et se trouvait au-dessus de la ferme des Saules, entre le coteau de la Paturière et la petite route de la Chapelle-Huon. On jeta la dernière bombe de magnésium qui découvrit un fond bien dégagé, au sommet d'une colline, en bordure de la route de Bessé.

Le sergent DESCHODT, le pilote, essaya d'atterrir ; mais en arrivant au sol, l'appareil fut durement plaqué. Le train d'atterrissage s'enfonça et se brisa. Le moteur, du côté droit, fut détaché de sa cellule, qui se brisa. Par un hasard vraiment extraordinaire, le lourd appareil, qui ne pèse pas moins de cinq tonnes, après avoir effectué un cheval de bois, s'immobilisa sans dommage pour l'équipage, qui est indemne.

Le lieutenant FOUCHER qui commandait le C-9, avait, fermé le robinet d'arrivée d'essence et l'on évita de justesse l'incendie grâce à sa présence d'esprit. En effet, les fusées éclairantes, situées sous les ailes, n'étaient pas encore entièrement consumées au moment de l'atterrissage.

L'appareil, — il est inutile de le dire, — est à peu près inutilisable.

Le lieutenant FOUCHER avisa immédiatement la base aérienne de Chartres de l'accident survenu, ainsi que l'aérodrome de Tours.

La gendarmerie de Bessé-sur-Braye, sous les ordres du chef SARRAZIN, prit immédiatement toutes les dispositions pour faire garder l'appareil, tombé dans les champs appartenant à M. Dufournier, de Bessé-sur-Braye.

Le lieutenant FOUCHER, le sergent DESCHODT, le sergent ROBIN et le sergent CLEMENT peuvent se féliciter de l'avoir échappé belle.

 

CE QUE NOUS DIT M. PALLUAU, UN TÉMOIN DE L'ACCIDENT

Le premier qui constata l'accident, ce fut M. Maxime PALLUAU, 30 ans, de Besse en Braye. Voici le récit qu’il voulut bien nous faire :

 « J'étais de service à la gare de Bessé vers 1h 20 quand j'entendis le ronronnement puissant d'un avion. Je distinguais bien ses feux de position. Il volait assez bas. Soudain, il lança une fusée éclairante, qui illumina le paysage. Je le vis décrire un cercle autour de la fusée, se rapprocher du sol puis disparaître derrière la colline. Vous savez le reste. »

Dans la matinée, nous avons remarqué sur les lieux, en dehors des gendarmes de Bessé-sur-Braye et de l'équipage du Lioré, M. Mulot, maire de la Chapelle-Huon, M. Durand, régisseur des propriétés de M. Dufournier ; M. Lecomte et de nombreux curieux.

Des équipes seront envoyées de Chartres et de Tours pour procéder à l'enlèvement de l'appareil.

 

UN COMMENCEMENT D'INCENDIE

L'une des bombes de magnésium fut, nous l'avons dit, lancée au-dessus de la forêt de La Pierre. Un commencement d'incendie se déclara.

Les pompiers de St-Calais alertés, se rendirent immédiatement sur les lieux, sous les ordres de M. Barbier, leur sympathique capitaine. Ils purent se rendre maîtres très rapidement du sinistre qui, sans leur prompte intervention, aurait pris de grandes proportions, en raison du vent violent qui soufflait.

 

LES DEUX AUTRES APPAREILS SE POSENT À NOGENT-LE-ROTROU

Pendant ce temps, les deux autres Lioré qui accompagnaient l'appareil du lieutenant FOUCHER continuaient leur route et volaient jusqu'au petit jour. Au matin, ils survolaient la ville de Nogent-le-Rotrou. Leur provision d'essence étant épuisée, ils durent se poser. Les deux appareils ont été endommagés à l'atterrissage. Aucun des passagers n'a été blessé (Voir photographies ci-dessous)

 

 

Précisions dans « L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » du 25 mai 1935

 

... L'un des avions atterrit dans les prés de la Chênellière, l’autre à 500 mètres de là, à proximité du passage à niveau 61 de la ligne Paris-Brest et à 3 kilomètres de Nogent. Plaqués eux aussi par le cent, les avions eurent l’extrémité d’une de leurs ailes avariée. Ils heurtèrent également une haie, mais les huit occupants furent sains et saufs.

Les équipages étaient composés comme suit :

1) Sergent-pilote WITZGALL, capitaine MOKEL (chef de la mission), sergent RIDART et LE GOFF,

2) Sergent-chef GRANDJEAN, adjudant-chef BROCARD, sergents BOLTRAUP et BERTRAND.

Le gardien du passage à niveau offrit aux aviateurs un café réconfortant et l'autorité militaire immédiatement prévenue de l’heureuse issue de cette nuit fertile en incident.

 

 

Lioré er Olivier LéO 20 - Nogent le Rotrou
    Lioré et Olivier LéO 20 - Nogent le Rotrou

 

23 mai 1935 – Nogent-le Rotrou (28) - Ferme de la Chênellière, près de la voie ferrée

Équipage indéterminée

Deux LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3 : GB I/22 – 1ère Escadrille (VB 109)

Sans doute le C2 à gauche

 

Atterrissage de nuit en campagne – Légers dégâts

Extrait de : « Ballons et Avions dans le Perche » de Claude et Gwénaëlle Hamelin – Fédération des amis du Perche

 

 

 

 

 

 

 

13 juin 1935 – Reims (51)

(+) Sergent-chef pilote Raymond BARNAULT et capitaine René MOGUET (blessé)

LIORÉ ET OLIVIER 206 : 22ème RA de Chartres

 

Dans cet appareil se trouvait également le sergent mécanicien René POUJOL, qui, bien que blessé, porta courageusement secours à son chef de bord, et qui devait être tué deux mois plus tard dans l’accident de l’Amiot 143 n°1 du 16 septembre 1935 à Chartres (voir plus bas).

 

Poifil du quadrimoteur Lioré & Olivier 206

 

LIORÉ ET OLIVIER LeO 206 – Evolution « quadrimoteur » du LeO 20

 

 

Publié dans le journal local « L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » du 19 juin 1935

 

L'ACCIDENT D'AVIATION DE REIMS-COURCY

 

« Voici des détails complémentaires sur le tragique accident d'aviation qui eut pour théâtre le terrain de Courcy, près de Reims, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Il était environ 23h 50.

Le poste chargé de la surveillance des vols de nuit eut son attention attirée soudain par une explosion, suivie immédiatement de la lueur à fleur de sol et à quelque cinq cents mètres de la limite du terrain d'atterrissage d'une fusée lumineuse.

Des ordres furent aussitôt donnés et une équipe se rendit sur les lieux.

On pensait tout d'abord qu'il s'agissait de la manœuvre d'un avion de la base, en mal d'atterrissage, dont le pilote avait lâché la bombe éclairante de secours.

Mais il fallut bientôt se rendre à l'évidence et constater qu'on se trouvait en présence d'une véritable catastrophe.

Voici ce qui s'était produit : Un quadrimoteur de bombardement de la 22ème Escadre aérienne, dont la base est à Chartres, avait quitté cette ville dans la soirée de jeudi à l'effet de satisfaire à l'épreuve semestrielle, imposant de 500 à 600 kilomètres de vol.

L'appareil était monté par cinq aviateurs, dont deux pilotes ; le capitaine Moguet et le sous-officier Barnault Raymond, qu'accompagnaient un sous-lieutenant et deux sous-officiers.

Pour se faire contrôler à son passage à Reims, l'équipage entreprit d'atterrir sur le terrain de Courcy. Fut-il trompé par les lumières, rasa-t-il le sol bien avant les limites ?. Nul ne peut se prononcer encore.

Ce qui est établi, c’est que le lourd appareil entra soudain en collision avec un pylône de la ligne à haute tension de la S.P.D.E., laquelle passe à 500 mètres environ du terrain.

Le choc fut terrible. De l’amas de ferrailles tordues, parmi les haubans enchevêtrés et les empilages accumulés, des plaintes s’élevèrent dans la nuit. Fort heureusement, le courant de la ligne à haute tension était coupé, ce qui évita l’incendie.

Mais la fusée éclairante que tout appareil porte sous lui lors des vols de nuit, avait éclaté au contact avec le sol et sa lueur jetait de sinistres reflets sur les débris de l’avion ?

Trois passagers sortirent à grand peine de la cabine défoncée : un sous-lieutenant et deux sous-officiers.

Il restait deux hommes sous les débris de l’appareil et les sauveteurs entreprirent aussitôt de les dégager.

Hélas, le sergent-chef Raymond-Charles Barnault, né le 2 septembre 1908 à Viry-Châtillon, canton de Longjumeau (Seine-et-Oise), le crâne fracturé avait été tué sur le coup.

Le capitaine Moguet de la 22ème Escadre fut retiré sérieusement blessé. Transporté d’urgence à l’hôpital militaire de Reims, on constata une triple fracture du bras, une fracture de la cuisse et plusieurs côtes enfoncées.

Les trois autres membres de l’équipage, peu grièvement blessés, ont pu regagner Chartres, après avoir reçu les soins nécessaires.

La famille du sergent-chef Barnault et celle du capitaine Moguet furent prévenues...

... Dans l’après-midi, le colonel Davet, chef de cabinet du ministre de l’air, arrivait à l’hôpital militaire et accrochait sur la poitrine du malheureux Barnault la médaille militaire, en présence d’un grand nombre d’officiers des 22ème et 12ème Escadres.

Sergent de carrière, Raymond Barnault était titulaire du brevet de mitrailleur et du brevet de pilote d’avion.

Les obsèques du sergent Barnault

Les officiers, sous-officiers et hommes de troupe ont rendu un émouvant hommage à leur infortuné camarade.

La levée du corps eut lieu à 14h 40 à la morgue de l’hôpital civil.

M. Fournier, sous-préfet, y assistait aux côtés du général Duseigneur, commandant de la 12ème Brigade aérienne ; le colonel Martin, commandant la 22ème Brigade aérienne de Chartres ; le commandant de Castets, chef de Groupe du défunt ; le capitaine Massuet, représentant le général Villemont, commandant d’armes, etc.

Le cortège se dirigea ensuite vers la gare et gagna la cour de la grande vitesse où le cercueil fut déposé dabs un fourgon.

Mais, avant que les portes de celui-ci ne se referment, le commandant de Castets prononça, sous la pluie qui tombait à verse et tandis qu’un piquet d’honneur présentait les armes, l’éloge funèbre du défunt.

L’inhumation a eu lieu ce matin lundi à Argenteuil (S-et-O). »

 

 

Publié dans « L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » du 20 juin 1935

 

LES OBSÈQUES DU SERGENT AVIATEUR BARNAULT, MORT ACCIDENTELLEMENT A REIMS ONT EU LIEU A ARGENTEUIL

 

« On a célébré lundi matin à Argenteuil, les obsèques du sergent aviateur Raymond BARNAULT, de la 22ème Brigade de Chartres, mort accidentellement à Reims, au cours d’un vol de nuit le 13 juin courant. Un long cortège, parmi lequel on remarquait des officiers généraux et des sous-officiers appartenant aux centres de Chartres et de Reims, a accompagné jusqu’au cimetière la dépouille mortelle du jeune aviateur. »

 

°°°°°°

 

Le capitaine MOGUET se vit attribuer une nouvelle citation, dont voici le texte publié le 27 juin dans « l’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR » :

« MOGUET René, capitaine, de la 22ème Escadre aérienne : chef d'Escadrille qui donne en toutes circonstances le plus bel exemple d'ardeur et de sentiment du devoir. Dans la nuit du 13 au 14 juin 1935, a encore fait preuve de qualités exceptionnelles d'énergie et de sang-froid. Bien que grièvement blessé, a réussi à se dégager des débris de l'avion pour remplir son rôle de chef de bord en dirigeant personnellement les secours et en tentant de sauver le pilote, malgré des dangers d'incendie immédiats. Officier de la Légion d’honneur du 24 mai 1935, 4 citations, 5 blessures, 1 960 heures de vol dont 236 heures de nuit. »

 

 

 

 

 

 

23 juillet 1935 – Chartres

(+) Sergent mitrailleur jacques DERLY

LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3 -22ème RA de Chartres

Equipage : Lieutenant DE RUGY, sergent PETIT, GIBIER et FOUSSARD

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

16 septembre 1935 - Champhol (28)

Lieutenant pilote Jean PÉCHIN (+) - Sergent mécanicien René POUJOL (+) – Sergent mitrailleur Julien DESCOUS (+) – Mme DESCOUS (+) – c/c Georges BARRON (grièvement blessé)

AMIOT 143Bn5 n°1 : GB I/22 – 1ère Escadrille (VB 109)

Appareil bimoteur contrairement à ce qui est dit dans l’article de presse

 

 

Cet accident concerne l’un des tous premiers et nouveaux appareils AMIOT 143 affectés à Chartres et qui n’avait à ce moment que 125 heures de fonctionnement. Le rapport officiel de l’accident établira les faits suivants :

Après un point fixe devant le hangar de l'Escadrille, l'Amiot 143 n°1 piloté par le lieutenant Péchin (223 heures de vol), avec le sgt mitrailleur Descous et le c/c mécanicien Barron, traverse le terrain en direction de l'emplacement du starter, mais à 250 m de celui-ci, le moteur gauche s'arrête. Le sgt mécanicien Poujol monte alors à bord pour réparer le moteur récalcitrant et réussit à le remettre en marche. L'appareil décolle normalement face au sud-ouest. Des claquements se font entendre et des flocons de fumée blanche s'échappent du moteur gauche à 50 m d'altitude lors du passage de bordure de piste. L'appareil continue à voler, queue basse, jusqu'à la route d'Ablis puis vire à gauche pour se mettre en vent arrière. Le vent est fort en sud-sud-ouest et souffle avec des rafales de 40 km/h. Le lt Péchin cherche à regagner le terrain. Arrivé à la lisière sud-est du terrain, il amorce un nouveau virage à plat à 10 m du sol mais l'appareil est en perte de vitesse et se retrouve à la limite du décrochage. Le contact avec le sol est violent. L'aile droite touche le sol à 250 m des balises, la roue droite ripe fortement puis se déjante, le train principal droit se brise alors. L'appareil rebondit après le choc avant de retomber sur le sol avec l'atterrisseur gauche puis il s'écrase. Au contact du sol, le réservoir du bord d'attaque gauche éclate puis prend feu. Le brasier se propage ensuite à l'arrière de l'appareil. Le c/c Barron s'extirpe rapidement de la carlingue. Le sgt Poujol est tué sur le coup tandis que les trois autres membres de l'équipage sont grièvement brûlés. Ils sont transportés en ambulance à l'hôpital de Chartres mais le lt Péchin et le sgt Descous décèdent respectivement à 19h 30 et 20h 00. Le c/c Barron, brûlé au visage et aux mains, survit à ses blessures. Pour le lt Péchin, c'était le 7ème vol comme pilote sur Amiot 143 depuis le 20 août 1935. Les moteurs seront jugés récupérables puis envoyés en révision.

Le général Denain, Ministre de l’Air, qui se rendit à Chartres avec le colonel de Vitrolles, décerna la médaille militaire aux sgt Poujol, Descous et au C/C Baron et remit la Croix de la Légion d'honneur à titre posthume au lt Péchin.

D’après : « L’Amiot 143 » de Jérôme Ribeiro et Michel Ledet (« Lela Presse » – 09/2013)

 

 

Lien vers deux articles de « L’INDÉPENDANT D’EURE ET LOIR », septembre et octobre 1935

 

A Chartres, l’émotion suscitée par cet accident qui touchait un gros appareil de bombardement « moderne » fut très forte. Après la terrible série noire de 1934, et l’accident de janvier dans lequel une « civile » avait été tuée au sol, c’était en effet la seconde fois au cours de l’année 1935 qu’une femme était la victime, même indirectement, de l’aviation militaire chartraine. La lecture des différents articles que le journal local « l’Indépendant d’Eure et Loir » consacra à cet accident est donc particulièrement instructive...  (voir lien ci-dessus).

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

8 octobre 1935 – Champseru

Sergent LE GLOAN (légèrement blessé)

NIEUPORT-DELAGE NiD 629C1 – 6ème Escadre

 

Le sergent Le Gloan qui se livrait vers 16h 45 à des exercices acrobatiques a fait une chute dans un champ labouré. Le choc fut d’une extrême violence mais par bonheur le pilote se retrouva presque indemne au milieu des débris de son avion éparpillés sur une centaine de mètres. A l’hôpital de Chartres, le docteur de Fourmestraux lui prodigua les premiers soins, mais il ne portait qu’une coupure à la lèvre inférieure et des écorchures au nez et aux mains. Trompé par la pluie et la brume, le pilote s’était cru à une altitude supérieure. Il y a quelque temps, le sergent Le Gloan s’était tiré indemne d’un spectaculaire accident de voiture automobile ; son véhicule avait capoté et effectué plusieurs tours sur elle-même.

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

19 octobre 1935 – Prunay-le-Gillon

Caporal-Chef LEROUX (légèrement blessé)

NIEUPORT-DELAGE NiD 629C1

 

Le caporal-chef Leroux, domicilié à Chartres, a fait un atterrissage brusque près de la ferme d’Augerville et son avion s’est retourné. Une perte de vitesse s’est produite alors que le pilote, s’étant aperçu d’un fonctionnement défectueux de son moteur, s’efforçait de prendre le terrain face au vent. Il put se dégager seul. Des cultivateurs et des bergers se sont portés à son secours et l’ont conduit à la ferme d’Augerville où son gérant, Monsieur Gréau lui soigna une blessure peu grave au front.

 

 

 

 

 

 

6 février 1936 – Chartres

 (+) adjudant-chef BONNET

NIEUPORT-DELAGE NiD 629 : 6ème EC

 

 

L’adjudant-chef BONNET qui devait effectuer le dernier vol de sa carrière, le jour de son départ en retraite, est atteint par l’hélice de son Nieuport au moment d’accéder au poste de pilotage. Il est opéré d’urgence par le docteur De FOURMESTRAUX. Dans la soirée, le préfet, M. CAILLET, et son chef de cabinet se sont rendus à l’hôpital pour prendre des nouvelles de la victime qui est décédée un peu plus tard.

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

27 mars 1936 – Champhol (28)

LIORÉ ET OLIVIER LeO 20 Bn3 n°126 : GB II/22 - 3ème Escadrille (VB 101)

Lieutenant Pierre POUYADE, sergent Marcel BLANCHARD, Emile MOURET, Etienne SAN JUAN (indemnes)

NIEUPORT-DELAGE NiD 629C1 n°705 – 2ème Groupe

NIEUPORT-DELAGE NiD 629C1 n°713 – 2ème Groupe

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

28 juillet 1936 – Aunay-sous Auneau (28)

(+) Sergent pilote Fernand BRANDEBOURG – Sergent pilote Maurice CANNIONCQ – Sergent mitrailleur Mathieu COCHAT – Caporal-chef mitrailleur François BODENEZ

Sous-lieutenant BAUDOUIN (sauf)

AMIOT 143Bn5 n°26 : 22ème EB – 1er Groupe

 

 

Publié dans « Le PETIT PARISIEN » du 29 juillet 1936

 

UN AVION MILITAIRE S'ÉCRASE AU SOL.

Naviguant dans un nuage géant au-dessus de la région de Chartres, le pilote avait perdu le contrôle de son appareil

LE PILOTE EST TUÉ SUR LE COUP AINSI QUE TROIS DE SES COMPAGNONS

Le chef de bord - un sous-lieutenant de vingt-trois ans - projeté hors de l'appareil fut sauvé par son parachute

 

Coupure de journal BA 122

 

Un bel avion. Cinq jeunes hommes. Le ciel.

Une heure plus tard, à Aunay-sous-Auneau, dans un champ de maïs détrempé par la pluie, quatre corps broyés, un oiseau sans vie, et plus loin, douloureux, un rescapé qui traîne derrière lui le parachute ouvert par miracle grâce à quoi la mort dut lâcher cette dernière proie, qu'elle croyait bien tenir.

L'avion de bombardement, qui appartient au 1er Groupe de la 22ème Escadre, a quitté dans la matinée la base aérienne 122, à Chartres. L'appareil est monté par cinq hommes. Le chef de bord est le sous-lieutenant Baudoin. Le sergent-pilote Brandebourg est aux commandes, assisté du second pilot, le sergent Cannioncq. Dans la carlingue il y a encore le sergent mitrailleur Cauchat et le caporal-chef Bodenez, mécanicien.

La mission de l'équipage est simple. Après la croisière à laquelle l'avion a pris part récemment en Afrique du Nord, ses moteurs ont été révisés, et il s'agit d'achever leur rodage. L'appareil devra donc atteindre l'altitude de 4 000 mètres en essayant les moteurs à tous leurs régimes.

CROISEUR DE L'AIR

C'est un beau croiseur de l'air d'un modèle récent — il est en service depuis un an — et ses navigateurs sont pleins de mérite. Le brillant chef de la 22ème Escadre a confiance en eux.

- Et pourtant me dira le colonel Martin dont une mélancolie poignante ternit le regard bleu, pourtant quatre d'entre aux ne devaient pas revenir.

Cependant que le capitaine Noir poursuit secrètement son enquête, le Colonel consent à me livrer de cette enquête les premiers résultats.

Ce ne sont que des hypothèses, mais elles sont vraisemblables, et celui qui pourrait les démentir, ajoute-t-il avec tristesse ne parlera plus. Nous croyons donc que l'appareil, parvenu à une altitude de 3 500 mètres est entré dans un nuage de grain. Pour éviter ce nuage, le pilote a considérablement accélère, et une « ressource » violente s'est produite. Brandebourg a consulté alors la planche « spéri » qui est la planche de bord pour le pilotage sans visibilité. La bande d’horizon artificiel devant laquelle l’avion se déplace, avait basculé. Plus d’horizon. Plus de contrôle. C’est alors que le drame commença.

De ce drame, le survivant nous décrira le déroulement effroyable. À la douleur physique qui harcèle sa chair s'unissent les angoisses morales d'un chef qui est encore vivant quand ses hommes ont péri. Un chef de vingt-trois ans...

Le sous-lieutenant Baudoin, officier de réserve, que son nouveau métier a si fortement conquis qu'il il songea à. ne le point quitter, n’a pourtant aucun reproche à se faire. N’évoquons pas encore, une fois de plus la fatalité. Mais reconnaissons encore combien l'homme est fragile et promis aux coups les plus rudes quand il ose affronter le ciel.

Le chef de bord est à son poste tout à l'avant. L'avion, enseveli par les nuages, vient de se perdre dans une opacité glacée. Déjà le givre envahit la carlingue. Une neige vaporeuse recouvre la paroi, farde à frimas le visage des hommes. Dana la clameur métallique des moteurs, la voix du sergent Brandeburg arrive aux oreilles de non chef

- C'est fini... Je n'ai plus le contrôle de l'appareil...

Que va faire le sous-lieutenant Baudoin ?

- Je n'ai pas hésité un quart de seconde. J'ai crié à mon équipage « Aux parachutes, tous ! ... Alors...

 Alors l'avion n'était déjà plus entre les mains de son pilote qu'un jouet indocile.

- J'ai vu mes malheureux compagnons, au moment où l'appareil se mettait en vrille, projetés par ta force centrifuge contre la carlingue et hors d'état d'exécuter la manœuvre. Une puissance irrésistible m'a saisi moi-même, m'a secoué, m'a lancé don le vide. J'ai perdu connaissance.

Ici le miracle commence. Le miracle qui a sauvé le sous-lieutenant Baudoin.

- Mon parachute qui ne s’ouvrait pas automatiquement, était resté plié. Je devais m'écraser au sol. Or un bruit formidable me tira de mon évanouissement. L’avion venait de s'effondrer au-dessous de mol. Je repris conscience à demi et instinctivement ouvris le parachute. Mes yeux se fermèrent à nouveau. Je ne revins la réalité qu'en prenant contact à mon tour avec le sol.

Et quelle réalité, grands dieux !

Non, certes, aucun blâme ne viendra ajouter à l'émoi tragique de ce jeune homme qui se reproche lui-même, avec une sévérité trop exigeante la mort de son équipage et la perte de son vaisseau ailé.

A l'hôpital de Chartres, sur les quatre cercueils voilés d'étendards, fleuris par des mains d'enfants, le général Pujo a déposé quatre médailles militaires.

LES VICTIMES

Voici l’état civil des victimes : sergent pilote Fernand BRANDEBOURG, originaire de Marseille, célibataire ; sergent pilote Maurice CANNIONCQ, vingt-sept ans, originaire de Baches (Nord), demeurant à Lèves, marié, père d'un Bâches enfant, sergent Mathieu CAUCHAT, vingt-cinq ans, originaire de Dessouk (Basse-Egypte), marié, sans enfant (sa femme habite à Marseille) ; caporal-chef mécanicien François BODENEZ, vingt ans, célibataire, originaire de Brest et dont la famille habite Plougastel-Daoulas(Finistère).

Yves DAUTUN

Quelques informations concernant Maurice CANNIONQ

 

Publié dans « Le PETIT PARISIEN » du 30 juillet 1936

Après le tragique accident d'aviation de Chartres

 

Le sergent pilote Fernand Brandebourg qui a péri hier dans l'accident d'aviation était le fils du poète et romancier Albert ERLANDE. Ce dernier, qui fut un magnifique soldat, est mort récemment des suites de ses blessures de guerre.

Citation à l’ordre de l’Armée de l’Air

Brandebourg, sergent de la base aérienne 122.

« Pilote à la première Escadrille de la 22ème Escadre d'Aviation lourde de défense, animé du plus bel enthousiasme pour le travail aérien, totalisait en huit années de service près de 600 heures de vol dont 120 heures de vol de nuit. A trouvé la mort dans l'exécution d'un service aérien commandé, le 28 juillet 1936, en luttant contre les éléments dans son avion désemparé. »

 

 

Journal de marche GC I/6

 

Dans le journal de marche du Groupe de Chasse GC I/6, toute la solidarité entre les

« Bombardiers » et les « Chasseurs » de la base s’exprime par ces quelques lignes...

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

9 septembre 1936 – Boncourt - Commercy (55)

(+) Capitaine pilote Auguste SABLIER (commandant la 2ème Escadrille) – Adjudant pilote René CHAUMÉ

Sergent-chef radio Honoré MASSON – Sergent mitrailleur Albert HUET – Sergent mécanicien PORTIGLIATTI

AMIOT 143Bn5 n° 60 (K14) : 22ème EB – 2ème Escadrille

 

 

Coupure de journal BA 122

 

 

 

 

 

   

 

16 juin 1937 – MARCOUSSIS (91)

+ Adjudant Auguste DELAVAU, pilote, sergent Marcel LE GUELTE, mécanicien au22ème RA de Chartres

Guillemin JG 10 n°1 du CEMA de Villacoublay

 

L'adjudant pilote Auguste DELAVAU et le sergent mécanicien Marcel LE GUELTE du 22ème de Chartres, effectuaient le 16 juin un vol d’essai au sur le biplace de tourisme Guillemin JG 10 n°1 quand une aile de celui-ci se rompit au-dessus de Marcoussis. Ce fut une chute de 400 mètres, sans remède, dans laquelle les deux malheureux trouvèrent la mort.

L'avion qu'ils utilisaient est l'appareil prototype construit chez Blériot en 1930. Ce monoplan était resté pendant deux ans à Buc dans un coin de hangar, exposé à toutes les intempéries. Il avait été transporté ensuite au Centre d’Essais du Matériel Aérien (CEMA) de Villacoublay, il y a environ un an ; après lui avoir fait subir quelques modifications au fuselage et aux empennages, on s'en servait, au Centre, comme avion de servitude ; au cours d'un vol récent, le pilote qui l'utilisait avait constaté des vibrations d'aile qui ne s'étaient jamais produite auparavant. Il semble donc, ainsi que l'enquête qui a été ouverte ne manquera sans doute pas de faire apparaître, que ce malheureux accident résulte de la rupture de l’aile par vétusté de l'appareil.

Un Guillemin sanitaire du même modèle est encore en service au Maroc où il donne depuis six ans toute satisfaction.

L’adjudant DELAVAU, né en Indochine en 1907avait été breveté pilote militaire à Istres en 1932 (n° 23692) et totalisait 1 100 heures de vol dont 162 de nuit. Une citation à l’ordre de l’Armée de l’Air et la médaille militaire lui furent attribuées à titre posthume.

 

 

 

 

 

31 juillet 1937 – Changy (42)

Capitaine de GAILLARD, pilote, sergent PARAGOT, mécanicien et sergent BRUNEL, mitrailleur (indemnes)

LIORÉ et OLIVIER LeO 20Bn3 n° 269 - Escadron d'Entraînement BA122

 

CHANGY (31 juillet 1937) : Le LeO 20 Bn3, n° 269, appartenant à l'Escadron d'Entraînement de la Base aérienne 122 de Chartres, est accidenté lors d'un atterrissage en campagne. Les trois occupants sont indemnes : Capitaine de GAILLARD, pilote, sergent PARAGOT, mécanicien et sergent BRUNEL, mitrailleur (Information SHD non recoupée par un article de presse).

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

5 août 1937 – Lieu-dit « La Petite Plaine » à Saint-Prest (28)

(+) Sergent pilote Marcel ESPY

NIEUPORT-DELAGE NiD 622C1 n° 710 : 6ème EC –GC I/6 - 1ère Escadrille

 

 

 

 

 

 

01/02/1938 - Chartres-Champhol

Lieutenant GUERRIER (indemne) : futur chef de la 6ème Escadrille du GC III/6)

Loire 46C1 n°48 : GC I/6 - 2ème Escadrille

Panne au décollage

Collection Georges Gauthier – Droits réservés

 

 

 

 

 

 

7 mars 1938 – Senainville

Adjudant ODOBEZ (blessé) et sergent FRANCOIS (indemne)

Potez 25A2 n°2390 : 2ème EC

Accidenté en vol de nuit

Collection Georges Gauthier – Droits réservés

 

Alfred ODOBEZ, né le 25/03/1907 à Valdoie dans le territoire de Belfort, sergent breveté n° 22457 le 29/07/1929 à Istres, est présent en 1933 au 2ème RAC de Strasbourg, puis est affecté à Chartres au GC III/2. Passé par l’École de l’Air, il est sous-lieutenant au C.I.C de Chartres fin 1940 et remplace le lieutenant PISSOTE fin mars 1940 comme commandant de la 2ème Escadrille du C.I.C. Il terminera sa carrière militaire comme commandant. Il est décédé à Roquebrune-Cap-Martin le 11/07/1994.

 

 

 

 

 

   

 

Coupure de journal BA 122

 

4 avril 1938 – Auneau (28)

Sergent-chef GAUDON et sergent D’ELBÉE (blessés)

NIEUPORT-DELAGE NiD 629C1 n° 702 et 698 : 6ème EC

 

 

Publié dans la presse locale :

 

DEUX AVIONS DE CHASSE DE L'AÉRODROME DE CHARTRES ENTRENT EN COLLISION EN PLEIN VOL

LES DEUX PILOTES SONT SAUVÉS PAR LEUR PARACHUTE

 

Un accident d'aviation, qui aurait pu faire deux victimes mais qui ne causa heureusement que des dégâts matériels, d'ailleurs importants, puisque deux appareils de chasse de la 6ème Escadre aérienne de Chartres, furent complètement brisés, s'est produit hier lundi, vers 15 heures, au Gué-de-Longroi.

Vers 15 heures, deux avions monoplaces, pilotés par le sergent-chef Gaudon et le sergent d'Elbée, qui survolaient cette commune en effectuant des exercices de tir à la mitrailleuse photographique, entrèrent en collision.

L'un d'eux eut son train d'atterrissage arraché. Les ailes, étant attachées à ce train par des tendeurs, se disloquèrent et l'un des pilotes fut un instant coincé sur son siège. Mais il put se dégager tandis que l'avion piquait vers le soi et faire usage de son parachute.

Son camarade sauta également et tous deux atterrirent sans blessure.

Les deux avions s'écrasèrent dans à un champ à deux kilomètres au sud du Gué-de-Longroi. Tous deux sont réduits en miettes. Les gendarmes d'Auneau et de Chartres se sont rendus sur les lieux.

 

 

 

 

 

Capitaine Jean ALEXANDRE - Dewoitine 501  

 

13 avril 1938 – Sainte-Maure de Touraine (37)

Capitaine Jean ALEXANDRE (blessé)

DEWOITINE D.501C1 n° 247 : 2ème EC - 4ème Escadrille

 

Le capitaine Jean ALEXANDRE a commandé la 4ème Escadrille du GC II/2 pendant la campagne de France jusqu’au 11 juin 1940, date à laquelle il est passé à l’État-major du Groupe. Affecté ensuite à l’État-major du GC II/1 au Luc (commandant BENSON), il est mis en congé d’armistice en novembre 1942 lors de l’occupation de la zone libre.

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

13 avril 1938 – Flacey (28)

(+) Sergent-chef Fernand CAYOL

DEWOITINE D.501C1 n° 59 : 2ème EC - 3ème Escadrille

 

 

Le sergent CAYOL pilotait l’appareil codé « 5 » de la 3ème Escadrille (disque noir, griffon rouge niveau poste de pilotage côté gauche). Il a tenté d’effectuer un atterrissage en campagne suite à une panne moteur et s'est écrasé à 16h 15 à 6km de Bonneval (commune de Flacey).

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

10 mai 1938 – Voves (28)

(+) Sergent Jean GUERRE-GENTON et sous-lieutenant Fernand PRÉVOST

DEWOITINE D.501C1 n° 39 et DEWOITINE D.501C1 n° 140 : 2ème EC - 4ème Escadrille

 

 

   

 

Les restes du Dewoitine 500 du sergent GUERRE-GENTON

 

 

Les restes calcinés du Dewoitine 500 du lieutenant PRÉVOST

Collection Georges Gauthier – Droits réservés

 

Coupure de journal BA 122

 

 

La tribu des GUERRE-GENTON : 13 enfants dont 5 aviateurs !

4) Jean GUERRE-GENTON est né le 03/10/1916 à Saint-Jean de Maurienne (Haute-Savoie), quatrième des 13 enfants de Hippolyte François GUERRE-GENTON et de Marie Adèle RAVIER. Il fut breveté pilote (n° 24804) à l'école Caudron d'Ambérieu le 03/12/1935. Il est cité dans un article de presse dauphinois comme étant basé à Tours en 1936, ce qui est cohérent puisque le GC II/2 s'y trouvait alors stationné avant d'être transféré à Chartres début 1937. Il fût cité à l'ordre de l'Armée de l'Air (JO du 28 mai 1938) : « A trouvé une mort glorieuse en service aérien commandé le 10 mai 1938 » et il reçut la Médaille Militaire à titre posthume en août de la même année.

3) Son frère « Hyppolite » Marius GUERRE-GENTON, troisième de la fratrie, né en 1914, était également pilote, et breveté aussi à l'école Caudron d'Ambérieu le 03/12/1935 (n° 24869). Cité comme étant basé à Châteauroux en 1936 dans l'article de presse évoqué ci-dessus, il devait faire partie de la troisième Escadrille du 3ème EC (SPA 37 « Le Charognard »). On sait en effet qu'il pilotait un Dewoitine 501 de la première Escadrille du GC II/3 à Dijon - où la 3ème EC avait été déplacée en octobre 1936 - quand il fut, coïncidence extraordinaire, impliqué dans les mêmes circonstance et avec des appareils identiques dans une collision de deux chasseurs de cette Escadrille le 31 janvier 1939 : heureusement pour eux, les deux pilotes purent sauter en parachute sans dommage...!!!. On sait qu'après la guerre il fut un temps moniteur à Djibouti et aussi à Chicago, peut-être dans le cadre d'une FTO (Flight Training Organization) reconnue par l'aviation civile... : il est décédé le 12 août 1984.

1) D'après le même article de presse, Emile GUERRE-GENTON, le premier de la fratrie né en 1911, était sergent mécanicien à Bordeaux en 1936. Il fut breveté et admis dans le corps des sous-officiers de carrière au second trimestre 1937 (JO du 5/09/1937). Ill obtint également, mais pour son plaisir, le brevet de pilote civil : n°7509 en date du 30/04/1937 (voir « l’Aérophile » de décembre 1937). Résistant pendant la guerre comme tous ses frères, il eut le malheur d’être pris dans une rafle et envoyé en camp de travail dans la région des Sudètes. Il en revint fort diminué : il est décédé le 30 janvier 1979.

5)  Le cinquième de la fratrie, Marcel GUERRE-GENTON, né le 11/10/1918 était élève mécanicien à Rochefort en 1936 et il semble qu'on retrouve sa trace en 1947 et en 1948 dans des « carnets de vol » comme lieutenant navigateur sur Mosquito au GC I/6. Plus tard on sait qu’il volait à bord de C-47 « Dakota » en Indochine : voir l'ouvrage : « Aviateurs en Indochine » de Patrick Charles RENAUD. Il aurait terminé sa carrière sur la Base du Bourget-du-Lac en 1959 avec le grade de capitaine. Il est décédé le 22 mai 1984.

9) Le neuvième de la fratrie, « Félix » Jorin GUERRE-GENTON, né le 5/02/1926, n'est pas cité dans l'article de presse de 1936 puisqu'il n'avait que 10 ans à cette époque : mais il fit également une brillante carrière dans l'Armée de l'Air, puisqu'il se trouvait en Indochine comme « Fusillier de l'Air », maintes fois décorés, à la même époque que son frère Marcel... : il est toujours en vie en 2016.

( compléments à venir...)

 

 

Tombe du sergent Jean GUERRE-GENTON

 

Plaque sur la tombe de Jean GUERRE-GENTON à Saint-Jean de Maurienne

Collection Jean-Noël Violette – Droits réservés

 

Le sous-lieutenant Fernand Émile Jules PRÉVOST est né le 10/01/1901 à Barlin (Pas de Calais), fils de Pierre François PRÉVOST (ouvrier mineur) et de Colombe RIGAUX. Il s’était marié le 15/03/1924 avec Simone Jeanne DUHAMEL.

Il a été cité à l’ordre de l’Armée de l’Air le (JO du 5 juin 1938) : « Fernand Prévost, sous-lieutenant. Officier pilote aviateur, d'une conscience au-dessus de tout éloge, ayant porté au plus haut point le sentiment du devoir. Malgré plusieurs blessures graves résultats de quatre accidents en service aérien commandé, avait conservé un allant, un enthousiasme, un amour du vol qui, joints à une très grande modestie, faisaient l'admiration de ses chefs, de ses camarades et de ses subordonnés. Grièvement blessé une cinquième fois, le 10 mai 1938, dans une collision d'avions, au cours d'un exercice en vol, a succombé à ses blessures, le 21 mai 1938, après avoir donné pendant dix jours le plus bel exemple de volonté, d'énergie et de résignation dans la souffrance. Pilote de chasse hors de pair, qui totalisait en quinze ans d'aviation 2.600 heures de vol. » Il fut fait Chevalier de la Légion d'honneur par le décret du 12/07/1938 sur rapport du Ministre de l'Air (Voir son dossier de la Légion d’Honneur dans par ce lien : Ministère de la culture - Base Léonore)

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

23 juin 1938 – Chavenay-Villepreux (78)

Sergent SAGET et soldat OPITZ (blessés)

POTEZ 39 A2 n° 722 L 102 : GAO 504

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

 

7 Juillet 1938 – Moulhard près de Brou (40km sud-ouest de Chartres)

Bloch MB 200 Bn4 n°121 de la Base de Tours tombé en panne

Capitaine MONDIN (indemne)

Collection Georges Gauthier – Droits réservés

 

 

Publié dans « LE FIGARO » du 8 juillet 1938

 

TROIS ACCIDENTS D'AVIONS MILITAIRES SE SONT PRODUITS HIER À TOULOUSE, BORDEAUX ET CHARTRES.

Seul, un sous-officier est grièvement blessé.

 

Trois accidents d'avions militaires se sont produits hier, au cours des vols d'entraînement. Seul, un sous-officier a été blessé grièvement. Dans la nuit, près de Toulouse, à Cugnaux, un multiplace Bloch 210, forcé d'atterrir, a capoté. Les cinq hommes d'équipage sont sortis indemnes de l'accident.

A midi trente, un appareil identique de la Base de Bordeaux-Mérignac, contraint également de se poser, est allé heurter un bouquet d'arbres, près de Pessac. Le lieutenant pilote Huet, les sergents Girardin, Dupuch et Polassi ne furent que contusionnés. Il n'en fut pas de même de l'adjudant-chef Arnaud, qui, placé à l'avant de l'avion, fut retiré des débris grièvement blessé.

Enfin, à 14 h: 30, un bimoteur Bloch 200, de la Base de Tours, piloté par le capitaine Mondin, forcé aussi à un atterrissage de fortune, a capoté dans un champ à 4 kilomètres de Moulliard (Eure-et-Loir). De l'avion détruit, l'équipage est heureusement sorti indemne.

Le ministre de l'air ayant décidé que les rapports d'accidents seront désormais publics, nous serons prochainement renseignés sur les causes de cette concomitance d'accidents provoqués par un même matériel. Contentons-nous de signaler que le Bloch 210, chargé lourdement au mètre carré (72 mètres carrés de surface portante pour 9.500 kilos de charge totale, soit 32 kilos au mètre carré), ne possède plus, lorsqu'un de ses moteurs s'arrête, qu'une puissance de 870 CV (moteur Gnome et Rhône K14), insuffisante pour le maintien de l'avion en vol. L'atterrissage devient nécessaire et avec lui naissent tous les aléas.

Ph. R.

 

 

 

 

 

   

 

20 juillet 1938 - Chartres-Champhol

Adj/c François BATTESTI et adj/c Olivier JUSTIN (blessés)

POTEZ 25A2 n°1746 : GMI (Groupement des Moyens d’Instruction)

Collection Georges Gauthier – Droits réservés

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

10 novembre 1938 – Meigneville–Montainville (28)

Sergent-chef Daniel DANSE et Adjudant Marcel RENAUDIE (blessé)

DEWOITINE D.500C1 n°??9 et DEWOITINE D.501C1 n°196 : 2ème EC – 2ème Groupe -3ème Escadrille

 

Extrait du carnet de vol de Marcel RENAUDIE

 

10 novembre 1938 : « Vol interrompu – Accident en vol – Utilisation du parachute »

Comme en témoigne le carnet de vol de Marcel RENAUDIE, ce pilote put reprendre l’entraînement dès le 1er décembre...

... et il totalisait à cette date 1486 heures de vol.

 

 

Adjudant Marcel RENAUDIE

Archives Famille Renaudie

 

A l'entrée en guerre, Marcel RENAUDIE était considéré comme un des meilleurs Chefs de Patrouille de l'Armée de l'Air. Il avait été Champion de Tir au canon de la Chasse Française en 1937 à titre individuel et avec son Escadre.

(Information de M. Jean-Loup Frommer du 21/04/2015)

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

8 février 1939 – Saint-Luperce (28)

Sergent Pierre de BRÉMOND d’ARS (blessé)

NIEUPORT-DELAGE NiD 622 n°102 – GC II/6 - 3ème Escadrille

 

 

 

 

 

 

18 avril 1939 – Chartes « La Glacière »

Adjudant PRADIER et sergent-chef DELAMARRE

POTEZ 63

 

 

 

 

 

 

FIN DE LA PAGE : « ACCIDENTS

 

 

 

 

 

 

La première partie de l’ « HISTOIRE de l’AVIATION à CHARTRES ENTRE les DEUX GUERRES »

est accessible en cliquant sur la bannière ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

 

Pour des renseignements plus approfondis ou spécialisés concernant :

 

- Les unités affectées : Groupes et Escadrilles

- Les avions utilisés

- Les insignes des traditions des différentes Escadrilles

 

cliquez sur la bannière ci-dessous qui ouvre cette autre page :

 

 

 

 

 

 

Haut de page

 

 

 

APPEL AUX HISTORIENS ET AUX COLLECTIONNEURS

 

Tous les documents concernant l’aviation militaire à Chartres entre le deux guerres qui pourraient être en votre possession peuvent être publiés sur cette page.

Merci d’avance pour vos contributions...

Merci aussi de me signaler les inévitables erreurs ou coquilles qui figureraient dans cette page

Réponse assurée.

Lien pour envoyer un message pour faire des remarques ou un document à publier ci-dessous

Eliminer NOSPA M de l’adresse email

 

PIRATAGE DES SITES INTERNET

:( 08/2013 : Cette page ne dépend d’aucun organisme public. Elle est le fruit du long travail de recherche jamais achevé d’un simple passionné, dont le père a été aviateur avant la guerre à Chartres. Elle est régulièrement pillée par des gestionnaires de sites Internet peu scrupuleux : ainsi vont les choses à notre époque, malgré que les lois sur la propriété intellectuelle et les droits sur les images (acquises parfois à des prix très élevés) soient parfaitement claires...

Ce qui est plus surprenant c’est qu’elle le soit aussi par des organismes ayant pignon sur rue, tel par exemple une Association d’Archéologie bien connue, dont le Président nouvellement élu, n’a pas hésité un seul instant avant de présenter en 2013 une conférence en un lieu public, dont la majorité des textes et les images projetées ont été « empruntés » (pour rester poli) à l’auteur de cette page, sans aucune autorisation ni référence, et par des moyens pour le moins discutables. Absolument invraisemblable, mais surtout consternant !

:) 11/2013 : Par contre, la Ville de Chartres a organisé en novembre 2013 une exposition sur l’Aviation Chartraine, où de très nombreuses images originales de cette page ont été présentées, mais au moins son auteur a pu obtenir de la ville - malgré la « mauvaise volonté patente » de l’Élue responsable (pour ne pas dire plus...), qui est bizarrement l’épouse du « conférencier » dont il est fait état ci-dessus, et qui a tout fait pour que ses sources ne soient pas citées - la signature d’un protocole de cession de droits temporaires en bonne et due forme. Je remercie Monsieur le Maire et ses Collaborateurs(trices) directs(tes) d’avoir fait en sorte que mes droits soient respectés « a minima », tout en lui recommandant de bien choisir ses colistiers(ères) pour les prochaines échéances électorales...

:) 03/2014 : ... ce qui a été fait....Merci !

 

ATTENTION !! ATTENTION !!!! à WIKIPEDIA !!!

C’est de pire en pire !!!

Début 2013 une « contribution » a été faite sur « l’Encyclopédie libre en ligne » intitulée :

« Base Aérienne 122 Chartres-Champhol »

….Chartres bombardé en mars 1939 !!! …Les Amiot 143 en 1923 !!!...etc... etc...

Modifiée sans cesse et complétée d’informations partielles et partiales, cette page contient de plus en plus d’imprécisions et de grossières erreurs, le pire étant des « emprunts » sauvages et des références à des sites Internet de fictions ou d’uchronies cités comme sources !!!

L’uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé !!!

Qui plus est, elle a été bien évidemment réalisée en pillant copieusement et sans complexe ces présentes pages, sans les mentionner... Je crois connaître l’énergumène responsable de ce gâchis : c’est sans doute le même individu que celui dont il est fait état plus haut au sujet du piratage de cette page... Et pour être bien sûr qu’on lise sa prose, il multiplie sur Wikipedia les modifications des pages sérieuses consacrées à l’aviation en y multipliant des liens vers ce qu’il a mis en ligne sur celle de Chartres...

A lire avec beaucoup de précautions !!!

 

Page conçue, réalisée, entretenue et complétée régulièrement

par François-Xavier BIBERT

2008 - 2021

Droits réservés

 

FIN DE PAGE